J’ai découvert Maurice Vidal, un vrai laïque aussi bon à l’oral qu’à l’écrit

Hier encore, je ne connaissais pas votre journal. Si aujourd’hui je le connais, c’est parce qu’un ami m’a traîné récemment dans une conférence qui parlait de l’islam et de la laïcité. La question était : « L’islam est-il compatible avec la République laïque ? ».

Je dis « traîné » parce que chaque fois que j’assiste à une conférence sur ce thème, ou que je regarde une émission de télévision consacrée à l’islam, j’en ressors écœuré par la lâcheté ambiante ou, si vous préférez, par les non-dits et le déni de réalité qui y règnent. Or, là, ce fut exactement le contraire : j’ai eu la bonne surprise d’entendre un conférencier dire enfin la vérité sur l’islam et souligner les dangers qu’il représente pour la République.

Avant d’aller plus loin, il faut que je précise qu’il y avait trois conférenciers : un musulman spécialiste du droit musulman, un historien français né en Tunisie, et un professeur de philosophie en activité. Ce dernier conférencier est un de vos rédacteurs (c’est pour ça que je vous écris), et ce rédacteur c’est Maurice Vidal. Si chaque conférencier a donné le meilleur de lui-même, c’est indéniablement Maurice Vidal qui focalisa toutes les attentions.

Ce qui m’a frappé chez lui, ce n’est pas l’homme en lui-même (ce monsieur doit avoir la cinquantaine), ni sa correction vestimentaire (il portait une cravate), mais c’est la façon dont il procède : d’abord il ne lit rien, n’a aucun document avec lui, ce qui lui permet de regarder le public en face, voire d’affronter le public. Ensuite, il définit les mots-clés qu’il emploie. Ainsi, j’ai appris qu’« islam » voulait dire « soumission » (ce qui explique beaucoup de choses). En outre, il manie bien la langue française, parle calmement et clairement, sans figures de style ni ambiguïtés : bref, il va droit au but. Enfin (et je crois que c’est le plus important), il ose dire ce que tout le monde pense et que personne n’ose dire. Et là, chapeau ! D’ailleurs, la salle (qui était pleine à craquer) le lui a fait savoir en l’applaudissant chaleureusement.

Je voudrais encore ajouter un détail qui m’a fait chaud au cœur (et en écrivant cela je ne pense pas finalement que ce soit un détail), c’est que la salle était avec lui, c’est-à-dire en phase avec ce qu’il disait. Et si je me permets de résumer ce qu’il disait, c’est que l’islam est incompatible avec la République, parce que la République est laïque, et que le discours républicain ne cadre pas avec le discours coranique. C’est tellement évident que je continue à me demander pourquoi les hommes politiques ne reconnaissent pas cette vérité. Mais je ne me le demande plus vraiment depuis que Maurice Vidal nous en a donné la raison (ou en tout cas, une des raisons) : les hommes politiques ont peur de l’islam. Maurice Vidal nous a finalement donné du courage, car il nous a invités à défendre nos valeurs.

A la fin de la conférence, je me suis précipité pour acheter son livre « La colère d’un Français », car beaucoup de monde voulait se le procurer, et j’avais peur qu’il ne reste plus d’exemplaires. Je n’ai pas attendu le lendemain pour lire ce livre, dans lequel j’ai retrouvé le même style à l’écrit qu’à l’oral : on y sent l’âme de la France éternelle, et c’est sûrement ce que le public a ressenti ce soir-là. Aussi je tiens à encourager tout lecteur de votre journal à lire ce livre remarquable. Personnellement, j’en ai déjà parlé à tous mes amis.

Je remercie donc vivement ce monsieur, qui, contrairement à la plupart de nos responsables politiques, est un vrai laïque et un vrai républicain, comme je tiens à remercier votre journal, qui est une bouffée d’oxygène à laquelle je m’abreuverai désormais chaque semaine.

Charles Cantor

 


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