La domination des musulmans sur le monde est une utopie

Nous nous ne partageons pas l’optimisme de Tal’at Radwân (*) quand il qualifie d’utopique la domination des musulmans sur le monde. L’optimisme peut  conduire à la passivité. L’histoire nous démontre que le retour à la barbarie d’un monde civilisé est déjà intervenu. Si, actuellement, le monde libre  persiste à ignorer la stratégie de l’islam que l’auteur nous révèle par de multiples références puisées dans les textes mêmes au sujet de la vision que cette « religion » envisage d’appliquer, alors la domination de l’internationale fasciste islamique ne sera pas une utopie mais une réalité. C’est par la lâcheté de l’Occident, lui-même abandonné, sinon vendu par ses élites que l’apocalypse sera au rendez-vous. Notre espoir est dans les patriotes de tous bords qui étaient sur le pavé entre Denfert et la Place d’Italie le 10 novembre dernier. Les digues de la crainte se sont fissurées et le combat attend tous les Français.(NDT)

Alors que les peuples civilisés sur notre planète  (en Inde, en Chine, en Europe, en Amérique du Nord et du Sud etc.) se préoccupent d’assurer en tous lieux la liberté, la croissance économique, la défense des droits de l’homme, de mener encore plus de recherches scientifiques pour éradiquer toutes les maladies qui menacent la vie des humains (tuberculose, cancer etc.) et de faire plus de découvertes médicales dont tout homme profite sur notre planète terre, pendant ce temps, les fondamentalistes islamiques sont animés d’un rêve béat et malade : « Il est impérieux que l’islam domine toutes les régions de notre globe terrestre ». Pour que ce rêve se réalise, il lui faut une condition nécessaire à savoir que tous les peuples du monde se convertissent à l’islam. Mais si cette condition n’est pas réalisée, nous nous trouverons face à une occupation colonialiste par laquelle les non-musulmans se soumettront aux musulmans qui ont envahi leurs territoires.

Je rédige ces lignes tout en connaissant la nature de ce misérable et noir fantasme  et en sachant que le sort de l’histoire, même s’il a un parcours en colimaçon, ne fait pas marche arrière. Mais en même temps, je suis tourmenté par la montée de l’expansion islamique en Europe où les musulmans (tout particulièrement les arabes) refusent de s’intégrer dans la société européenne qui leur a procuré un droit de séjour, un droit au travail et même le droit à la citoyenneté à tel point que des musulmans occupent de hautes fonctions. Malgré tous ces droits qu’ils n’obtiennent même pas dans leurs pays d’origine, ils persistent à avancer dans le sens opposé au mouvement de l’histoire et voient que leur vrai bonheur ne se réalisera que s’ils imposent leur croyances religieuses à la société où ils ont immigré de leur propre gré. C’est qu’ils ne se satisfont pas de ce qu’ils ont obtenu comme droits, de pratiquer leur religion, de se vouer à leur culte, de construire des mosquées etc … mais qu’ils  ambitionnent à plus que cela : ainsi  refuser les coutumes et la culture de la société où ils vivent en imposant le niqab, l’égorgement des moutons dans la rue lors de la fête al-Adha, en dressant les minarets au-dessus des mosquées (malgré le fait qu’au début de l’islam les mosquées étaient sans minaret), en installant des haut-parleurs sur les mosquées, en priant dans les rues et sur les places. Ils procèdent ainsi, sachant qu’un état arabe (l’Arabie Saoudite) ne permet pas la construction d’églises sur son sol et qu’un état comme l’Égypte (du fait de la domination des fondamentalistes sur la culture en usage depuis juillet 1952) dresse des obstacles pour les chrétiens, soit dans la construction de nouvelles églises soit dans la restauration ou la réparation des anciennes.

