J’engueule Loulou, 2 ans… pendant que des fillettes « diverses » volent des offrandes païennes

Samedi 22 décembre 2012. Le Hameau du Père Noël à Andilly en Haute-Savoie est en ébullition. Dans quelques minutes, le Maitre des lieux va sortir de son sommeil -qu’a-t-il fait de sa nuit pour se lever à 19h ?- et circuler parmi les centaines de visiteurs venus en famille.

C’est un endroit hors du temps et des codes. Il y souffle l’Esprit de Noël et chacun joue le jeu. Parents, enfants,  et le jeune personnel au top de la figuration. Bon la neige manque un peu, mal remplacée par une pluie froide et pénétrante qui salit les pieds et mouille les joues des enfants.

Le religieux n’est nulle part. C’est plutôt le rouge, le bois et la lumière sous toutes les formes. Un train électrique court au plafond et des souris malicieuses grignotent pour l’éternité un gros bloc d’emmental (ben oui, y’a des trous…). L’imaginaire nordique des contes enfantins est sous nos yeux. Des gosses hurlent à tue-tête « Petit Papa Noël » au milieu des marches en demandant à des familles inconnues de reprendre en chœur. Ce qui se fait sans problème. Ne manque qu’une odeur de feu de bois et quelques vrais lutins au travail. On n’a vu d’eux que leurs petits lits ou leur garde-robe à sécher.

Alors, quand nous nous posons au pied de l’escalier pour la descente magistrale du Père Noël, je me réjouit naïvement de voir qu’une famille nord-africaine (nous sommes entre Annemasse et Annecy et leur présence est forte depuis quelques décennies dans le département) représentée par trois ou quatre générations de fillettes, de jeunes filles et de femmes, joue le jeu de l’intégration culturelle et partage ce moment de Paix et d’Amour dont on nous assure que ce sont les valeurs fondamentales de la nouvelle religion qui monte.

Las, j’ai vite perdu mes illusions en traversant la salle des totottes. Ici,  les ex-bébés deviennent de grands enfants en abandonnant à toujours leur sucette dans un grand coffre. Ils emmargent alors sur le grand registre, avec en échange la promesse d’un repas chaud pour un enfant du tiers-monde. Ca doit marcher car des milliers de totottes emplissent les tables, les sapins, les coffres et les panières… Il y a même la tototte de Superman, de Mickey, des Dalton, de l’Homme Invisible, etc. C’est dire si l’endroit est sacré.

Pourquoi alors a-t-il fallu que ces fillettes dont je m’étais réjoui de la présence se mettent à subtiliser les offrandes païennes ? Et qu’elles glissent des totottes trop sucées et même pas belles dans leurs poches… Sous le regard si peu réprobateur d’une mère qui se contente de limiter le nombre des prélèvements, avec le silence complice des grandes sœurs et de la grand-mère. Est-ce là le juste prix de la repentance éternelle pour lequel elles se font collectrices autoproclamées ? Ce sera donc toujours ça de repris à cette société française qui les rejette… Je ne vois pas d’autre explication.

Pendant ce temps, j’engueule Loulou, 2 ans, afin de lui faire comprendre qu’il est dans un sanctuaire et qu’on doit respecter les lieux et l’Esprit de Noël. Et que bientôt…

Alain Charrier


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