Je suis avocat et je refuse de recevoir des personnes ayant une tenue religieuse

J’exerce dans un petit barreau dont l’environnement n’est pas le pire au regard de la « diversité » et ses conséquences, délinquance et islam notamment. Rien à voir avec Marseille ou la Seine Saint Denis. Pourtant ici comme partout, la religion d’amour de tolérance et de paix tisse sa toile patiemment, où se laissent prendre toujours plus de naïves créatures qui volaient vers le vivre ensemble et se retrouvent roulées dans la soie avant d’être servies au festin d’Allah

Les commerces sont de plus en plus nombreux à être rachetés par des musulmans. C’est le cas dans le quartier de la gare des deux cafés-restaurants qui autrefois ne désemplissaient pas. En passant à proximité du premier récemment, mon regard a été attiré par des hommes en kamis et sandales qui palabraient sur le trottoir. Je m’approchai et ne reconnus pas ce lieu où je déjeunais de temps à autre quand j’habitais près de là. Plus une femme, seulement des barbus dont plusieurs en tenue salafiste. Finie l’effervescence des heures de pointe, remplacée par le lent écoulement des heures rythmées par les cinq prières quotidiennes.

En face, son concurrent fait presque figure de gaulois avec son personnel certes barbu, mais habillé à l’européenne, ce qui attire une clientèle moins homogène et un peu plus nombreuse. Merveilleuse diversité de l’offre : désormais le consommateur-roi a le choix dans cette rue entre un restaurant musulman intégriste et un autre « modéré ». Plus belle la vie.

Les rues sont de plus en plus « bigarrées » comme disent les amateurs d’euphémismes islamolâtres. Foulards et autres hidjabs, kamis et sarouels, couleurs neutres et corps informes, s’affichent comme là-bas. Moins belle la France.

Pas seulement dans la rue. Désormais les palais de justice goûtent au charme de la diversité vestimentaire jusque dans leurs salles d’audience. Les professionnels de la justice savent mieux que quiconque combien l’immigration est une chance pour la France. Mais naguère, sur les bancs du public où spectateurs et proches des prévenus assistent impuissants à la répression judiciaire post-colonialiste, on respectait le lieu. A l’entrée de la salle, l’huissier audiencier demandait à chacun (s’il ne l’avait fait spontanément) d’enlever son couvre-chef, comme le veut une règle de politesse ancestrale. Cela valait notamment pour les racailles qui croyaient pouvoir garder leur casquette à visière, y compris pour se faire juger.

Vers la fin des années 90 on a commencé à voir des femmes voilées (foulard, hidjab…) s’asseoir tranquillement dans les rangs du public, et même rester ainsi quand elles étaient jugées. La plus élémentaire dignité de la part de notre société eut été qu’on leur demande d’enlever le haut quand c’est possible, ou de ne pas les admettre dans la salle dans le cas contraire. Mais voilà : cela demande un peu de courage, ingrédient qui face à l’islam se dissout comme l’eau de rose dans le loukoum. Alors on a laissé faire, avec sa conséquence inévitable : on ne demande plus à personne de se découvrir. Car comment justifier une discrimination en faveur des musulmanes ?

Excellent exemple de l’enrichissement censé découler du mélange des cultures. La France s’intègre à ses immigrés en adoptant leurs coutumes, et par là même renonce à celles des siennes qui leur sont contraires, comme cette absurde habitude de se découvrir en certaines circonstances. Désormais le vivre-ensemble remplace le savoir-vivre.

Mais l’éducation des mécréants qui contribuent à la justice n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Chaque victoire encourageant une nouvelle offensive, les cabinets des praticiens libéraux allaient à leur tour devoir s’ouvrir à la tolérance à sens unique. On vit arriver des femmes couvertes de pied en cap au rendez-vous qu’elles avaient pris téléphoniquement, toujours accompagnées, en général d’un homme.

La première fois j’eus un choc. Je me trouvai face à un spectre noir dont même le visage était entièrement recouvert par un voile, qui en l’occurrence était plutôt un voilage, à travers lequel l’apparition m’observait sans même que je puisse voir distinctement ses yeux. Pire que la burqa. J’appris plus tard qu’il s’agissait d’un sitar, qui signifie en arabe « rideau ». J’avoue que la surprise m’empêcha de réagir, et dieu merci (si j’ose dire) ce rendez-vous n’eut pas de lendemain.

Je fus surpris encore trois fois par la suite avant que je me décide à adopter une position de principe. Désormais je refuserais de recevoir toute personne ayant une tenue religieuse ostentatoire. Après tout je suis chez moi et nul n’a le droit de m’imposer sa foi si sa manifestation extérieure me choque.

