Je ne donne pas deux ans au nouveau président pour démissionner, ou être démissionné

Peut-être ressentez-vous comme moi que cette élection présidentielle va constituer un moment capital pour l’avenir de notre pays. Les Français se sont habitués depuis 1986 et les trois cohabitations qui ont suivi, au mariage de la chèvre et du chou, à l’ambiguïté comme style de gouvernance, à l’inefficacité et à la victoire finale de la médiocrité. Deux candidats se présentent à nous le 6 mai 2012 qui sont l’expression même de la médiocrité, des velléitaires sans envergure. Cette qualité qu’affichera avec arrogance le vainqueur de l’élection (qui que ce soit) nous garantit une déception des Français à la mesure des enthousiasmes de foules que l’on a entendues lors de la campagne. Je suis pour ma part convaincu qu’à bref délai la situation financière puis sociale du pays va se dégrader et que les réactions de la rue auront une autre dimension que celles observées en Grèce ou en Espagne. Je ne donne pas deux ans au nouveau président pour démissionner ou être démissionné.

Je suis convaincu que nous sommes à une croisée des chemins mais malheureusement, le choix qui nous est offert est entre deux corniches au bord du même précipice.

Heureusement, on ne meurt pas de toutes les chutes. On peut se relever de crises et même de désastres économiques et financiers comme cela a été le cas dans les après-guerre.

La crise majeure qui me préoccupe n’est pas celle-là. Elle touche à ce que l’on appelle le « sociétal ». Ce qui change insidieusement autour de nous, ce qui change avec un effet de cliquet quand les nouvelles générations s’habituent à ce qui existe, y compris le plus détestable, parce qu’ils ne peuvent qu’ignorer ce qui leur précédait.

Ces nouvelles générations, la plupart ignorantes de notre histoire, ne peuvent guère être choquées par des prières de rue pratiquées depuis deux décennies ici ou là ; ni être vraiment choquées par la multiplication (qu’elles ne perçoivent pas) des fantômes noirs en burqas que l’on croise dans les rues. Ces nouvelles générations ne peuvent se rendre compte qu’une tenue vestimentaire n’est pas toujours une simple mode plus ou moins trash. Il est des tenues vestimentaires  à signification  religieuse qui exercent une pression morale sur les personnes dont l’origine ethnique les rend « éligibles » pour la même tenue. D’abord le foulard ensuite le reste. Les nouvelles générations qui ignorent l’histoire de leur pays (merci l’éducation nationale) ne savent pas quelles difficiles luttes ont permis la loi de laïcité de 1905 ; une loi de paix civile dont  toutes les religions devraient se féliciter aujourd’hui, une loi  battue en brèche par la  prétention de religions à sortir du champ de la vie privée. Par une religion plus particulièrement, l’islam, qui n’est pas qu’une religion mais aussi un ordre politique. Que les nouvelles générations ne se rendent pas compte qu’il n’y a aucun pays au monde qui soit à la fois démocratique et islamique. Aucun. Il n’y en a même aucun qui soit développé à l’exception de quelques uns à rente pétrolière. La Turquie ? Elle est en voie d’islamisation et on verra ce qu’elle deviendra alors. Les générations nouvelles qui s’indignent volontiers, c’est de leur âge, savent-elles que les juifs puis les chrétiens étaient chez eux au Proche-Orient, avant les Arabes musulmans ? Et que ce que l’on nomme aujourd’hui palestinien n’est qu’une dénomination récente sans réalité historique de peuple constitué autre que des Arabes locaux rejetés par les pays arabes voisins pour en faire des réfugiés permanents, quasiment statutaires. Une broutille le halal ? Quelle importance n’est-ce pas (un détail de l’histoire sans doute) que de consommer une viande somme toute identique au non-halal. Même si l’animal a souffert d’une façon ignoble au lieu d’être préalablement assommé. Même si le certificat « halal » suppose un paiement d’ un « savant» de l’islam qui financera les mosquées ? C’est peut-être une broutille pour les jeunes générations  mais cela semble aussi l’être pour des candidats à la présidentielle. La souffrance animale semble aussi de second ordre pour la SPA dont le silence est assourdissant ou pour les ennemis de la chasse ou pour les opposants aux corridas. Même l’hygiène devient un problème négligeable alors que l’abattage rituel est un facteur de risque reconnu de contamination de la viande hachée.

