La plus grande fête du christianisme n’est pas Noël, mais Pâques

Noël c’est quoi? C’est la plus grande fête du christianisme. Archifaux !

La plus grande fête du christianisme c’est Pâques c’est-à-dire la résurrection. Jésus meurt sur la croix mais, surtout, il ressuscite. C’est ça le nœud du christianisme. C’est le pendant européen de nombreuses autres mythologies parmi lesquelles celles de Nimrod, Ninus, Semiramis, Tammus, Osiris, Isis, Horus, même Quetzalcoatl et bien d’autres, non seulement à Babylone ou en Egypte mais aussi en Inde, Chine etc.  Krishna dans les bras de sa mère n’est-ce pas Jésus dans les bras de Marie? C’est le Cycle du Dieu Soleil, universel.

Mais au delà de notre symbolique chrétienne il y a beaucoup plus. Il faut lire l’article consacré à “Jésus” sur wikipedia mais aussi « Jésus après Jésus, les origines du christianisme » de Mordillat et Prieur.

De la vie de Jésus on sait peu de choses. Les évangiles ne sont pas des biographies, mais des textes pédagogiques destinés à expliquer des notions religieuses/philosophiques.

Jésus n’a pas inventé le christianisme, celui-ci a été élaboré par les penseurs et théologiens chrétiens tout au long des siècles et des conciles.

La pensée chrétienne s’est répandue lentement en Europe et s’est coulée par dessus les religions locales existantes. Le baptême de Clovis (qui constitue une officialisation du christianisme en France) a lieu le 25 décembre 498 … tiens tiens… le 25 décembre… le jour de Noël…

Mais le 25 décembre c’est quoi? En fait c’est le 21 décembre qui est important car c’est le solstice d’hiver c’est-à-dire le jour le plus court où le soleil est au plus bas au dessus de l’horizon, les jours arrêtent de raccourcir, le soleil recommence à s’élever et les jours recommencent à s’allonger. C’est la fête du retour du soleil, la fête de la lumière et puisque Jésus est “la lumière du monde” les chrétiens en ont fait la fête de Jésus… Il faut lire “Mythologie chrétienne” de Philippe Walter (éd. Imago ISBN 2 911416 78 3 )pour comprendre comment la religion chrétienne s’est moulée par dessus les croyances qui existaient au par avant tout en suivant la directive que le “Pape Grégoire donne à saint Augustin de Cantorbéry qui évangélisait les Angles en Angleterre au début du VIII° siècle : ne pas détruire les temples existants, mais guider les gens, du culte des idoles vers la louange du vrai Dieu”

Or, comme l’explique E.G. Ban dans “The Constant Feud” dans les pays désertiques les conditions de vie sont tellement drastiques qu’on ne peut que se prosterner en disant « que ta volonté soit faite »…et s’abandonner au « si Dieu le veut »… Par contre dans nos contrées riches de leurs quatre saisons, prospères de cultures et d’élevages, il y a une infinité de divinités à implorer, remercier, craindre, flatter, amadouer pour recevoir assez mais pas trop de pluie, pour que les sources ne se tarissent pas, que le soleil soit assez mais pas trop chaud, conjurer les épidémies, remercier après de bonnes récoltes, apaiser la fureur des divinités qui punissent avec des catastrophes… Une pléiade de divinités « païennes » qui vont être relayées par les saints patrons « chrétiens » à invoquer pour chaque aspect de la vie quotidienne.

Les quatre événements principaux de l’année sont le jour le plus court suivi de la renaissance du soleil: solstice d’hiver : 21 décembre : Noël , puis l’égalité entre le jour et la nuit équinoxe de printemps : 21 mars : Pâques , ensuite le jour le plus long et la nuit la plus courte : solstice d’été :21 juin : Saint Jean  et à nouveau l’égalité entre le jour et la nuit : équinoxe d’automne : 21 septembre, c’est la période des récoltes mais aussi celle de la chute des graines qui vont pénétrer dans la terre, y hiverner, se préparer à germer et à renaitre au printemps suivant… Les solstices sont présidés par Jésus et par son pendant Jean le baptiste.

Si la célébration de la naissance de la  “Lumière du Monde” a été fixée en concomitance avec le  solstice d’hiver, la Résurrectiona été fixée à l’équinoxe du printemps : Pâques se célèbre le premier dimanche après la première pleine lune après l’équinoxe de printemps… Mais oui la nature est morte durant l’hiver et elle ressuscite à l’équinoxe du printemps.

Et la crèche alors? Ce serait saint François d’Assises qui en 1223 aurait représenté la nativité sous forme de crèche pour montrer aux gens dans quelle humilité est né le “Sauveur du Monde”. Au solstice d’hiver toute la nature vagit dans un humble berceau…

Quant au sapin, il a de tous temps et en tous lieux été le symbole de la résistance, de la vie qui continue car il ne perd pas ses feuilles, il tient bon, il reste vert et dans notre culture le vert est la couleur de l’espoir donc du futur. On le décore, ainsi il fleurit, orné de bougies et de boules colorées. Plus on va vers le nord plus la lumière est célébrée…Car, contrairement aux « pays imbéciles où jamais il ne pleut » comme disait Brassens, plus on va vers le nord plus la lumière et la chaleur du soleil sont précieux.

Le repas de Noël ? C’est la récompense : pendant toute l’année l’homme a semé, fait germer, soigné, protégé, arrosé, fait grandir, murir, a récolté, engrangé… et voilà qu’au cœur de l’hiver son garde manger est bien garni et il le célèbre car il le mérite puisque c’est le fruit de son travail. L’année va recommencer, autour de soi on remercie et on échange des cadeaux, on souhaite une bonne nouvelle année et on échange des vœux. Un nouveau cycle commence.

Alors, quand sur la Grand-Placede Bruxelles on remplace le sapin par une construction psychédélique, quand surla Grand Placede Locarno on remplace la crèche par une piste de patinage… quand sur les marchés de Noël on trouve de la camelote made in China… et de la musique sud américaine au lieu des chants traditionnels, quand on confond saint Nicolas de Bari, le patron des enfants, célébré le 6 décembre avec le Père Noël importé des USA… on est très loin du compte…

Si nous connaissions notre Histoire, si nous comprenions nos symboles et nos traditions, le combat contre l’islamisation serait superflu.

Quand nos symboles sont compris, loin des bigoteries et des superstitions, nos traditions sont belles, elles sont justifiées, elles sont fondées et elles doivent être respectées et perpétuées.

Anne Lauwaert


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