Mais ce qui est plus dangereux, c’est ce que j’ai entendu d’amis ou de parents éclairés qui travaillent en Europe qui ont remarqué que la plupart des familles musulmanes/arabes inculquent à leurs enfants la haine de la société européenne. Le prétexte dominant est qu’il s’agit d’une société de mécréants (كفّار) et que les chrétiens sont des associants car ils croient en la Trinité ce qui est contre l’unicité divine dans l’islam. Après ces notions préliminaires, vient le conseil final des parents à leurs enfants : Ne tenez pas compagnie aux enfants des chrétiens, ne les prenez pas comme amis, ne mangez pas avec eux, ne jouez pas avec eux. La conséquence est double : les enfants musulmans se coupent de la société dans laquelle ils vivent, ce qui augmente leur sentiment d’être immigrés, et amplifie leur sentiment d’être exclus. En même temps, l’enfant européen grandit avec un sentiment profond inhabituel et étranger à la société qui a vu grandir et vivre ses parents et ses aînés. Ces sentiments refoulés poursuivent leur croissance jusqu’à ce que l’enfant atteigne sa maturité. Il perçoit alors qu’il vit dans une société divisée, que cette société n’est plus une société unique, homogène. Il s’ensuit que (selon les affirmations des sociologues et des anthropologues) la société manque son principal élément constituant : le projet national et le but patriotique qui rassemble tous les enfants de la nation, faisant abstraction de leurs croyances religieuses ou confessionnelles. C’est l’un des principes des droits universels de l’homme avec lesquels ils ont grandi.

L’insistance des musulmans à s’auto-discriminer dans la société européenne a créé le plus dangereux des virus sociaux : l’intolérance. Cette racine de l’intolérance  remonte d’abord au Coran qui a jeté l’anathème sur les chrétiens (sourate al-Mâ’ida,17, 72, 73), a interdit de prendre des alliés parmi les juifs et les chrétiens (sourate al-Mâ’ida, 51, Âl-‘Umrân, 28) et, en conséquence a incité au meurtre de ceux qui ont été déclarés mécréants, car le Coran dit : « Ô vous qui croyez ! Combattez ceux des mécréants qui sont près de vous ; et qu’ils trouvent de la dureté en vous […] ». Ce verset, selon l’avis des exégètes du Coran, ne s’arrête pas aux mécréants de la tribu de Koreish et ne s’adresse pas à eux seuls. Il les dépasse pour inclure tous les autres mécréants des temps futurs. Le Coran fait aussi la distinction entre musulmans et criminels : « Traiterons-nous les soumis [à Allah] à la manière des criminels ? » (al-Qalam, 35). Ce verset place les musulmans sur un autre plan que les criminels. Et selon la logique, c’est que « les non-musulmans sont forcément des criminels » et que « les musulmans sont forcément non criminels ». Et comme le musulman, et surtout le  fondamentaliste, croit que le Coran ne peut comporter de mensonge, le croyant se doit de prendre pour vrai tout ce que le Coran contient. Dans son exégèse du verset « La religion acceptée d’Allah, c’est l’islam » (Âl-‘Umrân,19), Ibn Kathir dit : « C’est une annonce du Très-Haut que nulle religion acceptée de quelqu’un n’est autre que l’islam ». De même le verset 85 de la même sourate : « Et quiconque qui désire une religion autre que l’islam ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants ». Et pour distinguer les musulmans du reste des humains, le verset 110 de la même sourate stipule : « Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes ».

La deuxième référence, en plus du Coran, ce sont les hadiths de Mahomet comme  celui-ci : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Mohammad est l’envoyé d’Allah ». Il est cité dans les deux Sahih (1) (2). Dans un hadith fiable, le prophète dit : « Ne questionnez pas les gens du Livre en quoi que ce soit, ils ne vous guideront pas car ils ont perdu (le chemin) etc … ». Dans l’Histoire de Tabari et la Sira alépine, le prophète a dit  qu’il « appelle le peuple de Koreich à parler une langue telle que les arabes leur seront reconnaissants et par laquelle ils régneront sur eux (les ‘ajam العجم)». Dans la langue arabe, les ‘ajam العجم sont des bêtes, les ‘ajam sont contre les arabes, les ‘ajam sont tous ceux qui ne parlent pas l’arabe (3). Et le prophète dit ensuite : « Je suis né une seconde fois par le glaive, le bien passe par le glaive et ma oumma est la meilleure tant qu’elle porte le glaive » et aussi : «  Si vous vous êtes échangé un crédit et que vous avez pris les queues des bœufs et que vous vous êtes contentés de cultiver la terre en abandonnant le jihâd, vous serez humiliés par Allah et il ne retirera cette humiliation que lorsque vous retournerez à votre religion ». Il a dit aussi : « Celui qui combat pour que la parole d’Allah soit la plus haute est sur la voie d’Allah » et  aussi : « Quiconque qui n’a pas pratiqué la razzia, n’a pas formé un conquérant et n’a pas donné un conquérant dans sa descendance, Allah lui enverra une calamité avant la résurrection » et « Quiconque qui meurt sans avoir pratiqué la razzia, qui ne s’est pas posé la question de la razzia, mourra parmi les hypocrites. » (5)

