J’ai osé aller au 1er mai de Marine Le Pen, ce qui aurait été inconcevable il y a quelque temps…

Pas moins de trois défilés se tenaient pour ce 1er mai à Paris. Par curiosité d’une part mais aussi par besoin de rencontrer des Français aimant encore leur pays, j’ai opté pour une plongée dans la vague bleue marine. Cela aurait dû me paraître bizarre, voire même inconcevable et pourtant la démarche m’a semblé naturelle.

J’avoue avoir un peu pensé à ma réputation, aux caméras que je ne manquerais pas de croiser et puis je me suis rappelée que j’étais encore libre, libre de penser, libre de m’exprimer, libre d’aller où je voulais sans en rendre de comptes à qui que ce soit. Et c’est donc enjouée par le beau temps et tout patriotisme dehors que j’ai rejoint le Palais Royal.

N’empêche, s’il y a quelques années on m’avait dit que je me retrouverais un jour à un meeting du FN, j’aurais éclaté de rire tellement j’aurais trouvé cette idée nauséabonde….

C’est une foule joyeuse que je retrouvai rue de Rivoli, noyée sous les drapeaux. Des jeunes, des moins jeunes, des parisiens, des banlieusards, des provinciaux brandissant l’étendard de leur région et guillerets de se trouver en communion populaire sous un radieux et auspicieux soleil. Et il y avait même des noirs, des handicapés et des juifs, rendez-vous compte !

Au fil des minutes la foule ne cessait de grandir encore et encore. J’étais impressionnée. Je m’étais toujours imaginé ces manifestations frontistes comme une kermesse de quelques centaines de personnes aux mœurs un peu douteuses et je me suis retrouvée au milieu de milliers de personnes polies, bien élevées, respectueuses de l’environnement, ne laissant que très peu de détritus au sol contrairement aux manifestants gauchistes réputés pour oublier derrière eux moult déchets huileux et cradingues, soucieuses encore de ne pas piétiner le pied de leur voisin, se poussant pour ne pas gâcher une photo, abaissant volontiers leur banderole pour que les moins grands puissent mieux voir l’horizon tout bleu rejoignant le ciel azur.

C’est donc une foule énorme qui s’est ébranlée en direction de Jeanne d’Arc droite sur son destrier et irradiant ses dorures sous les rayons célestes. La quantité de manifestants devait être tellement hallucinante que les médias sans doute hallucinés eux-mêmes ont préféré en taire le nombre.

Tout au long de la marche ce sont les sourires bienveillants ou la curiosité qui régnaient parmi les passants, qu’ils soient parisiens ou touristes, aucune démonstration d’hostilité, pas la moindre insulte à notre passage. La propagande médiatique et politique a bel et bien craqué, le peuple est en train de reconnaître les siens.

Arrivés à Opéra un grand panneau nous attendait et j’ai réussi à me glisser du côté droit de la tribune juste à côté des véhicules des journalistes toutes paraboles dehors. Nabucco a retenti et les vedettes du parti sont montées sur la tribune sous les ovations du public. Le « vieux » a pris la parole. J’avoue que ça m’a quand même fait un drôle d’effet de le voir, je ne suis pas franchement fan du père Le Pen mais j’ai pris ce moment comme une expérience à vivre.

Je n’ai rien entendu de haineux, pas de jeux de mots vaseux, le propos était érudit et connaisseur. J’ai été surprise de constater qu’au bout de tant de 1ers mai, Jean-Marie Le Pen trouve encore quelque chose de nouveau à raconter sur Jeanne d’Arc, et le moins que l’on puisse dire c’est que l’Histoire de France est un sujet qu’il maîtrise.

Sa vedette de fille l’a suivi sur la scène sous les ovations et les déclarations d’amour enflammées. Je crois que cette femme a quelque chose que les autres n’auront jamais : la proximité avec ses militants. Elle est très accessible et je ne pense pas me tromper en disant que ses partisans seraient volontiers prêts à mourir pour elle. Elle n’est pas un personnage politique qu’on admire et dont on défend les idées, elle est beaucoup plus que ça, elle est un membre de la famille, elle est la femme que les hommes ont envie d’épouser, la femme que les femmes ont envie d’avoir pour copine. Elle est l’objet d’un amour vrai, pas d’une adulation fanatique portée à une idole mais d’un sentiment de reconnaissance et de gratitude sincères. Et ce sentiment était très palpable hier. Quoiqu’on pense du FN, de Marine Le Pen ou de son père, il est une évidence incontestable : ces deux là aiment follement et sincèrement leur pays, le nôtre, la France. Comment envisager alors qu’ils n’en aiment pas ses habitants ?

Contrairement aux autres gugus convaincus que les 18% d’électeurs de MLP sont des attardés mentaux, des crétins, des trouillards, des bulots, des dépressifs, des angoissés de la vie et j’en passe et des meilleures, elle au contraire leur parle comme à des gens responsables, les enjoignant à rester maîtres de leur propre décision et de leur destin, se refusant à leur donner des consignes de vote.

Il n’y eût aucune haine dans son discours, pas de propos xénophobes ni racistes, pas d’insultes, que du bon sens : le refus de rester enfermés dans la prison européenne et financière, le refus de l’islamisation, d’une immigration débridée alors que nous avons déjà 4 millions de chômeurs et une quantité croissante de SDF dans nos rues et dans le métro, la forfaiture des deux candidats UMPS renvoyés dos à dos.

La Marseillaise finale sous les acclamations et la liesse fût requinquante et porteuse d’espoir. Certes nous allons en chier pendant 5 ans mais hier j’ai vu des milliers de petites lumières d’espérance, des petites lumières bien décidées à briller malgré l’inquiétante obscurité qui nous attend.

Caroline Alamachère

NB : en marge de tout cela des individus PS de la manif de la Bastille ont agressé les manifestants du FN (http://www.youtube.com/watch?v=hCPwyT-t0sQ&feature=share ). Ailleurs, sur une aire d’autoroute des militants FDG ont également agressé des passagers d’un car de partisans FN. Le totalitarisme de gauche se sent pousser des ailes, leur victoire probable le 6 mai prochain n’aura pour seul effet positif que d’en montrer toute l’ignominie.

 


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