Hollande et Mélenchon vont-ils oser demander pardon à l’Algérie, au nom de la France ?

Tunis, Le Caire, Benghazi, Amman, Téhéran… et Alger ?

Ce que médias et politiciens en mal d’effets langagiers ont appelé « révolutions », ou « printemps arabes », ont fait tomber les gouvernements en place. Mais de révolution, -au sens que le mot a pris dans l’Histoire et en politique démocratique, en tant qu’irruption des masses prenant leur sort en main et devenant le facteur décisif de la situation, permettant ainsi des progrès politiques et économiques durables-, elles n’en avaient que le nom. Dans la réalité quotidienne, ces révolutions ont, pour l’instant, partout ouvert la porte à des contre-révolutions salafistes ou initiées par les « frères musulmans ».

Les réformes sociales progressives, dans l’industrie, l’agriculture et les autres activités humaines, sont absentes de ces « révolutions ». La marche de l’humanité vers l’égalité des droits entre les hommes et les femmes devenant propriétaires de leur propre personne, n’a pas seulement été absente mais, -à l’inverse-, un des éléments majeur de ces contre-révolutions c’est précisément la régression du statut de la femme. Les acquis bourguibistes et nassériens, dans ce domaine, sont mis à mal…au nom d’Allah et de sa volonté quotidienne déclinée dans la charia.

Avec ces « révolutions », on est aux antipodes de l’époque qui voyait Nasser se moquer publiquement, tournant en dérision les Frères musulmans et leur volonté de renvoyer les Egyptiennes sous les informes chiffons-prison du vêtement féminin islamiquement correct.

On peut parler de crises révolutionnaires profondes, ayant partout ébranlé les Etats « arabes »…

Question commune à toutes ces situations :

Est-ce que les contre-révolutions salafistes et Frères musulmans auront le dernier mot, au moins pour toute une période ?

Il est encore trop tôt pour le dire.

Par contre, ce qu’il n’est pas trop tôt à en dire : c’est qu’elles n’ont pas épuisé leur capacité d’ébranlement des édifices gouvernementaux et étatiques dans lesquels vivent les peuples dits « arabes » (le plus souvent des populations conquises par le sabre du « petit djihad », et ayant renoncé à leurs propres croyances et cultures -dont leur langue ; ce sont donc en majorité des populations arabisées privées de leur langue et de leur culture).

En ce sens, certaines situations doivent être attentivement suivies.

Les révolutions arabes n’avaient de révolution que le nom

Cela n’empêchera pas les « gauches » et les « gauches extrêmes », mêmes les « anarchistes », de se jouer la comédie d’un nouveau 1917.

Au lieu que le grand drame historique, -voyant les masses ouvrières et paysannes surgir sur le devant de la scène de l’Histoire, de par leurs propres décisions, pour transformer les rapports sociaux et permettre ainsi le développement de la richesse sociale au profit de toute la société-, ait pour théâtre l’immensité de la Russie des Tsars,  il se déroulera en Afrique du Nord et en péninsule arabique.

Comme un seul homme, tout ce qui forme le hollandisme et ses marges, ont foudroyé les sarkozystes : les infâmes, ils avaient sciemment ignoré les peuples « arabes » souffrants. Ils avaient copiné avec les dictatures et les hommes déchus.

Vraiment, être pote avec Ben Ali, fallait le faire…quelle honte !! Ce n’est pas moi, François Hollande, Qui aurait fricoté avec un dictateur pratiquant le népotisme pour rester au pouvoir

Que n’entendra-t-on, du côté des prophètes de l’après-coup, pantouflant à la rédaction du quotidien « le Monde » et dans d’autres rédactions -toutes subjuguées par la « révolution arabe»-, ou dans les nouveaux cabinets ministériels.

Cela jacassait : Qui serait le Castro arabe ? Qui serait le Ben Bella, cuvée 2012, voire le Chavez arabe, en Libye, Egypte, Tunisie ?

Les « barbudos » de la sierra madre, ce seront en 2011, et c’est en 2012 : les salafistes tunisiens. 

Les « barbudos » de la « révolution arabe », ce sont des hommes venant en groupe, terroriser le voisinage, à coups d’interdits « religieux » et aussi à bons coups de gourdin en guise de méthode pédagogique.

