Le bienfaiteur des LGBT Pierre Bergé a tombé le masque : vive l’ultra-libéralisme de l’humain

De renoncement en renoncement, le lien avec notre histoire et donc avec notre passé se disloque. Ce lien n’est pas uniquement symbolique. C’est une réalité qui nous donne consistance en tant qu’être humain, en tant que Français.

Le faire disparaître permet de créer l’homme nouveau dont rêve tous les régimes politiques. Et en premier lieu, le libéralisme économique. Il est à l’action en Chine comme en Europe occidentale et en Amérique du Nord.

Depuis quatre décennies, les renoncements ont été nombreux et chaque fois ils ont abouti à effacer un peu plus l’homme ancien au bénéfice d’un être sans passé et donc capable de tout. Jusqu’à souhaiter sa propre disparition.

Les renoncements à la grandeur

Un jour, les pédagogistes suivant leur prophète Meirieu ont brisé les murs de l’école pour qu’elle ne soit plus le sanctuaire où l’on instruisait mais un lieu d’éducation ouvert sur le dehors et paradoxalement un nid douillet dans lequel l’enfant s’épanouirait en apprenant tout en s’amusant. Nous avons maintenant une école en miettes avec pour conséquence une place de plus en plus médiocre dans les classements internationaux concernant l’éducation. Mais Peillon, l’ersatz du petit père Combes, comme ses prédécesseurs de droite, continue sur cette ligne de fuite tout en prônant la libéralisation du cannabis.

Un autre jour, des industriels décidèrent l’automatisation et l’intrusion de l’outil informatique dans les entreprises, modernité vantée comme devant permettre de ne plus gaspiller son temps dans des boulots idiots et ainsi avoir la possibilité de se cultiver. Côté culture, le résultat est contestable, côté perte d’emplois, il l’est moins. Plus de pompistes dans les stations-service et des caissières devenues rares dans les grandes surfaces.

Monsieur Deng ayant démaoïsé la Chine du point de vue économique, les délocalisations vers le pays du Milieu ont été sublimées. Elles étaient censées permettre de se procurer quantité d’objets pour beaucoup moins cher que s’ils étaient fabriqués en Europe. De toute façon, selon les experts en tout et en rien, l’avenir n’était plus à l’industrie. Et, assuraient-ils, le monde occidental garderait la maîtrise de la haute technologie. A l’arrivée, nos placards se sont remplis d’ustensiles et de vêtements made in China, la majorité des emplois ont foutu le camp à Shenzen et les chômeurs français pointent par millions chez Pôle-Emploi. Tandis que nos vieux commencent à être délocalisés dans des maisons de retraite des pays de l’Est. Avant de décider de passer au stade « Soylent Green ». Euthanasie obligatoire à partir de 77 ans ?

Les renoncements à la terre natale

Après guerre, des travailleurs sont venus d’outre-Méditerranée pour reconstruire la France. Pas de problème. « Ils ne seront là que quelques années et repartiront chez eux », affirmaient nos politiciens, avant d’autoriser le regroupement familial et imposer à la France des communautés qui n’aiment pas la France, qui la haïssent au nom de toutes leurs lâchetés et de notre couardise. C’est ainsi que nous sommes passés des Trente Glorieuses aux Trente Piteuses.

Ces communautés n’étant pas chrétiennes, il était bon de leur laisser bâtir des lieux de cultes. Il ne fallait pas qu’ils prient dans les rues. Maintenant nous avons des villages sans église mais avec une mosquée comme à Saint-Martin-des-Champs (qui ne devrait pas longtemps garder ce nom). Les mosquées sont pleines, les églises sont vides.

Les sapins de Noël ont disparu, la galette des rois ne marque plus l’Epiphanie, les vacances de Pâques se métamorphosent en vacances de printemps, tout cela pour ne pas stigmatiser les musulmans. Peu importe si les chrétiens se sentent mis à la porte de chez eux. De toute manière, il n’y a pas de racisme anti-blanc comme le prouve la relaxe d’Houria Bouteldja par le tribunal de Toulouse. Etre traité de souchien n’est pas insultant. Simplement un pas supplémentaire vers la dhimmitude.

Les renoncements sociétaux

Les formalités de divorce ne sont plus un parcours du combattant. Comme tous les bouleversement sociétaux, il fallait justifier cela en terme de dignité, d’égalité, de liberté. Idem pour le travail des femmes. Sauf que l’aboutissement est l’éclatement des familles, des gamins bousculés, un appauvrissement de la population avec pourtant deux salaires là où un seul suffisait avant, un oxymore comme famille monoparentale. Une fragilité bien plus grande de la population.

Et voici à travers l’établissement du mariage homosexuel, juste après l’officialisation de la théorie du genre et un peu avant la procréation et la gestation médicalement assistées, un pas de plus vers l’homme nouveau. Un homme sans norme. Un ultralibéralisme de l’être humain. « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence?» interroge Pierre Bergé, le financier B.C.B.G. des LGBT.

De renoncement en renoncement, nous parvenons à cet homme vide de sens dont rêve le libéralisme : un consommateur qui cède à tous les besoins illusoires que lui soufflent la publicité et les médias, un mutin de Panurge qui s’engage sans autre réflexion que celle prémâchée fournie par le bourrage de crâne scolaire dans de douteux combats, un homme très prise de conscience formatée S.O.S. Racisme et autres ligues de vertu et sans prise de tête. Un homme unidimensionnel marcusien, bâtard de politiquement correct et de cages au folles, acteur et victime de la régression sociale publique et privée. Un fantôme d’être humain sous contrôle.

Chaque fois, ce fut au début un petit renoncement. Comme une allumette craquée dans la nuit. A la fin de l’histoire, toute la forêt brûle. Cette catastrophe nous l’aurons vue venir. Et pourtant les allumettes continuent de craquer. Il faut d’autres 13 janvier.

Marcus Graven


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