J’en ai assez de l’autosatisfaction replète de Caroline Fourest

Suite à la récente sortie des Femen à Notre-Dame à Paris, pour célébrer avec « élégance » la diminution physique d’un homme qui renonce en conséquence à sa charge de chef de l’Eglise catholique, gageons que Caroline Fourest consacrera un emphatique reportage à ces modèles de bon goût. Elle y prouvera peut-être par A + B que « Fuck the Christ » est une métaphore de la liberté ! Cela lui permettra surtout de nous empêcher d’oublier qu’elle existe, des fois qu’on aurait eu la chance d’y parvenir, malgré son omnipotence sur les ondes, les écrans et le papier.

Caroline Fourest, autoproclamée intellectuelle, est cependant indéniablement douée d’intelligence, mâtinée d’une bonne dose de perversité qui force le respect, son visage d’ange comme bouclier dans un monde où l’image prime, ce qu’elle n’ignore pas.

FourestdécoréeSouvenons-nous comment elle réagit jadis sur le plateau d’On n’est pas couché (France 2) face aux chroniqueurs Naulleau et Zemmour. Ce fut un florilège de vanité, railleries et affirmations péremptoires parce que contredite sans ménagement. Soudain, face à des esprits critiques, elle ne pouvait plus imposer sa doxa comme une vérité révélée. Elle paniquait presque, incapable de maintenir une cohérence dans son propos. Car la dame hait au moins autant les contradictions que Dieu et les hommes qui aiment les femmes (et réciproquement !).

Inconséquente, elle énonce des aberrations qu’elle ne reconnait pas avoir dites, avec un merveilleux aplomb. Elle peut ainsi déclarer  sur une chaîne d’information : « Il ya  des hétérosexuels qui font des enfants très tordus, très délinquants. Même dans 98% des cas c’est…c’est ce qui se passe. » Sauf à penser que BFM-TV manipule le direct, ce sont bien là ses propos. Eh bien, mensonges, proteste-t-elle sur son blog (carolinefourest.wordpress.com, écrin de sa glose fielleuse) : ses propos ont été déformés ! Avec de pareilles méthodes, elle a bien failli me rendre sympathique Tarik Ramadan. Au moins pour ça, l’extrémiste abominable que je suis lui en veut !

Au fait, défendre ma culture (que le monde entier m’envie), exiger la liberté de chacun comme un droit inaliénable (dans la mesure où cela ne nuit pas à autrui), est-ce cela l’extrémisme ? L’extrémisme, n’est-ce pas défiler seins nus sur le parvis de Notre-Dame et à l’intérieur (parce que c’est tout de même plus facile de le faire là-bas que devant une mosquée de Seine Saint-Denis !) en insultant les petites gens qui viennent chaque jour prier dans la cathédrale ? Je les ai souvent vues ces vieilles personnes qui s’agenouillent pour prier, ces hommes et femmes de tous les continents et de toutes les couleurs qui demandent secours à leur Dieu et que leurs modestes vêtements ne désignent pas comme des nantis issus des milieux catholiques intégristes (qui existent, ne nous le cachons pas). Sont-ce là ces fanatiques que Caroline Fourest nous brandit comme une menace et qui nécessitent qu’on les agresse à la sortie de leur recueillement ?

Les Femen, par contre, sont des extrémistes dont la violence n’est bridée que par la crainte de sanctions judiciaires. Et si la justice les traite avec la même « sévérité » qu’une certaine jeunesse exotique et ultraviolente, ça promet pour l’avenir ! Tout croyant que je suis, je n’aime pas Civitas et son idéologie sous-jacente (car elle ne saurait être l’expression de la foi telle que je me la représente). Pour autant, j’ai vu les images de leur manifestation contre « le mariage pour tous », et j’ai pu constater la rage des Femen et de Caroline Fourest. Hélas, la violence appelant la violence, il était inévitable qu’il y ait des échanges de coups. Cela me fait dire que Caroline Fourest s’est rendue ce jour-là coupable d’incitation à la haine, tout comme ses nouvelles protégées, venues casser du catho, leur proie favorite (et bien moins mortelle que les islamistes).

Sauf que Caroline Fourest a droit à la diffusion de son film à charge sur une chaîne publique, payée avec les impôts de citoyens, dont la plupart jugent obscène au passage l’intervention des Femen sur le parvis de Notre-Dame. Pourtant sous le coup d’une plainte de l’AGRIF (Alliance générale contre le Racisme et pour le respect de l’Identité Française et chrétienne) pour  « complicité de violences aggravées » lors de ladite manifestation, elle pourra en toute impunité monopoliser la télévision nationale et imposer son point de vue calomnieux sans que la partie adverse jouisse des mêmes droits. Après cela, les journalistes français se plaindront de leur discrédit auprès de la population !

Dans un entretien accordé au Monde, elle évoque sa série de documentaires diffusés sur France 5, Les réseaux de l’extrême, déclarant : « Nous aurions pu traiter des intégristes catholiques mais nous leur avons préféré  » Les Obsédés du complot «  car cette série s’adresse à ceux qui, éventuellement séduits par des producteurs d’informations sur Internet mal intentionnés, peuvent avoir envie de savoir qui leur parle. ». Vous aurez compris, rédacteurs et lecteurs de Riposte laïque, que ceci vous concerne directement !

Eric Zemmour avait fort justement résumé l’état d’esprit de Caroline Fourest en déclarant ceci : « C’est assez intéressant parce que dans votre discours il suinte en permanence une autosatisfaction replète ». Le chroniqueur expliquait plus loin qu’elle se servait de l’intégrisme comme d’ « un concept fourre-tout ». Pas mieux !

Et je crois que son reportage intitulé Marine Le Pen, l’héritière, est archétypal de son travail de sape. Marine Le Pen y est déshumanisée jusque dans ses expériences les plus traumatisantes. Il faut en faire une bête immonde, sur fond de musique angoissante, semblable à celles qui accompagnent en général les documentaires consacrés aux régimes totalitaires. Mais ce n’est là qu’un hasard fortuit !? Tout au long du reportage, Caroline Fourest tord les faits, tel un métallurgiste, pour leur donner la forme de son choix. C’est là sa marque de fabrique, et ça ne saurait être du journalisme d’investigation. N’est pas Bob Woodward ou Carl Bernstein qui veut !

Et si, malgré tous mes griefs, j’admettais que Caroline Fourest se bat pour la reconnaissance intellectuelle, je dirais que : « Chacun se bat pour acquérir ce qu’il n’a pas » (Surcouf) !

Charles Demassieux


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