Jean Robin : J’ai écrit « Le livre noir de la gauche » pour démasquer 150 ans d’imposture

Riposte Laïque : Tu annonces la sortie de ton prochain livre, « Le livre noir de la gauche » édité par Tatamis, ta maison d’édition. Est-ce un choix, ou bien la conséquence du refus d’autres éditeurs d’assumer ce livre ?

Jean Robin : J’ai arrêté de soumettre mes livres à d’autres éditeurs, ils les refusent systématiquement, ou me font signer un contrat (comme Max Milo pour mon livre sur Finkielkraut) puis l’annulent au dernier moment sans raison…
J’ai la chance de pouvoir être maître du début à la fin de la production, tout en étant bien distribué en librairie avec ma maison d’édition, on n’est jamais si bien servi que par soi-même !
Quant à savoir si d’autres éditeurs auraient pu accepter ce livre, oui sans doute, mais si je l’avais écrit sous pseudo. Mes positions sur l’islam, la judéomanie et le libéralisme me ferment beaucoup de portes. La vérité est à ce prix.

 

Riposte Laïque : Pourquoi ce livre ? Est-ce volontaire qu’il sorte quelques mois après l’arrivée de la gauche au pouvoir ?

Jean Robin : J’ai lancé l’idée sur mon site Enquête & Débat le 13 juin 2012, sans savoir que j’en serai finalement l’auteur. L’idée m’en est venue parce que la gauche est en effet revenue au pouvoir, et qu’un tel livre arriverait à point nommé pour la démasquer. C’est toujours plus difficile de tirer sur une ambulance, mais cette fois la gauche a quasiment tous les pouvoirs : Élysée, gouvernement, Assemblée, Sénat, 21 régions sur 22, les mairies de 10 des 12 plus grandes villes (Paris, Lyon, Lille, Toulouse, Montpellier, Nantes, Strasbourg, Rennes, Reims, etc.), les nombreuses mairies communistes, les syndicats communistes ou de gauche (CGT, CFDT, FO, SUD, etc.), l’Education Nationale (socialiste), les médias (80% d’Etat – France Télévisions, Radio France et l’AFP -, le reste hautement subventionné ou dépendant grandement des commandes de l’État comme Bouygues ou Bolloré), les écoles de journalisme (95% des étudiants votent à gauche), la Sécurité Sociale (SS) obligatoire (communiste), l’URSSAF (notez le sigle URSS), le système de retraite par répartition (qu’elle a hérité de Vichy), la plupart des Universités, le monde intellectuel (« les disciples de Bourdieu pullulent » comme me l’a dit Finkielkraut), le monde du showbiz et de la jet-set, l’antiracisme, les associations subventionnées à haute dose, les hauts fonctionnaires, les banques (les 6 plus grandes banques françaises sont dirigées par des Inspecteurs des finances), etc. etc. etc.
Ce livre noir de la gauche permet de les avoir tous dans le même viseur d’un seul coup, et depuis 150 ans, et croyez-moi, en 340 pages c’est un carton plein !

Riposte Laïque : Tu ne caches pas tes sympathies libérales, comme on a pu le voir dans l’interview que tu m’as demandée, il y a quelques mois. Tu penses vraiment que la social-démocratie européenne, voire la gauche Hollande, est dangereusement collectiviste ?

Jean Robin : On pouvait être anti-libéral au moment de Zola, à cause des conditions de travail et de vie de l’époque. Aujourd’hui, être anti-libéral, avec le recul dont nous disposons sur le monde dit développé (qui a laissé une chance au capitalisme) par rapport au monde dit sous-développé (qui ne lui a pas encore laissé sa chance), et l’information au niveau global, national et local, être anti-libéral c’est être contre le progrès. La gauche se dit pour le progrès mais elle est anti-capitaliste et anti-libérale, de Mélenchon à Hollande, de Marine le Pen à Nicolas Dupont-Aignan, de Jean-François Copié-Collé à François-courage-Fillon, donc elle est contre le progrès. L’antilibéralisme est un paupérisme. L’antilibéralisme, quel qu’il soit, a toujours, toujours, toujours mené à la paupérisation, on le sait maintenant, après 200 ans de capitalisme. C’est un peu comme être antisémite après la Shoah, ou pro-islam après les 80 millions de morts en Inde par l’islam entre 1000 et 1525, ce n’est pas acceptable, et ça doit être combattu fermement. Jean-Baptiste Say, un économiste français du 19ème siècle, expliquait déjà que l’entrepreneur est le meilleur ami de l’ouvrier, le 20ème siècle lui a donné raison. Il n’y a presque plus d’ouvriers ni de paysans en France grâce au capitalisme, donc Marx avait tort et la gauche avec lui. Le libéralisme est social, le socialisme est anti-social, tel est le paradoxe qu’il convient d’intégrer au risque de se tromper de route et de stratégie pour la prospérité de notre nation et de nos compatriotes.
La gauche Hollande n’est pas différente de la gauche Mitterrand : elle est électoraliste, démagogique, laxiste, et irresponsable. Mitterrand a connu le tournant de 1983, Hollande connaîtra bientôt le sien… Ou bien la France sera l’Espagne au mieux, la Grèce au pire.

