Jean Robin, la délation et la menace de mort

Publié le 19 mars 2013 - par - 4 073 vues
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Jean Robin s’est lancé dans des révélations sur quelqu’un qui écrit sous pseudonyme sur la délinquance, Laurent Obertone.
Révélations allant jusqu’où, il est difficile de le dire, car il faudrait savoir ce que permettent de trouver les pistes qu’il donne, mais les éléments qu’il donne, non seulement un nom de site, mais un nom d’éditeur, paraissent suffisamment précis pour dépasser la simple information sur des opinions politiques, et pour permettre d’aller jusqu’à la révélation de l’identité d’une personne.
Le travail du journaliste est bien d’informer sur les idées défendues par les auteurs, enquêter sur ce point relève bien de ce travail là, mais il s’arrête également là. Si quelqu’un utilise un pseudonyme pour sa sécurité (ce qui est visiblement le cas compte tenu du sujet traité par Obertone) révéler son vrai nom ou donner des éléments suffisamment précis pour permettre sa révélation, constitue une mise en danger d’autrui, moralement abjecte, ce n’est plus du travail de journaliste, c’est du travail de contribution à l’assassinat possible d’autrui.

Jean Robin entre donc dans une forme de délation, qu’il ne s’étonne donc pas du dégoût et de la condamnation morale que son action suscite.
Et voilà qu’il ajoute à cette mauvaise action, le mensonge, en accusant Christine Tasin de menace de mort, alors qu’elle écrit clairement qu’elle parle de combat par les mots uniquement :
 « Voir un site, par son unique animateur, qui, jusqu’à présent, se disait du camp des patriotes, tourner casaque et lécher les babouches du politiquement correct et de la délation aux côtés de Mediapart, c’est de la Haute trahison, tout simplement, ce que le bon sens populaire exprime, par un artifice rhétorique très parlant, en disant : « en temps de guerre, ce serait 12 balles dans la peau ». L’image est parlante, même si elle pue la barbarie de ceux qui, en 44-45, ont rendu une justice sommaire et expéditive ; d’ailleurs nous ne sommes évidemment pas de ceux qui lancent des fatwas, et, d’ailleurs, nous sommes loin de ces situations, le combat se joue encore avec le fabuleux pouvoir des mots, qui permet, de façon plus intelligente et plus efficace qu’avec 12 balles, de « tuer » les traîtres à notre cause.  » 

Le seul qui accroisse le danger de meurtre aujoud’hui, est Jean Robin lui-même, par ses révélations réelles ou fausses.

Elisseievna

Lire également, sur la délation : L’Etat décore une délatrice, Caroline Fourest

http://elisseievna-blog.blogspot.fr/2013/01/letat-decore-une-delatrice-caroline.html

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