La supercherie démocratique

La rue ne gouvernera pas ! La démocratie a parlé ! Et autres slogans visant à faire taire le peuple. On relèvera toutefois que lorsque la gauche était battue elle n’hésitait pas à rejeter le choix « démocratique » obtenu dans les mêmes conditions en foulant plus souvent qu’à son tour les avenues des grandes villes. Il est indéniable que dans ce domaine elle est nettement supérieure à la droite. C’est peut-être là, leur seule différence.

Mais revenons-en à notre « Démocratie ».

Élection présidentielle :

Des individus se présentent, entre 6 et la douzaine, c’est variable, et surtout contrôlé, probablement orienté: le seuil des 500 signatures d’édiles permettant de concourir n’étant pas qu’une simple formalité. Cependant nous pouvons dire que plus le choix est large plus les sensibilités des électeurs peuvent s’exprimer en fonction du programme proposé par chaque candidat.

Le résultat du premier tour est donc celui de la démocratie au sens premier du terme (abstraction faite du barrage des 500 signatures) à condition de considérer l’abstention et les votes blancs ou nuls qui devraient-être comptabilisés comme un défaut d’offre politique correspondant aux attentes de ces citoyens et donc à un rejet des candidats en lice. Nous verrons plus loin comment cette première force du pays, est superbement ignorée.

Nous ne tiendrons pas compte, faute de pouvoir les analyser, des votes qui ne reflètent pas  une véritable adhésion politique au candidat tels que:

–        Le vote partisan (j’ai toujours voté comme ça, alors je continue) qui donne quitus à l’intéressé quel que soit le programme proposé, lu et approuvé totalement ou partiellement  voire totalement inconnu, (quitte à le critiquer par la suite).

–        Untel me déplaisant je vote pour son adversaire le plus menaçant.

–        Il a une bonne tête, je vote pour lui.

–        Je n’y connais rien, je vote comme mon conjoint.

–        … et autres cas non listés, mais tous aussi éloignés du « Programme » de chaque candidat qui une fois élu n’entrera pas dans cette analyse qui ne ferait que minorer son score déjà peu glorieux et rendre l’application de son programme  encore plus illégitime (au sens de : contraire à la raison , injuste, usurpatoire). Nous considérons donc que chaque candidat bénéficie du même pourcentage de votes non liés à son programme et que le score obtenu par chacun est le plus avantageux.

Pour le deuxième tour, c’est tambouille et carambouille. Le  dénommé « vainqueur » est élu non plus sur la base de son « programme », ignoré par une majeure partie de l’électorat (qui connaissait dans le détail les 60 propositions de F.Hollande et les approuvait intégralement ?), mais par des considérations majoritairement subjectives (supra). Mais,  Le Grand Jour, Il ne manquera pas de lever haut les bras au ciel, assurant qu’il sera le président de tous les Français qui l’ont majoritairement élu et mettra donc en œuvre les mesures qu’il a présentées: le piège se referme sur le populo.

 

 

 Résultats présidentielle, premier tour :

F. Hollande : suffrages exprimés : 10 273 582 soit 28.63%. Déjà là, on est loin de la majorité absolue. Mais si on ramène ce résultat aux inscrits (46 037 545), le pourcentage tombe à 22.32%. C’est donc en ignorant ce  chiffre, seul véritable résultat démocratique, que F. Hollande mettra en chantier son programme en alléguant qu’il a reçu l’aval des Français. Cette supercherie est également valable pour tous ceux qui l’ont précédé dans la fonction.

C’est ainsi que les nations occidentales si promptes à se moquer des scores imposants de certains dictateurs feraient bien d’y regarder à deux fois avant de se poser en modèle démocratique et de légitimité. Petit rappel de l’élection d’Obama, 40% d’abstention (environ 80 millions de citoyens), une paille!

Élection des députés :

Voilà une excellente mesure, qui pourrait limiter voire annihiler l’usurpation ci-dessus ; il n’en est rien. Là également, les citoyens ont au premier tour un choix étendu : en 2012, 17 partis proposent des candidats.

Le programme du député pour sa circonscription, (grosso modo le même pour tous : « raser gratis » pour résumer) passe largement au second plan surtout depuis le quinquennat qui fait de cette consultation un vote uniquement sanction (positive ou négative) pour le président sortant. Cette élection qui revêt une importance capitale au plan démocratique, puisqu’elle est censée amener une assemblée législative représentative du peuple, est par le biais de règles tripatouillées au fil du temps, totalement torpillée. Ainsi, le PS avec 16.53% des votes des inscrits au premier tour, raflera au deuxième tour 280 sièges à l’assemblée sur 577, ce qui lui permettra d’approuver avec toutes les apparences de la légalité un programme présidentiel qui n’a recueilli que 22% des voix des Français inscrits.