Riposte Laïque : Y a-t-il une expérience de gauche au monde qui trouve grâce à tes yeux ?

Jean Robin : Non. Car contrairement à Jacques Julliard, qui voit 4 gauches (libérale, libertaire, jacobine et collectiviste), je n’en vois que 3.
La première est national-socialiste, elle est incarnée par les courants de Jean-Pierre Chevènement, de Nicolas Dupont-Aignan, de Marine le Pen, d’Alain Soral, de François Asselineau et de quelques autres. Ces gens-là tiennent le même discours et peinent à trouver des différences entre eux, pourtant leurs égos surdimensionnés les empêchent de s’allier, mais ils disent la même chose si on écoute bien. La nation et le socialisme.

Riposte Laïque : Mais enfin, Jean, en qualifiant cette première gauche de national-socialiste, tu sais fort bien que dans l’imaginaire, tu amalgames les personnes que tu cites aux nazis, ce qui est injurieux. D’autre part, en liant Marine Le Pen au mot national-socialisme, n’as-tu pas l’impression de faire du Mélenchon, et de servir la soupe à la gauche et à l’extrême gauche ? Cela ne te pose pas problème ?

Jean Robin : Aux maîtres-censeurs qui voudraient m’empêcher de qualifier ce courant de national-socialiste, sous prétexte que les nazis l’étaient aussi, je ne vois pas en quoi l’expérience nazie interdirait d’accoler les termes national et socialiste, qui représentent deux réalités très claires et précises, et qui ne signifient pas forcément nazi. Mais le nazisme est aussi un socialisme national, donc la parenté est bien là.
La seconde gauche est communiste, et donc complice des 100 millions de morts et bien plus de souffrances encore du communisme, comme on le sait depuis un autre livre noir, le livre noir du communisme.
La troisième est fasciste, on l’a oublié mais le fascisme aussi est de gauche. Cette gauche fasciste est incarnée par le PS, l’UMP, l’antiracisme idéologique de SOS Racisme, de la LICRA ou de la LDH (que vous connaissez bien à Riposte laïque je crois), par la construction européenne qui est un super-État fasciste au-dessus d’États nationaux devenus faibles et obèses notamment par l’électoralisme, l’assistanat et la relance keynésienne inopérante. Cette gauche est racialiste, contre la liberté d’expression, contre le vote et la représentation nationale, et pour l’intégrisme religieux. Je développe tous ces arguments dans un livre dont vous aviez eu la gentillesse de parler à sa sortie en 2010, qui s’intitule La nouvelle extrême-droite et qui a été désigné par le Nouvel Obs comme le livre de référence de la mouvance anti-islam, j’en suis flatté !

Riposte Laïque : Places-tu dans la même continuité le soutien de la gauche à l’islamisation de la France à celui des porteurs de valises au FLN, lors de la guerre d’Algérie ? Considères-tu que c’est une trahison de la même ampleur ?

C’est bien pire ! J’ai écrit un article, où je cite un des chapitres du livre noir de la gauche sur le manque de préparation contre Hitler, et que j’intitule « La gauche de 2012 commet-elle la même erreur qu’en 1936 face au totalitarisme ? » Je laisse à chacun le soin de se faire sa propre opinion, mais le parallèle me semble plutôt clair. Il existe un lobby islamophile dominant aujourd’hui en France, comme il existait un lobby pacifiste dominant entre 1933 et 1939.

Riposte Laïque : Penses-tu que le gouvernement Hollande va te permettre rapidement, si tu devais réimprimer ce livre dans quelques mois, d’y ajouter quelques chapitres ?

Jean Robin : Certainement, mais je prépare dores et déjà une deuxième version du livre, augmentée par tous les éléments que je continue de trouver ou qu’on m’envoie sur les erreurs, horreurs et crimes de la gauche. D’ici 5 ans le livre devrait faire facilement 500 pages, il en fait déjà 380 pour la 1ère édition !

Propos recueillis par Pierre Cassen 

Commander le livre :

http://www.tatamis.fr/sites/journalisme/article/article.php/id/111529
 

 


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