Hollande en Algérie : le grand reniement

Au vue du charisme et du courage politique qui caractérisent notre Président, on n’en attendait pas moins de ses déclarations en Algérie. Un bréviaire tiers-mondiste habituel : fadaises, manichéisme et reniement propre à la gauche occultant que leur figure de référence : François Mitterrand a été un temps une incarnation de ce système injuste dénoncé par son héritier : François Hollande.

La France entièrement coupable, la France discriminante, la France repentante. Voici, ce que François Hollande est venu dire aux algériens. Si il est évident que des injustices et des crimes sont imputables au système colonial et qu’il est tout à fait légitime que les algériens aient combattu pour retrouver la souveraineté sur leur terre; il est moins légitime de dresser une culpabilité collective pesant sur tous les pieds-noirs et par extension à toute la France à travers les âges. N’est-ce pas la gauche qui aime à rappeler qu’il faut combattre les amalgames et les simplifications ? Alors faire peser sur toute une communauté les agissements de certains, n’est-ce pas faire une généralisation? En somme, on applique pour la France, le même mécanisme intellectuel qui est absolument défendu d’avancer pour l’Islam. S’il  est normal de condamner chaque français pour la colonisation alors on peut condamner aussi simplement tous les musulmans pour terrorisme et intolérance. Pourquoi une telle simplification serait exigée et de bon ton pour la première mais totalement exécrable pour la seconde ?

Notre Président qui parle de « système injuste et brutal », de « souffrances infligées au peuple algérien », rappelant que  » la France a manqué à ses valeurs universelles » (des déclarations qui ne sont dénuées de fondements sur quelques aspects), mais si il croit à ce qu’il dit, comment a-t-il pu alors se présenter un temps pendant sa campagne comme l’héritier de François Mitterrand?  Avant que ce dernier se reconvertisse dans les années 80, dans le multiculturalisme, le droit à la différence et le  » touche pas à mon pote », il a été ministre de l’Intérieur puis de la Justice clamant que l’Algérie est et doit rester française, soutenant l’envoi du contingent et condamnant à la guillotine de nombreux patriotes algériens. Il est donc une incarnation de ce « système injuste et brutal ». Un reniement et une imposture auquel la gauche française est désormais passée championne.

Au nom de la repentance, on devrait occulter que la France a consacré 20% de son budget pour l’Algérie dans les années 50. Que de 1958 à 1962, le vice-président de l’Assemblée Nationale n’était autre qu’un algérien : Bachaga Boualem. Que l’armée française était l’une des armées les moins racistes de l’époque où des officiers français jeûnaient même pendant le ramadan en solidarité avec leurs troupes musulmanes. Que la population, comme celles de toutes les colonies, a été multipliée par 4 durant la période de la colonisation (l’accroissement démographique étant l’un des principaux indicateurs de développement). Donc le discours de la métropole uniquement prédatrice et même génocidaire (comme l’avait dit le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan au moment de la question de la loi sur le génocide arménien, négligeant au passage qu’à  cette époque, la Turquie soutenait officiellement la France contre les algériens) ne résiste pas au constat historique. Un constat historique que seraient bien inspirés d’appliquer à eux même les algériens. Il est évident plus simple de rejeter sur la France tous les malheurs de leur pays oubliant que la France n’est pas responsable des atrocités que se sont livrés les algériens entre eux dans les années 90 lors de la guerre civile. Les femmes éventrées, les fœtus crucifiés, les femmes violées pour mœurs non-islamiques, des mains ou nez coupés pour le simple fait de fumer une cigarette sont des exactions auxquelles se sont livrés les islamistes algériens qui ont par la suite bénéficié d’une loi d’amnistie par le Président Bouteflika. De même, la France n’est pas responsable de l’échec de l’Algérie indépendante, du pouvoir confisqué par une caste maintenant dans la misère et le chômage une jeunesse sans avenir; un comble pour un pays si riche. Au fond, la situation ne s’est pas améliorée depuis l’indépendance voire a même empiré.  Le peuple a au moins la satisfaction d’être exploité par leurs propres nationaux arabo-berbères. Mais bon tout devrait s’arranger vu qu’Alger s’apprête à construire la troisième plus grande mosquée du monde. Allah veillera donc sur l’Algérie.

David Rosario


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