Les « activistes » de la « révolution arabe » victorieuse, ce sont des hommes de violence, sans complexe et sans retenue, sans considération aucune pour les droits de la personne, une milice « religieuse » imposant :

-          le voile aux femmes et aux fillettes,

-          la prohibition de l’alcool,

-          la fermeture des débits de boissons et des lieux où l’on joue de la musique, et d’autres mesures « révolutionnaires » dans la même veine.

Ce sont des prédicateurs armés, rassemblant régulièrement des centaines et mêmes des milliers de pogromistes. Ils vocifèrent, sans retenue, tels des fauves assoiffés de sang. Ils scandent : « qu’ils vont aller égorger les Juifs », On les entends scander : « Khaybar al yahoud », Ils hurlent : on fera, comme dans l’oasis arabique de Khaybar, lors de la phase d’expansion initiale de leur « croyance ».

Révolution, la révolution arabe? Le nazisme, lui aussi, se voulait révolution, dirigée même contre le capital, si le capitaliste était juif, bien entendu.

La Tunisie et l’Egypte, ressembleront beaucoup, à cet égard, depuis un an, aux orgies de défilés au pas de l’oie, accompagnés de flambeaux, dans le Nuremberg des années 1933-1940.

« A bas les Juifs ! À mort les Juifs !!! », ne cesse-t-on t’entendre résonner dans les rues et sur les places des capitales de la « révolution et du printemps arabes ».

Révolutions, vous avez dit…révolutions ?

Ces faits sont connus. Ils sont archi-connus, sauf, semble-t-il, au siège du hollandisme et du mélenchonisme. Les uns comme les autres ne sont pas encore rassasiés de cette « révolution » dont ils se sont épris comme pour se faire pardonner leur garde rapprochée qui réunit des grosses têtes d’économistes liées ou proches de grandes banques d’affaires.

La « révolution arabe » est-elle terminée ? Aurait-elle décidé de s’arrêter aux frontières de l’Algérie ?

Dans ce pays, depuis 1965, le pouvoir est confisqué par une nomenklatura d’officiers supérieurs flanqués de leurs vassaux.

Cette caste militaire, « socialiste », est le produit de la captation du mouvement national algérien par la bureaucratie de l’ancienne ALN de l’extérieure. C’est cette armée de non-combattants qui, en 1965, s’empara du pouvoir avec le colonel Houari Boumediene à sa tête. Elle chassera Ben Bella, après qu’il ait joué au Fidel Castro des bords de la Méditerranée (c’était un « castrisme » moins le « marxisme léninisme, un « castrisme » arabo-islamique, plus le pétrole, plus le gaz naturel et moins l’embargo économique US;  bref c’était un castrisme algérien qui avait à première vue des atouts).

Question : la révolution, « arabe » ou sociale et politique, ne serait-elle pas à l’ordre du jour dans en Algérie, un pays qui s’enfonce dans la misère et le délabrement, alors qu’il est assis sur l’immense trésor des rentes pétrolières et gazières ?

Des poches de misère effroyable s’y développent quotidiennement

C’est bien tout ce qui s’y développe. Les services publics élémentaires n’y sont plus assurés, dans beaucoup d’endroits. Apparemment, ça ne gêne ni Mélenchon, ni le nouveau Président « normal »*1. Mais peut-être que ces braves et bonnes personnes ignorent tout de cela ?… 

L’un comme l’autre ont manifesté un vif intérêt pour ce pays, dont beaucoup de binationaux leur ont témoigné un actif soutient lors de l’élection présidentielle. Dans la période récente, nos deux associés ont indiqué leur volonté de se rendre à Alger, en particulier pour y présenter les excuses de la France, pour « l’horrible forfait colonial » commis de 1830 à 1962…

Question, qui recevrait ces excuses ?

En l’état actuel des choses, ce serait les hommes de la vieille nomenklatura qui a  commencé sa carrière en détruisant, implacablement, le mouvement national algérien rassemblé autour de son fondateur et leader historique, Messali Hadj.

En l’état actuel des choses dans ce pays, recevraient les excuses de nos deux héros, les assassins fusilleurs de la jeunesse kabyle descendue plusieurs fois dans les rues réclamer le respect de la culture berbère méprisée et opprimée par un pouvoir « arabo-musulman ».

Etre un Président normal impose-t-il de feindre d’ignorer cette réalité tragique, à savoir que le pouvoir algérien actuel n’est qu’un club de bourreaux du mouvement d’émancipation national algérien ? Impose-t-il de refuser de voir qu’il est aussi une continuité du pouvoir conquistador ottoman qui réprimera, avec férocité, la révolte berbère de 1816 ?