Plusieurs mois s’écoulèrent avant que j’aie l’occasion de mettre en pratique cette résolution, et la semaine dernière, voilà que se présentent deux femmes dont l’une était habillée à l’européenne quand l’autre était en hidjab marron. Dès l’entrée je leur dis que je suis prêt à recevoir celle des deux normalement habillée mais pas l’autre. Cette dernière consent alors de mauvaise grâce à enlever son voile, ne gardant que le bas du hidjab. Bon, pourquoi pas.

Elles entrent, mais aussitôt dans mon bureau, se répandent en protestations : je faisais de la discrimination, elles allaient porter plainte. Libre à elles, leur dis-je. Il n’y a aucune discrimination puisque je ne refuse nullement de recevoir une musulmane, dès lors qu’elle ne m’impose pas une tenue disant qu’elle veut être perçue d’abord comme telle.

Comme elles avaient besoin de moi elles mirent fin néanmoins à leur discours victimaire pour aborder l’objet du rendez-vous, lequel se déroula parfaitement, et nous nous séparâmes mieux que nous n’avions commencé. A ce jour pas d’autre réaction de leur part.

Mais combien d’auxiliaires de justice (avocats, notaires, huissiers…) adoptent-ils une telle règle de comportement ? A ma connaissance aucun pour l’instant. Et c’est d’autant plus regrettable que l’islamisation de la justice se poursuit sur d’autres terrains.

L’excuse du ramadan

Désormais chaque année, les tribunaux ne peuvent plus ignorer la période du ramadan. Il est de plus en plus fréquent qu’un prévenu qui va comparaître devant une juridiction pénale (tribunaux de police, tribunaux correctionnels, cours d’assises) demande que son affaire soit renvoyée à une date ultérieure parce qu’il est affaibli par le jeûne. Le renvoi est à la discrétion du tribunal, et cette demande est parfois satisfaite.

Le ramadan sert aussi de plus en plus de prétexte aux actes violents pour lesquels un prévenu musulman est jugé. Il est de moins en moins rare qu’un avocat (pas forcément musulman) plaide sur le thème : « mon client musulman était fatigué par le jeûne, il faut le comprendre, il n’a pas supporté telle remarque, tel comportement ». Avec un résultat difficile à apprécier car si pour l’instant aucun jugement (à ma connaissance) n’a osé atténuer officiellement la responsabilité d’un prévenu pour ce motif, il est impossible de savoir dans quelle mesure le dit motif n’est pas retenu par les juges, sans que cela soit dit.

L’islam en prison

L’importance du nombre de détenus musulmans dans les prisons françaises est un secret de polichinelle, et justifierait à lui seul un article entier. Mais ce qui est moins connu, c’est la sollicitude du monde judiciaire à leur égard, en violation flagrante du principe de laïcité. Le 11 décembre 2010, le Conseil Régional du Culte Musulman d’Ile de France organisait à Grigny (91) une table ronde sur le thème « l’exercice du culte musulman en prison ». Outre les dignitaires musulmans, au premier rang desquels le président du CFCM Mohamed Moussaoui, on trouvait notamment parmi les intervenants :

– Le directeur départemental de la sécurité publique de l’Essonne, autrement dit le « patron » de la police dans ce département

– Une magistrate, chargée de l’application des peines au Tribunal de Grande Instance d’Evry

– Un avocat membre du Conseil de l’Ordre et du Conseil National des Barreaux, qui en tant que tel représentait la profession d’avocat

On n’a aucune peine à imaginer le sens des interventions : la stigmatisation et l’ostracisme des musulmans, en prison comme ailleurs sont inacceptables, et il faut prendre des mesures.

Qu’on songe au tollé qu’aurait provoqué la participation des mêmes à un colloque sur l’exercice du culte catholique, ou juif, en présence de prêtres ou de rabbins. Mais lorsqu’il s’agit de l’islam, ce qui est inacceptable chez les autres paraît légitime.

L’islam chez les futurs avocats

Le site dreuz-infos révélait le mois dernier cette information sidérante, relative à l’examen d’entrée à l’Institut d’Etudes Judiciaires de Créteil, où l’on forme les futurs avocats. Il était demandé aux candidats de rédiger une note de synthèse à partir de dix documents qui leur étaient fournis, traitant de… la finance islamique.

http://www.dreuz.info/2012/10/scoop-dreuz-luniversite-de-creteil-prepare-discretement-les-futurs-avocats-a-pratiquer-la-sharia-le-droit-islamique/

Le premier de ces documents n’était ni plus ni moins qu’un verset du coran.

Combien de temps s’écoulera t-il avant qu’on fasse étudier aux candidats, à titre de culture générale, le coran lui-même ? Et on attend avec impatience la suite de l’islamisation judiciaire : la première avocate venant plaider la tête couverte, et la première magistrate siégeant pareillement.

A moins que d’ici là le peuple français fidèle à son histoire, ne dise sèchement aux élites boboïsées, comme Clémenceau : « on ne recule plus ».

Julien Thémis

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