Que les nouvelles générations soient inconscientes de ce qui se développe et se répand sous nos yeux n’a rien pour m’étonner. Mais les adultes, les anciens, ceux qui ont connu autre chose que cette évolution d’une emprise religieuse et politique de plus en plus évidente ! Savent-ils encore où se situe la gauche et la droite ? Sinon dans les clichés qu’ils sont incapables de remettre en cause ? Savent-ils où se situe le racisme ?  ne voulant savoir ni ce qui est expressément écrit dans le Coran quant au sort réservé aux juifs ni ce qui se dit dans les prêches ou ce qui se vit concrètement dans les pays musulmans ?  Les homosexuels bien de chez nous si vigilants sur leurs droits et si revendicatifs en termes d’image n’ont-ils jamais vu leurs semblables pendus aux fenêtres d’immeubles en Iran? En Afghanistan, au Pakistan ?; leur tolérance ne les conduira pas, j’en suis sûr, à lancer une Muslim-pride ! (à entendre : http://www.youtube.com/watch?v=1v3_p3rwstY)

Oui, nous assistons en France et en Europe à une inconscience et une lâcheté qui n’ont d’égales que celles des Français et autres Européens dans les années 30 avec la montée du nazisme.

Nous avons aujourd’hui une montée du nazisme en France et en Europe et ce nazisme-là est nié par la prétendue gauche (quand Méluche dit que Cuba n’est pas une dictature!), le prétendu centre et la prétendue droite tous unis dans l’aveuglement et l’absence de courage.

Ils ne sont même pas capables d’admettre que l’euro était une erreur, que l’échec est patent et que l’on pourrait en sortir de façon coordonnée. Cela ne se fera pas sans peine mais avec d’autant plus de souffrance qu’on sera pris de court. Ils ne sont même pas capables de s’engager dans cette voie difficile mais inévitable ; comment pourraient-ils s’opposer au grand remplacement de la population française ? D’autant qu’ils comptent sur ce nouvel électorat et les entreprises sur une nouvelle main d’œuvre moins exigeante.

Non, ils n’ont pas honte et ils n’ont pas lieu d’avoir honte puisque près de la moitié des électeurs du 1er tour n’ont pas eu honte eux-mêmes de voter pour eux ! Et qu’ils vont se retrouver dimanche prochain. Non, les électeurs n’auront pas honte dimanche de choisir soit l’agité du bocal dont les convictions sont aussi fermes que l’octopus vulgaris capable de changer de couleur selon le milieu, soit le candidat de substitution, le champion de l’évitement encore tout surpris d’être là, allié à un facho de gauche porteur de haine contre ceux qui ne sont pas de son bord et à la vocation liberticide.

Et puis le Hollande n’a-t-il pas dit qu’il n’était pas là uniquement pour défendre ses concitoyens ???

(écoutez : http://www.dailymotion.com/video/xjz0gs_todd-vs-hollande-ko-en-moins-d-une-minute_news#from=embed

Non, moi je n’ai pas honte d’attendre le prochain candidat ou la prochaine candidate

  • qui ramènera en France le pouvoir abandonné à Bruxelles,
  • qui tiendra compte que les Merah potentiels sont nombreux en France, que depuis septembre 2001 il y a eu 18.000 attentats dans le monde d’origine RATP (vous savez, la Religion d’Amour de Tolérance et de Paix),*
  • qui abolira  la double nationalité (sinon j’en demande moi-même une deuxième pour pouvoir choisir mon refuge extérieur si ça va mal ici),
  • qui luttera contre le racisme,
  • qui abolira les lois liberticides (de Pleven à Gayssot)  attentant à la liberté d’opinion.

Bernanos écrivait à ses amis en 1942 : « Ne vous tourmentez donc pas, la France a inventé Jeanne d’Arc, elle a inventé Saint-Just, elle a inventé Clemenceau, elle n’a pas fini d’en inventer ! C’est son affaire ! La nôtre ce serait d’empêcher qu’on les brûle !… »

Roger Kostany


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