La France est devenue le paradis des voyous

La presse persiste à parler d’un jeune chauffard ayant tué deux policiers de la BAC sur le périphérique, après les avoir percutés à grande vitesse avec un 4X4. Non ! Assez d’hypocrisie, assez de mensonges sur la réalité de la délinquance en France et sur les origines des criminels. Quand on circule sans permis sous l’emprise de l’alcool dans un 4×4 de luxe, qu’on refuse de se soumettre à un contrôle de police, qu’on est un multirécidiviste condamné à six reprises et qu’on percute volontairement une voiture de police à 150 km / heure, sans laisser la moindre trace freinage sur la chaussée, c’est qu’on est un criminel ayant eu la ferme intention de tuer. Nier cette réalité c’est se rendre complice d’un tueur et c’est insulter les familles des malheureuses victimes. Car ce drame qui endeuille une nouvelle fois la police laisse des veuves et des orphelins, ne l’oublions pas !

Comme toujours, on aura eu droit aux larmes de crocodile des politiques, à la ferme condamnation de cet acte barbare par le ministre de l’Intérieur, qui promet une sanction exemplaire ! Eternel discours sans lendemain. Car où est la dissuasion quand un multirécidiviste n’est jamais condamné ? Où est la dissuasion quand la ministre de la justice veut vider les prisons et victimise les délinquants ? Où est la justice quand la société légifère pour accorder toujours plus de droits aux voyous et oublie les victimes ? Ce pays court à la catastrophe avec son laxisme judiciaire qui n’a que trop duré. A force de ne plus condamner les délinquants par peur de représailles et d’émeutes, à force d’abandonner des quartiers entiers aux caïds de la drogue, à force de donner des consignes aux forces de l’ordre pour qu’elles affichent un profil bas et ferment les yeux sur tous les trafics et actes délictueux dans les quartiers sensibles, la société retourne peu à peu à la barbarie. Il y a trente ans on ne réglait pas ses comptes à la Kalachnikov dans les rues de Marseille, on ne tirait pas sur les policiers avec des armes de guerre, on ne tabassait pas à mort les représentants de la loi, on ne les menaçait pas de représailles au point de les obliger à déménager.

Il y a trente ans la France n’était pas le far West et on n’attaquait pas les TGV ou les bus pour détrousser les voyageurs, comme dans une diligence. Il y a trente ans l’Etat ne capitulait pas et les voyous changeaient de trottoir quand ils voyaient un policier. Aujourd’hui, pour arrêter un dealer de quinze ans au petit matin, il faut un dispositif de 200 policiers armés jusqu’aux dents, là où deux gendarmes suffisaient dans les années cinquante. La culture de l’excuse et du tout préventif a fini par assurer les délinquants de l’impunité la plus totale, faisant de la France un des pays les moins sûrs de l’Europe occidentale. Jusqu’où irons nous dans le renoncement permanent et la lâcheté ?

Il y a en France un meurtre toutes les douze heures, un viol toutes les 7 minutes, un vol de voiture toutes les 3 minutes, un cambriolage toutes les 90 secondes, une agression physique toutes les 43 secondes, un vol toutes les 7 secondes. Soit un crime ou délit toutes les 2 secondes. Quinze gendarmes et policiers meurent en moyenne chaque année dans l’exercice de leur fonction, soit en dix ans deux fois plus que de soldats morts en Afghanistan depuis 2003. Quant à la riposte du gouvernement et sa la réelle volonté de déclarer la guerre aux voyous autrement qu’en paroles,  elle se mesure au nombre de détenus dans nos prisons. La France est non seulement le pays qui a proportionnellement le moins de délinquants internés, en comparaison avec nos principaux voisins qui n’ont pourtant rien de dictatures, mais de plus, la garde des sceaux veut vider les prisons et annule tout le programme de nouvelles constructions prévu par la droite ! Mais 80000 peines de prison sont toujours en attente d’exécution faute de place ! Avec une délinquance multipliée par 5 depuis les années soixante, la France est bel et bien devenue le paradis des voyous, où 56% des citoyens ne se sentent plus en sécurité nulle part, selon un récent sondage. Mais pour les socialistes, que peut peser un tel sondage ?

Il ne fait que refléter un vague sentiment d’insécurité bien loin des réalités ! Refrain connu  que nous fredonnent depuis des lustres, nos sociologues bien à l’abri dans leur quartiers tranquilles….. jusqu’au jour, pas si lointain, où la peur aura gagné aussi les beaux quartiers !

Jacques Guillemain


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