La collabobosphère complice de l’ultra-libéralisme

Les journaleux de gauche comme ceux du quotidien de révérences Le Monde ou ceux de Marianne s’inquiètent de la montée de l’inquiétude des Français face notamment à l’immigration d’après l’enquête du Cevipof.

Ainsi Nicolas Domenach rend responsables de cette inquiétude les quelques penseurs de droite (Zemmour, Roufol, Ménard…) qui osent penser à contre-courant de la collabobosphère dont il est un des membres éminents. Il disserte sur « la beaufitude de comptoirs » de ceux qui ne magnifient pas la France de la diversité, sur le « narcissisme obsessionnel » de ceux qui nient l’apport sans équivalent de l’immigration à notre pays, de « la peur qui tient lieu de pensée » aux Français de souche qui ne suivent pas le chemin lumineux tracés par les « élites » médiâcratiques, politiques, pipoles, « intellectuelles ».

Nicolas Domenach est le type même de ces fléaux bien-pensants à l’analyse sclérosée aux schémas archaïques. Ces psittacistes qui se considèrent non comme les mutin de Panurge qu’ils sont, mais comme des héros de la pensée contemporaine combattant le Mal. « Encore un siècle de journalisme et tous les mots pueront », disait Nietzsche. Domenach en est la preuve vivante.

Jack Dion, c’est un début, dans Marianne, commence à s’interroger « sur la responsabilité de ceux qui vivant à l’écart des banlieues populaires se donnent bonne conscience en étant des adeptes de l’immigration libre dont rêve le patronat ». Ces fameux bobos qui se permettent de donner des leçons « aux beaufs de comptoir ».

Depuis le début des années 70, les supposées élites se sont emparées du pouvoir culturel. Et au nom d’un copinage aussi bien intellectuel que physique (voir le documentaire sur « Les nouveaux chiens de garde » de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat), elles se sont non seulement coupées du peuple, mais sont entrées en guerre contre lui, l’accusant de tous les prétendus maux contemporains : racisme, islamophobie, moralisme, homophobie… (Rappelons-nous le rapport de la fondation Terra Nova de 2011 entérinant un « divorce » entre la gauche et la classe ouvrière et proposant de s’appuyer sur des électorats bobos, immigrés et féminins). Cette nouvelle trahison des clercs anéantit durablement toute révolte sociale car ceux qui, autrefois la portait, ne défendent maintenant plus que leurs intérêts narcissiques et égotistes, à l’exemple, chez Marianne d’un Macé-Scaron, plagiaire notoire, roulant ses muscles tatoués pour la défense de son intérêt personnel concernant le mariage homosexuel.

Soutenant le multiculturalisme, le relativisme, des combats sociétaux ridicules, la collabobosphère (ces classes moyennes de nos grandes villes) masque ainsi que ses intérêts sont solidaires de ceux des élites économiques plutôt que de ceux des milieux populaires « gaulois » (comme aime les qualifier Libération). En d’autres termes, la collabobosphère n’est pas un épisode de l’histoire des idées, mais un épisode de la lutte des classes. L’ultra-libéralisme préfère qu’on lutte contre le racisme et l’homophobie que contre l’ultra-libéralisme.

Marcus Graven

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