Ainsi, Mélenchon ou le nouveau Président, iraient, -nouveaux bourgeois de Calais jouant les Pangloss-, présenter des excuses à un pouvoir bafouant la dignité et le droit au mieux être des habitants d’Algérie.

Ils iraient s’excuser : parce que la France exécutera le mandat de la conférence d’Aix-la-Chapelle (1818). C’est à cette conférence qu’il avait été décidé d’en finir avec la traite esclavagiste « barbaresque » basée à Alger, et dont la Méditerranée et ses côtes étaient le terrain de chasse privilégié.

Ils iraient s’excuser pour les « crimes coloniaux de la France », auprès de ceux qui continuent de bafouer les aspirations à la culture et à la souveraineté berbères?

Ils iraient s’incliner humblement pour demander pardon ; ils s’inclineraient bien bas, aux pieds des spoliateurs du peuple algérien, des prédateurs, vautrés comme des sortes de rois fainéants, depuis quarante sept ans. Ils s’excuseraient auprès d’une bande de brigands, sorte de bande de « quarante voleurs » modernes, ayant transformé l’Algérie en une vaste caverne d’Ali Baba, dont ils restent les seuls a posséder la clé donnant accès aux richesses sortant du sous-sol.

Et nos personnages, porteurs de remords systématiquement cultivés, -Mélenchon et le nouveau Président-, ont brocardé et dressé un réquisitoire à l’encontre des sarkozystes. Que ne leur ont-ils reproché leurs liens réels ou supposés avec Ben Ali et les siens, avec Kadhafi et les siens…

L’hôpital cessera-t-il un jour de se moquer de la charité ? Est-ce cela, la « normalité » d’un Président et celle de sa petite annexe stalinienne ?

Mais peut-être que le nouveau Président, ou que Mussolini-le-petit, nous réservent-ils une agréable surprise ?

Peut-être vont-ils aller à Alger, afin de se rendre à Tizi Ouzou pour y saluer le « yennaïr », le nouvel an berbère de janvier 2013, et non pour plier le genou devant les spoliateurs de l’indépendance algérienne jouant au Dey d’Alger?

Peut-être iront-ils présenter des excuses, dans un strict cadre de respect mutuel et d’excuses réciproques?

Peut-être, -je rêve-, iront-ils remercier les Algériens, tous les anciens combattants, les volontaires et les réquisitionnés, tous ceux qui combattront aux côtés des nombreux « pieds-noirs » et des Juifs (pas moins nombreux dans les forces françaises libres que leurs voisins « musulmans »), pour apporter une participation franco-algérienne*2 à  l’effort de destruction du nazisme et de libération de la France et de l’Europe.

L’effort pour briser la force militaire du nazisme fut principalement porté : à l’ouest par les anglo-américains et l’industrie des seconds (flanqués des canadiens et des australiens), par les maquis italiens et des FTP et partisans de France et de Navarre ; à l’est par les Russes, par les peuples de l’ex URSS ainsi que par les maquis de l’Europe orientale (principalement en Pologne-Lituanie, en Slovaquie et en Ukraine).

Peut-être iront-ils admettre, solennellement, des torts français, des injustices, des violences, des incompréhensions et des illusions françaises, qui auraient pues et dues être évitées, mais aussi affirmer l’Histoire et non des histoires ?

Peut-être comptent-ils y faire poliment et respectueusement remarquer : que ce qui n’était en 1830 qu’une modeste bande côtière ottomane, -un territoire de moins de deux-cent mille kilomètres carrés vidé d’une grande partie de sa population autochtone, par les violences répétitives des conquérants venus de péninsule arabique puis d’Anatolie- s’est retrouvée décuplée, étendue sur plusieurs millions de kilomètres carrés de 1840 à 1962*3 ?

Peut-être feront-ils remarquer que ce territoire était aussi devenu beaucoup plus peuplé de descendants d’autochtones et de conquérants de la dite péninsule que s’il avait continué à vivre de son ancienne vie d’arrière-cour de la piraterie « barbaresque » ?

Les dindons de la farce des accords d’Evian étant :

-          l’ensemble des Algériens dotés d’un gouvernement qui ne tirera jamais sa légitimité de la souverainement démocratique de la nation ; ce sera un des  effets de l’acceptation gaulliste du monopole de représentation FLN lors des négociations préalables à l’indépendance.

