Hommage à Caroline Fourest et aux Femen qui ont fait don de leur corps pour repousser le fascisme

Plusieurs auteurs de Riposte Laïque, Stéphane Bornat, Ahmed Ghlamallah… ont cru devoir ajouter leur condamnation personnelle  des Femen à celle, quasi-unanime, de la grande presse – objective, honnête et désintéressée – après l’agression dont ces femmes courageuses ont été victimes le 18 novembre.

Heureusement, Jean Pavée, autre collaborateur de RL est venu corriger l’erreur et montrer l’exemplarité des résistantes aux seins nus.

Comme je le fais souvent quand des barbares d’Extrême-Droite  nous ramènent aux heures les plus sombres de notre Histoire, je me suis moi-même permis de donner mon avis dans de nombreux commentaires déposés sur le site Agoravox, à la suite d’articles rapportant l’agression de Civitas. En voici quelques-uns.

Le 19 novembre, à la suite d’un article dans lequel « Caroline Fourest raconte son agression lors de la manifestation Civitas du 18 novembre » :

« C’est pas possible que Caroline Fourest raconte n’importe quoi puisqu’on la prend encore au sérieux dans ce qu’on nomme encore la radio et la télé « de service public » !  »

Le même jour, à la suite de l’article rapportant que « Les Femen et Caroline Fourest ont été tabassées » lors de la même manif du 18, je réponds à un commentateur qui a vu « le vrai visage – nazi – des intégristes cathos » :

« Vous avez raison. Les mamans de Civitas auraient dû, après avoir essuyé les yeux de leurs enfants, envoyer les plus petits porter un peignoir de soie à celles qui leur envoyaient des gaz à la figure :

« Tiens mon chéri, va couvrir la dame elle va prendre froid. Et tu l’inviteras à boire un chocolat chaud à la maison après la manif ».

Mais vous avez raison. On voit bien que ces gens de Civitas ne rêvaient que d’enfermer les douces contre-manifestantes dans des chambres pleines du gaz qu’elles avaient apporté dans leurs sympathiques aérosols.

Comme vous dites, des vrais nazis, sans aucun doute, tous ces intégristes cathos d’extrême-droite !

Heureusement que Sainte Caroline est là pour organiser la résistance, dans une très démonstrative et très courageuse clandestinité  ! »

A la suite d’un article du 21 (« Manif pour tous » contre le mariage gay : Denfert était pavé de bonnes intentions ») dans lequel l’auteur craignait des dérapages au lendemain de la manifestation pacifique du 17 :

« Hélas, vous aviez prévu le pire : « le dérapage qui arrange tout dans la seconde manifestation prévue le lendemain dimanche »

Et ce pire est arrivé  : des hommes, des femmes et des enfants qui marchaient dans la rue avec des pancartes réclamant des choses épouvantables comme « un papa et une maman pour chaque enfant » n’ont pas voulu que des sympathiques dames nues viennent leur lancer du gaz rigolo dans la figure avec des aérosols !

On en a même vu, sur des vidéos, qui chassaient les dames. Un comble !

Ces familles manifestement fascistes, comme l’ont deviné des journalistes aussi neutres et honnêtes que Caroline Fourest, sont un grand danger pour la société et pour la liberté d’expression.

Mais, heureusement, les démocrates ne laisseront pas faire. Et le pays peut compter sur l’héroïsme de ses élus du Parti des Sauveurs pour faire barrage au nouveau totalitarisme ! Certains ont déjà courageusement réclamé la dissolution des organisations fascistes à l’origine de l’horrible marche familiale. »

A la suite de l’article du 20 novembre « Ces journalistes devenus vampires et vautours » :

« Cet article est trop pessimiste. La belle conscience d’Albert Londres est toujours présente dans la profession, au moins dans le journalisme féminin. Et l’actualité nous le prouve.

Des hommes, des femmes et des enfants de Civitas marchent dans la rue en portant des pancartes. On voit bien que ce sont des dangereux fascistes quand ils refusent que des femmes nues viennent leur envoyer des gaz à la figure avec des aérosols.

La manifestation fasciste aurait pu passer inaperçue mais, heureusement, la presse a encore quelques courageux correspondants de guerre qui, en prenant les plus grands risques, vont enquêter sur le lieu même des batailles.

Je propose qu’on réserve dès maintenant au Panthéon, à côté de Jean Moulin, une place pour l’héroïque Caroline Fourest, grâce à qui le monde a été informé des dangereux agissements des marcheurs fascistes. »

Pierre Régnier


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