Hollande : les journalistes osent évoquer la nationalité des délinquants marocains…

Souffrant encore quelque peu du syndrome d’«info-dépendance», c’est-à-dire d’un besoin moyennement contrôlé de prendre connaissance en permanence des dernières nouvelles, les journaux télévisés ont été remplacés, en ce qui me concerne, par la presse écrite disponible sur «la toile». Ainsi en est-il du journal Telegraaf, du plat pays de mon enfance hollandaise.

Bien loin  du Monde qui, bien que d’un certain «niveau» (mais somme toute la Seine pourrait être très haute, ce ne serait pas pour autant bon signe) intellectuel n’en «formate» pas moins les esprits, le Telegraaf, lui, prend en compte les grands traits de l’actualité mais aussi les faits divers. Mon cousin de Rotterdam me prévient pourtant : «Lis le Volkskrant» ! (traduction : journal du peuple…).

J’adore ma cousine et mon cousin, des gens charmants, ce qui ne les empêche pas d’être victimes, à mes yeux, de ce terrifiant formatage idéologique dont les populations occidentales souffrent à leur insu parfois par le biais entre autres de la presse. Ainsi se firent-ils une joie de me soumettre, lors de ma dernière visite à Rotterdam, le film français « Intouchables », ode, selon leur sensibilité, à l’incontournable richesse de la «diversité» (comme on dit en France) en même temps que démonstration de l’inénarrable crasse de la vieille bourgeoisie blanche occidentale descendant en droite ligne de cette noblesse haïssable, nourrie au Mozart, coincée du bulbe, et à qui notre petit ange si drôle, si peu blanc en un mot, craquant et plein de vie va apprendre, précisément, la vraie (vie).

Je douchai un peu leur enthousiasme de voir un petit black «moucher» de si belle manière ces hordes de vieux blancs moisis, en citant l’interview du vrai «jeune de la diversité», qui se trouve être Abdel, un Algérien, lequel y dit notamment que l’homme pour lequel il travailla changea sa vie et fut, je cite, «un véritable père pour moi» (Famille Chrétienne). Du reste, expliquai-je à mon cousin, le film semble avancer l’idée contraire : c’est le petit black qui semble y être un père pour le handicapé. Tout ça n’est donc peut-être qu’une formulation artistique d’un «politiquement correct» typiquement français dans sa dimension symbolique. Je leur conseillai d’y voir un bon film, sans plus, mais surtout de ne pas prendre le sous-tendu idéologique pour argent comptant intégral.

Par le biais du Telegraaf, je suis soumis donc à un certain nombre de faits divers dont je vais vous citer les deux derniers, mais qui dans l’ensemble, au fil des mois et des années, me semblent refléter un niveau de pureté tout à fait remarquable en terme de connerie.

Au point que j’ai développé ce réflexe consistant à dire : «Tiens ? Ça me semble tellement con que j’aimerais bien voir la tête des coupables, ou connaître leur nom». C’est un petit jeu de statistiques ethniques auquel je me livre dans l’enceinte fort privée de mon domicile, qui me déçoit, hélas, rarement, et que les milices de la «pureté morale et intellectuelle» anti-racistes interdisent en France. Mais pas encore tout à fait en Hollande, puisque régulièrement l’on y précise encore que l’auteur du délit est non pas un «jeune» mais un garçon «marocain» ou «turc» ou autre, sans arrière-pensée aucune d’ailleurs.

L’avant-dernier, donc, ce sont ces cinq types qui sortent de boîte un dimanche matin, près de la frontière en Allemagne, je crois.

Deux sont hollandais (domiciliés en Hollande) et trois belges, sauf erreur. Ils montent dans deux voitures puissantes (Porsche et Mercedes), font la course quelque part en zone urbaine et s’explosent à 200 km/h sur un rond point (200km/h, ce n’est pas une image, ils semblaient vraiment rouler à 200 selon le journal).  Deux morts, trois blessés graves. «Tiens, me suis-je dit, ça ressemble à s’y méprendre à… tellement c’est con que»… Voyons voir, que me dit le journal ?… Tous marocains (d’origine) et tous connus des services de police, y lis-je. (Attention, je m’empresse de dire qu’« il y a des cons partout, hein ?»)

Le dernier fait divers concerne un match de foot du côté d’Amsterdam, mais là, le journal a joué avec mes nerfs pendant trois jours. Là aussi, le niveau de connerie atteint un tel degré de pureté que mon premier réflexe fut encore une fois : « Tiens, c’est tellement con… ça ressemble à s’y méprendre à »… etc. Mais là, rien. Il s’agit d’un petit match de foot amateur, samedi dernier du côté d’Amsterdam, à la fin duquel un arbitre de ligne est frappé, tabassé et sur lequel quatre ou cinq joueurs, âgés de quinze ou seize ans, s’acharnent à terre à coups de pied au visage… «Tiens, me suis-je dit… Ça, ça ressemble à s’y méprendre à… c’est tellement stupide et lâche que»… Mais rien, dans le journal. Le lendemain, rien dans le journal. Serais-je en train de perdre mon intuition ?

Le surlendemain (ce matin), j’apprends que l’arbitre de ligne est décédé à l’hôpital. En même temps que j’apprends que… les trois auteurs déjà en garde à vue sont… «marocains» (selon le journal hollandais : mais attention, hein ? Il y a des cons partout !).

Ouf ! À un moment, j’ai cru que j’étais en train de tomber raciste.

Silvio Molenaar

 


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