-          Les Juifs chassés d’un pays qui étaient le leur depuis plus de deux millénaires, pour ceux venus avec les Phéniciens fonder Carthage à l’époque du roi Salomon, et depuis cinq siècles pour ceux expulsés d’Espagne de 1492.

-          Les « Harkis », Algériens refusant l’indépendance ou ne la voulant pas telle qu’elle leur apparaîtra avec les méthodes expéditives du FLN, voués à l’assassinat sauvage ou à un exil peuplé d’humiliations ; un exil que De Gaulle ne voulut pas leur accorder (ceux qui purent gagner la France, y parvinrent par l’aide non-légale, avec l’aide non décidée par le pouvoir central. Ils furent aidés en cela par des officiers français se refusant à envoyer à une  mort certaine leurs subordonnés, en n’appliquant pas, ou que partiellement, les décisions parisiennes)

-          Les européens originaires de France : notamment les déportés d’après juin 1848, ceux d’après l’écrasement de la Commune de 1871, devenus des Algériens, par leur transfert forcé, puis leur naissance et leur harassant labeur de défrichage et de remise en état de culture et leur travail productif. Ce sont eux qui rendront à l’agriculture algérienne, les anciennes vastes plaines fertiles devenues stériles et peuplées de miasmes malsains et de moustiques. Pour beaucoup, ils auraient choisi de devenir Algériens d’une libre Algérie, si le programme de la Glorieuse étoile nord-africaine (l’ENA) n’avait pas été combattu par les scissionnistes au sein du MTLD (devenus FLN) ; scissionnistes qui décideront que la nouvelle Algérie serait… « arabo-musulmane », au mépris aussi des Berbères, auxquels Mélenchon fait aujourd’hui semblant de rendre hommage.

-          Tous les autres « européens », Maltais, Italiens, Espagnols (souvent des réfugiés de l’ancienne république espagnole vaincue), tous de petites gens, souvent des artisans modestes, généralement la classe ouvrière des cheminots, des traminots, des postiers, des marins…

Des excuses ?

S’il y a eu le 8 mai 1945 à Sétif, c’est aussi parce que, côté nationaliste, on eut ceux ayant voulu se servir de l’action du troisième Reich pour combattre la présence française.

Ce n’était pas Messali, ni Ferhat Abbas, qui ordonneront de déclencher les violences bestiales qui seront cause ou prétexte d’une dure répression dont les chiffres n’ont  cependant pas eu l’ampleur qu’on leur donne côté Bouteflika.

Reconnaître les torts de la France, c’est aussi reconnaître les torts de ceux qui jouèrent la carte de la « provocation meurtrière- répression féroce- indignation des opprimés- mobilisation de ceux-ci… »

Reconnaître honnêtement les torts, c’est aussi reconnaître honnêtement les mérites

C’est reconnaître le labeur des dévoués instituteurs, sortant des écoles normales d’instituteurs et d’institutrices, qui n’instruisaient pas que les enfants des européens et des Juifs. Prétendre cela, ce serait un odieux mensonge et une calomnie sans nom.

Le colonisateur construira le chemin de fer ; il creusera des ports ; il bâtira des ponts, des routes. Il répertoriera les ressources pour les mettre en valeur. Il construira des hôpitaux et des dispensaires, les mêmes pour toute la population. Il formera des médecins, ne soignant pas que les « européens » et leurs extensions. Les grandes calamités sanitaires seront combattues. La mortalité infantile, affreusement élevée en 1830, se rapprochera progressivement des taux français ; la longévité de toute la population fera de même…

Comment considérer tout cela ?

Comme autant de fautes colonialistes inexpiables, dont un représentant français, qui se rendrait prochainement en Algérie aurait à s’excuser, la corde au cou, ou, au contraire, comme étant un motif légitime de satisfaction n’effaçant pas le conflit et ses graves dérives ou le maintient de « l’indigène » dans une situation d’inférieur?

A cet égard, 160 ans de présence française auront tout à voir avec celle de Rome en Gaule conquise et rien avec les cinq années de France occupée par le nazisme.

J’évoquais le jour de l’an spécifique des Berbères, le « Yennaïr ».

Il est devenu un rendez-vous national pour les Berbères de Kabylie qui ont constitué un gouvernement en exil, résidant en France.

Comment va se positionner le nouveau Président ?

Sera-t-il l’ami des Berbères ? Fêtera-t-il le « yennaïr », à Paris ou à Tizi Ouzou ?  Ou, au contraire, ne sera-t-il pas leur ami ?