En ce qui concerne cette élection on notera que les non votes, représentent 44% – le plus grand parti du pays- soit deux fois plus que pour la présidentielle. Qui s’en inquiète, qui réagit, qui remet en cause? Personne ! Vingt millions de personnes qui ne s’expriment pas ne choquent pas!

A partir de ces deux élections, on peut s’interroger.

D’abord comment se fait-il que tout le monde se satisfasse d’une telle forfaiture ? Que les deux grands partis qui noyautent la vie politique de ce pays et abusent les citoyens avec une pseudo-concurrence soient satisfaits, on le comprend, c’est leur gagne-pain depuis des décennies. Mais que les autres : Front National qui aurait pu prétendre dans le cadre de la représentation proportionnelle avec environ 8% des inscrits (56% des citoyens seulement ayant voté) à des dizaines de sièges au lieu de deux, que  le Front de Gauche -près de 4% des inscrits-, qui aurait pu voir sa représentation triplée voir quadruplée, ne crient pas au scandale et n’engagent rien pour faire changer les choses,  relèvent d’une passivité douteuse.

 

 

Tout est fait pour mener le troupeau plus ou moins bêlant, là où on veut qu’il aille. Il n’y a qu’un semblant d’alternance possible entre deux partis, (relativement pas si puissants que cela mais omniprésents médiatiquement et surreprésentés dans  toutes les assemblées locales et influentes), qui ne modifie en rien le chemin tracé : l’immigration vantée comme indispensable, le métissage érigé en eugénisme souhaitable et inévitable, le mariage pour tous : symbole de liberté de tolérance, le « gender » correcteur de la nature inégalitaire, l’islam caressé dans le sens du pétrole en passe de devenir religion nationale …

Le peuple gronde mais tout continue. Quelques chiens de garde antiracistes ou autres et le troupeau avance  là où l’on veut le mener.

Platon, il y a 2400 ans tenait la démocratie en peu d’estime et la plaçait comme le dernier régime politique avant la tyrannie. Rien de nouveau sous le soleil.La rue ne gouvernera pas ! La démocratie a parlé ! Et autres slogans visant à faire taire le peuple. On relèvera toutefois que lorsque la gauche était battue elle n’hésitait pas à rejeter le choix « démocratique » obtenu dans les mêmes conditions en foulant plus souvent qu’à son tour les avenues des grandes villes. Il est indéniable que dans ce domaine elle est nettement supérieure à la droite. C’est peut-être là, leur seule différence.

Mais revenons-en à notre « Démocratie ».

Élection présidentielle :

Des individus se présentent, entre 6 et la douzaine, c’est variable, et surtout contrôlé, probablement orienté: le seuil des 500 signatures d’édiles permettant de concourir n’étant pas qu’une simple formalité. Cependant nous pouvons dire que plus le choix est large plus les sensibilités des électeurs peuvent s’exprimer en fonction du programme proposé par chaque candidat.

Le résultat du premier tour est donc celui de la démocratie au sens premier du terme (abstraction faite du barrage des 500 signatures) à condition de considérer l’abstention et les votes blancs ou nuls qui devraient-être comptabilisés comme un défaut d’offre politique correspondant aux attentes de ces citoyens et donc à un rejet des candidats en lice. Nous verrons plus loin comment cette première force du pays, est superbement ignorée.

Nous ne tiendrons pas compte, faute de pouvoir les analyser, des votes qui ne reflètent pas  une véritable adhésion politique au candidat tels que:

–        Le vote partisan (j’ai toujours voté comme ça, alors je continue) qui donne quitus à l’intéressé quel que soit le programme proposé, lu et approuvé totalement ou partiellement  voire totalement inconnu, (quitte à le critiquer par la suite).

–        Untel me déplaisant je vote pour son adversaire le plus menaçant.

–        Il a une bonne tête, je vote pour lui.

–        Je n’y connais rien, je vote comme mon conjoint.

–        … et autres cas non listés, mais tous aussi éloignés du « Programme » de chaque candidat qui une fois élu n’entrera pas dans cette analyse qui ne ferait que minorer son score déjà peu glorieux et rendre l’application de son programme  encore plus illégitime (au sens de : contraire à la raison , injuste, usurpatoire). Nous considérons donc que chaque candidat bénéficie du même pourcentage de votes non liés à son programme et que le score obtenu par chacun est le plus avantageux.