Cette racine historique a été happée par Hassan al-Banna (6) et les Frères Musulmans qui ont ainsi fondé leur mission sur « la chasse à la juiverie maligne et la lutte avec la chrétienté. Grâce à l’islam, l’ombre de la juiverie et de la chrétienté a épargné l’Asie et l’Afrique et ils se sont repliés sur l’Europe sous l’égide de l’état romain … Il persiste un état islamique à l’ouest de l’Europe …, la flotte musulmane sillonne la Mer Méditerranée et la Mer Rouge jusqu’à ce qu’elles constituent ensemble un lac musulman. » (7). ‘Abd al-Kader ‘Aoudeh a dit : « La nature de l’islam est de s’élever et que rien ne s’élève au-dessus de lui, d’imposer sa gouvernance sur les états et d’étendre sa domination sur le monde entier. » (8).

Si nous revenons à notre misérable temps, nous constatons que Mohammad Morsi, avant qu’il ne soit élu à la présidence, avait déclaré : « Nous allons renouveler la conquête musulmane en Égypte » (9). Si, selon son point de vue, l’islam n’a pas pénétré l’Égypte, il serait préférable de commencer par la conquête (la razzia) de l’Europe. Dans le même sens, on trouve ce propos de Tarek el-Bashri : « L’Égypte a besoin de compléter son islamisation » (10). Khayrat al-Shâter (11) a été plus clair car il a déclaré : « La Confrérie s’apprête au gouvernement islamique en vue de parvenir à l’étape de la domination du monde » (12). De même : « Les Frères musulmans n’accepteront pas que le poste de chef de l’État soit occupé par un chrétien ou une femme » (13). Ces propos que nous avons cités ne sont que des exemples et ne sont pas là à titre exhaustif.

Ce discours hautain et extrémiste en Égypte a des défenseurs qui vivent en Europe sous des appellations diverses du style «  Centres de recherche islamique ». Ils répercutent leurs instructions sur les sociétés mécréantes. L’islam a divisé les peuples en deux catégories (14 et 15) : les croyants = musulmans et les mécréants = non musulmans, qui s’appliquent partout dans le monde. Si j’avais à émettre un avis sur la situation des musulmans en Europe en vue de réaliser la stabilité sociale, je souhaiterais que les libéraux (des musulmans) aient la paternité d’un discours des Lumières fondé sur la séparation de la croyance religieuse et de l’appartenance nationale et que l’homme (musulman), déterminé face à ses croyances où il mélange le religieux et le national et qui persiste à lancer l’anathème sur la société qui a accepté son immigration, l’a hébergé et l’a employé etc. … devrait, selon la raison et la logique, rentrer dans sa patrie d’origine s’il ne peut vivre dans une société où la culture, les us et coutumes contredisent ses croyances. 

Traduit de l’arabe

Par Bernard Dick

 

(*)Tal’at Radwân 07/11/2012 : http://www.ssrcaw.org/ar/print.art?aid=331378&ac=2

(1) Sahih : un corpus de hadiths considéré comme fiable

(2) Transmis du calife Omar cité dans les deux Sahihs et le Sahih al-Mousnid N° 12643 – Ibn Kathir T2, p 1338-39

(3) Mokhtar al-Sahah, imprimerie al-Amiriyya, Égypte, 1911, p. 440

(4) Cité par Ahmad et corrigé par al-Hakem

(5) Abou Da’oud, Mouslim, al-Nisâ’i, al-Tirmizi, et al-Boukhari

(6) Fondateur des Frères Musulmans en 1928, en Égypte

(7) Le cheikh Hassan al-Banna et son école, Dr Ra’ouf Chalabi, p. 324

(8) Al-Sayyed Yousef, Les Frères Musulmans et les racines de l’extrémisme, Institut du livre égyptien, 1999, p. 579

(9)  Mâjid ‘Atiyyeh, Watani, 6/05/2012

(10) Samir Farid, al-Masri al’Yaoum, 12/07/2011

(11) Un ancien Guide de Frères musulmans

(12) Al-Shourouk al-Masryya  23/04/2011

(14) Al-Masri al’Yaoum, 24/04/2011

(15) L’auteur a utilisé le mot Foustat, nom historique du Caire, ce qui signifie littéralement : « 2 Caires, donc 2 cités, 2 tentes … »

 

 

 

 

 

 

 

 

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