Il faudra poursuivre en France la guerre contre les islamistes entamée au Mali

Les Français sont massivements derrière leurs soldats engagés au Sahel. C’est la meilleure nouvelle de ce début d’année 2013.

Hors la veulerie de quelques politiques dûment répertoriés comme capables de vendre leur mère contre l’assouvissement de leurs fantasmes « grand soir », le consensus existe face à la menace que représentent les djihadistes du nord-Mali.

Il durera sans doute ce que durent les roses, à ceci près que les fleurs en question sont celles des sables, pétreuses et résistant au temps. Le cancer musulman de Gao et de Tombouctou a depuis longtemps poussé ses métastases loin des déserts où se déploient les blindés de l’ancienne puissance coloniale. C’est donc en France et plus largement en Europe que se jouera bientôt le traitement définitif du mal. Cette partie-là est loin d’être gagnée d’avance.

Le silence de la « communauté » dite de l’Islam de France n’est suspect que pour ceux que l’irénisme du vivre-ensemble maintient dans l’espérance d’une possible harmonie civile. Pour les autres, depuis longtemps rôdés aux méandres du discours officiel (ou à son absence lorsque il se trouve acculé par les faits), il révèle le fond de la pensée musulmane, ce mélange de miel et d’acide que la stratégie de conquête accomode selon l’humeur du moment. Le pas en arrière précède fidèlement les deux pas que l’on fera vers l’avant. À ce sujet, la prochaine présence du sieur Ramadan à Roubaix, ville-laboratoire de ladite conquête, n’est rien d’autre qu’un élément tactique sur un vaste champ de bataille depuis longtemps balisé : la France. L’acrobate en mission ne manquera pas de parcourir comme il faut le fil sur lequel il progresse, balançant entre le sirop de la fraternité universelle et l’avertissement sans frais à ceux qui refusent encore de considérer cet enfumage comme le baiser de paix scellant la réconciliation.

Il semble cependant qu’un nombre sans cesse croissant de nos concitoyens ne marchent plus dans la combine. L’accélération des événements fait tomber quelques masques de plus : les armes offertes par le duo BHL-Sarkozy au clan terroriste libyen, aujourd’hui braquées sur nos hommes, le rôle délétère de l’Arabie et surtout du Qatar, ce bon ami si bien disposé à notre égard, et surtout, au coeur du problème, l’état quasi-insurrectionnel de zones entières à l’intérieur même de nos frontières, tout se fait jour de ce qui n’est, ni plus ni moins, qu’une vaste entreprise de subversion de l’Occident via l’un de ses maillons faibles, la France.

Pour les gens en majorité, le combat engagé pourtant depuis des lustres, ne fait donc en vérité que commencer, loin de l’Afghanistan et de ses montagnes inaccesibles. Si près d’eux, cette fois, qu’ils sentent pour de bon le sirocco des guerres leur caresser le cou. Brise salutaire! Les voilà qui relient les choses entre elles, au-delà de l’hystérie médiatique braquée sur le seul terrain d’un complexe gazier algérien. Tout se tient dans cette histoire et de cela, le public prend peu à peu conscience. Il en était grand temps.

Alors, la guerre? Certes, elle se terminera au Mali par la purge du pays de ses fous de Dieu. Mais pas pour autant chez nous. L’alerte donnée depuis des années par les islamo-lucides résonne ces jours-ci comme un tocsin. Il appartiendra désormais aux « implacables » qui nous gouvernent de la poursuivre en France même, avec le concours actif de leur population. C’est le plus impérieux de leurs devoirs, et si les musulmans se révèlent incapables de faire le ménage chez eux, il leur incombe de ne pas tarder à prolonger ici la campagne sahelienne :
- expulsion immédiate des chantres de la charia opérant ouvertement dans les mosquées, dans les associations, dans la rue, dans les quartiers, dans les maisons,
- contrôle unilatéral des frontières ouvertes en grand par Bruxelles (dire merde à un ectoplasme n’envoie pas en enfer, j’ai vérifié),
- arrêt ou moratoire (mot cher à Mr Ramadan) d’une immigration de peuplement pourvoyeuse de drame social et de danger civil,
- mise hors d’état de nuire des cohortes de volontaires pour le djihad, parfaitement connues des services spécialisés,
- mise en surveillance rapprochée de l’armée bi-nationale qui sape les fondements mêmes de la Nation, exigence d’un choix patriotique clair de sa part, pour les citadins lambda comme pour les ministres,
- destruction des filères de la drogue qui sont aussi celles des armes qui demain nous tueront,
- rétablissement de toutes parts et à commencer par l’école, du respect dû à cette chose toute simple qui se nomme France.

Entre autres mesures de salut public.

Sans quoi l’engagement de nos soldats au Mali ne sera à terme que la réplique africaine de leur sacrifice pour pas grand chose en Afghanistan. Sans quoi nous serons revenus à la case départ, dans un pays à nouveau gangréné par le doute, la compromission et en fin de compte promis à la soumission.

Alain Dubos


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