Pour le deuxième tour, c’est tambouille et carambouille. Le  dénommé « vainqueur » est élu non plus sur la base de son « programme », ignoré par une majeure partie de l’électorat (qui connaissait dans le détail les 60 propositions de F.Hollande et les approuvait intégralement ?), mais par des considérations majoritairement subjectives (supra). Mais,  Le Grand Jour, Il ne manquera pas de lever haut les bras au ciel, assurant qu’il sera le président de tous les Français qui l’ont majoritairement élu et mettra donc en œuvre les mesures qu’il a présentées: le piège se referme sur le populo.

 

 

 Résultats présidentielle, premier tour :

F. Hollande : suffrages exprimés : 10 273 582 soit 28.63%. Déjà là, on est loin de la majorité absolue. Mais si on ramène ce résultat aux inscrits (46 037 545), le pourcentage tombe à 22.32%. C’est donc en ignorant ce  chiffre, seul véritable résultat démocratique, que F. Hollande mettra en chantier son programme en alléguant qu’il a reçu l’aval des Français. Cette supercherie est également valable pour tous ceux qui l’ont précédé dans la fonction.

C’est ainsi que les nations occidentales si promptes à se moquer des scores imposants de certains dictateurs feraient bien d’y regarder à deux fois avant de se poser en modèle démocratique et de légitimité. Petit rappel de l’élection d’Obama, 40% d’abstention (environ 80 millions de citoyens), une paille!

Élection des députés :

Voilà une excellente mesure, qui pourrait limiter voire annihiler l’usurpation ci-dessus ; il n’en est rien. Là également, les citoyens ont au premier tour un choix étendu : en 2012, 17 partis proposent des candidats.

Le programme du député pour sa circonscription, (grosso modo le même pour tous : « raser gratis » pour résumer) passe largement au second plan surtout depuis le quinquennat qui fait de cette consultation un vote uniquement sanction (positive ou négative) pour le président sortant. Cette élection qui revêt une importance capitale au plan démocratique, puisqu’elle est censée amener une assemblée législative représentative du peuple, est par le biais de règles tripatouillées au fil du temps, totalement torpillée. Ainsi, le PS avec 16.53% des votes des inscrits au premier tour, raflera au deuxième tour 280 sièges à l’assemblée sur 577, ce qui lui permettra d’approuver avec toutes les apparences de la légalité un programme présidentiel qui n’a recueilli que 22% des voix des Français inscrits.

En ce qui concerne cette élection on notera que les non votes, représentent 44% – le plus grand parti du pays- soit deux fois plus que pour la présidentielle. Qui s’en inquiète, qui réagit, qui remet en cause? Personne ! Vingt millions de personnes qui ne s’expriment pas ne choquent pas!

A partir de ces deux élections, on peut s’interroger.

D’abord comment se fait-il que tout le monde se satisfasse d’une telle forfaiture ? Que les deux grands partis qui noyautent la vie politique de ce pays et abusent les citoyens avec une pseudo-concurrence soient satisfaits, on le comprend, c’est leur gagne-pain depuis des décennies. Mais que les autres : Front National qui aurait pu prétendre dans le cadre de la représentation proportionnelle avec environ 8% des inscrits (56% des citoyens seulement ayant voté) à des dizaines de sièges au lieu de deux, que  le Front de Gauche -près de 4% des inscrits-, qui aurait pu voir sa représentation triplée voir quadruplée, ne crient pas au scandale et n’engagent rien pour faire changer les choses,  relèvent d’une passivité douteuse.

 

 

Tout est fait pour mener le troupeau plus ou moins bêlant, là où on veut qu’il aille. Il n’y a qu’un semblant d’alternance possible entre deux partis, (relativement pas si puissants que cela mais omniprésents médiatiquement et surreprésentés dans  toutes les assemblées locales et influentes), qui ne modifie en rien le chemin tracé : l’immigration vantée comme indispensable, le métissage érigé en eugénisme souhaitable et inévitable, le mariage pour tous : symbole de liberté de tolérance, le « gender » correcteur de la nature inégalitaire, l’islam caressé dans le sens du pétrole en passe de devenir religion nationale …

Le peuple gronde mais tout continue. Quelques chiens de garde antiracistes ou autres et le troupeau avance  là où l’on veut le mener.

Platon, il y a 2400 ans tenait la démocratie en peu d’estime et la plaçait comme le dernier régime politique avant la tyrannie. Rien de nouveau sous le soleil.

Pierre Le Page

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