Je trouve que c’était mieux avant que maintenant

Dans le temps, lorsque j’étais adolescent, on jouait aux échecs, au Monopoly, au Risk, à Mille Bornes.

On pratiquait quelques sports. On écoutait aussi de la musique rock.

Mes parents n’aimaient pas le rock, et encore moins le heavy metal. Ils disaient que c’était de la musique satanique. C’est vrai que dans le rock, la thématique du diable est usée jusqu’à la corde.

Mais bon, on en parlait au moins de façon intelligente et inspirée, comme par exemple dans « Sympathy for the Devil » des Rolling Stones ou encore « Number of the Beast » d’Iron Maiden.

Puis le rock et le métal ont fini par disparaître de l’avant-scène musicale. Tout a été balayé par le rap au début des années 90.

Dans le rap français, on ne parle pas vraiment du diable. On y dépeint principalement, c’est le thème récurrent, c’est même un leitmotiv, une jeunesse qui a grandi dans les cités, une jeunesse décrite comme étant défavorisée, pauvre (en dépit des milliards que rapporte annuellement la drogue…), persécutée, condamnée au statut de paria dès la naissance, sans avenir et sans possibilités de s’en sortir, stigmatisée avant même d’avoir ouvert la bouche, discriminée, harcelée, parfois même assassinée par les forces de l’ordre, victime d’une méchante société française réactionnaire, raciste, esclavagiste, faciste, islamophobe, xénophobe et qui vote Front National.

On éructe sa haine de la France, on encourage à la niquer, à agresser les flics, à mettre le feu partout, à casser la gueule aux céfrancs et ainsi de suite.

Sous couvert de « liberté artistique », les rappeurs s’autorisent à dégobiller un formidable lot d’insanités, de menaces et d’injures qui, curieusement, ne leur valent que très rarement des poursuites pénales. Je n’ai pas besoin de vous rappeler qu’on en a traîné d’autres devant les tribunaux pour des paroles bien plus gentilles que celles que s’autorisent ces « artistes » autoproclamés des cités.

La faille magistrale de « l’analyse sociale » de tous ces rappeurs sans le moindre picogramme de talent, c’est qu’elle se limite à leur cage d’escalier, à leur petit univers restreint et limité de cités pourries et gangrenées par les trafics et les rackets en tout genres. A qui la faute d’ailleurs ? aux céfrancs ? ? ?

Leur analyse est aussi absurde que celles de ces ivrognes qui refont inlassablement le monde dans les tavernes.

Il est tellement facile de prétendre qu’on trafique la drogue parce qu’on a pas de travail. Pablo Escobar aurait pu nous tenir le même petit laïus.

Il n’y a pas que les « jeunes » des cités qui galèrent dans la société actuelle. Beaucoup de blancs ayant des niveaux d’études universitaires supérieurs, infiniment plus polis et éduqués qu’eux se retrouvent dans des situations de survie inextricables, voire à la rue pour certains.

J’ai connu plusieurs  jeunes issus des cités lorsque je travaillais au SMIC. La majorité ne tenait d’ailleurs pas le coup bien longtemps.

Comment voulez-vous qu’un « jeune » supporte de ne gagner que 1000 € par mois pour 150 heures de « taf » alors qu’il a toujours été habitué de se les gagner facilement ses 1000 balles en ayant tout juste besoin de se livrer à des petits « bizness » quelques heures par semaine ?

J’ai travaillé avec eux, et je préférais largement me farcir le boulot seul que de me faire pourrir l’ambiance par un ex-délinquant qui essaie utopiquement de se réinsérer sur le marché du travail.

La caractéristique première du délinquant, c’est l’égocentrisme. C’est ce qui fait la différence entre une racaille et un citoyen respectable, si pauvre et démuni soit-il.

La conscience et la morale du délinquant se limite à son petit moi. Il n’hésite pas à pourrir et même à détruire la vie des autres pour satisfaire ses désirs et ses envies.

Ajoutez à cet égocentrisme forcené un ego sur-dimensionné. Il faut qu’on le respecte, sauf que lui ne respecte strictement rien ni personne.

Mais revenons aux « jeux » des « jeunes »…

Arrêter un TVG, rien de grave, il n’y pas « mort d’homme » n’est-ce pas ?

Suffit-il qu’il y ait mort d’homme pour qu’un délit soit grave ? Parce que dans le genre raisonnement de crétin dégénéré, on peut difficilement faire mieux.

Ainsi donc, pour satisfaire quelques « jeunes » qui voulaient s’amuser, des centaines de voyageurs sont arrivés à destination avec deux bonnes heures de retard.

Peut-être y avait-il parmi eux un chirurgien qui devait opérer en urgence ?

Peut-être y avait-il des gens qui se rendaient à des obsèques ?

Mais ce qui est certain, c’est que personne dans ce TVG n’avait deux heures à perdre à glander et à applaudir les « jeunes ».

Qu’est-ce qui est le plus grave en fin de compte ? Imposer 2 heures de retard à des centaines de gens, ou priver quelques « jeunes » de faire le buzz sur Internet ?

Quel sera donc ce prochain jeu que les « jeunes » vont nous inventer pour s’amuser ?

Empêcher un Airbus A330 d’atterrir en investissant la piste de l’aéroport ?

Jean Vaillancourt


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