Intercèdera-t-il pour que les Kabyles, conquis par les armes, maintenus en sujétion par les armes, Armes arabes d’abord, ensuite ottomanes, puis françaises, et de nouveau armes « arabo-algériennes », deviennent des hommes libres, des hommes pouvant prendre effectivement leur destin en main, dans le cadre de l’autonomie  kabyle revendiquée ?

Ou, au contraire, fera-t-il comme si la vague qui a emporté les gouvernements tunisiens et égyptiens n’était pas en train de saper l’édifice, devenu vermoulu, du pouvoir de la nomenklatura de l’ancienne ALN extérieure ? Pouvoir qui appauvrit tous les Algériens, pouvoir qui continue de bafouer les droits nationaux et culturels des Berbères d’Algérie ?

Alain Rubin

*1

 Il paraît que François Hollande est un « Président normal ».

Dans la vie quotidienne, cela veut dire quoi, UN Pr2sident normal, en dehors de faire une campagne électorale en affichant, de manière bien visible, une normalité publicité ?

Est-ce que c’est aussi une normalité plus discrète, voire invisible, une normalité comme celle du vieux lion de Judée, Ben Gourion ?

Harry Truman racontera l’anecdote suivante : ayant oublié quelque chose chez le chef du gouvernement israélien qui l’avait invité pour un diner, il était revenu sur ses pas. Il sonnera à la porte de la résidence du leader sioniste. Quelle ne fut pas sa surprise de le voir apparaître portant tablier de ménagère et tenant assiette et torchon.

La normalité d’un Ben Gourion, c’était aussi qu’après le repas pris avec le Président américain, il lavait et essuyait la vaisselle du repas.

Et notre Président-normal, en dehors de se montrer voyageant en TGV avec son équipe, c’est quoi la normalité ? il fait la vaisselle et passe l’aspirateur?

*2 Dire, comme le sieur Mélenchon : que les « Arabes et les Berbères » ont libéré la France en combattant le nazisme et que sans eux la France n’aurait pas d’avenir, c’est une flatterie démagogique et déplacée.

Elle rend un bien mauvais service aux Algériens. Cela sous-entend que la population non-européenne d’Algérie n’avait rien à gagner, pour elle-même, dans la défaite du nazisme.

Mélenchon ne se rend pas compte qu’il justifie ainsi, -post-mortem en quelque sorte-, le raisonnement politique et le choix de Mohammedi Saïd, un cadre du PPA, qui répondra aux sirènes du Mufti Husseini et des services spéciaux nazis. Mohammedi Saïd (et quelques autres cadres du PPA) seront exclus sans recours possible du Parti du Peuple Algérien, pour avoir rejoint le nazisme, en étant devenu combattants allemands dans les Waffen SS.  A l’inverse du méssalisme, le FLN, lui, recyclera Mohammedi Saïd.

Après l’indépendance, Mohammedi Saïd deviendra un membre éminent de la nomenklatura du « socialisme » arabo-islamique.

*3 les accords d’Evian ont donné, -« définitivement » voulaient-ils-, à l’Algérie, une large fraction du territoire et de la population Imazighen. Ce sont les Touaregs du Sahara devenu algérien. Ils sont devenus « algériens », comme le sable de leurs dunes, comme la pierraille de leurs pistes et de leurs montagnes volcaniques, par décision…de l’administration coloniale française.

Présentement, les Touaregs d’Algérie ne sont pas encore entrés en mouvement pour l’indépendance touareg, comme leurs frères de Libye et du Mali. Jusqu’à ce jour, la dictature nomenklaturiste essaie de se les concilier, autant que faire se peut. Ils vivent sur les gisements d’hydrocarbures…

Mais jusques à quand ces fières populations ne regarderont-elles pas du côté du mouvement national imazighen ?

C’est évidemment une question que se pose Alger. Jusqu’à ce jour il semble qu’elle n’effleure pas les cerveaux du hollandisme et du mélenchonisme. Mais peut-être ont-ils plusieurs fers au feu et cachent-ils leurs arrière-pensées ?

Pour ce qui concerne Mussolini-le-petit, se présentant aux électeurs d’une région où le messalisme était fortement implanté dans un prolétariat intégralement Kabyle, son indifférence à la question berbère montre le véritable contenu de son amour pour les « Arabes et les Berbères ».

Alain Rubin

Ce contenu a été publié dans CETTE GÔCHE N'EST PLUS LA GAUCHE. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.