Le maire de Brest interdit le mot « Epiphanie » : à quand la fin de Pâques et Noël ?

Un article dans « Nouvelles de France » du dimanche 13 janvier a  particulièrement  attiré mon attention, d’autant que ce jour-là je réunissais la famille pour une galette des Rois :

Brest ne veut pas entendre parler d’Épiphanie à l’occasion de la galette des Rois dans les écoles

Laïcisme. Parce que, cette année, le mot « Épiphanie » était inscrit sur les couronnes des galettes des rois (en carton recyclé) proposées aux enfants des cantines des écoles publiques, la ville de Brest les a retirées de la circulation et les écoliers qui ont eu la fève n’ont pas été sacrés rois ni pu choisir leur reine, rapporte Le Télégramme.

« À nos yeux, c’était faire rentrer le religieux à l’école, ce qui est interdit par Lire la suite…

Du coup, j’ai vu rouge.  Tant de bêtise est affligeante.

Monsieur le Maire de Brest ne veut plus qu’on parle d’Epiphanie ?  Alors, qu’il supprime la galette des Rois.  Car c’est bien la célébration des rois mages que symbolise cette galette (couronne des Rois dans le sud de la France), qui fait depuis des siècles le bonheur des petits et des grands.  Mais Monsieur le Maire a sans doute peur de son ombre. Une référence biblique ? Vade retro satanas !

Monsieur le Maire de Brest a sûrement la tête là où les poules pondent des oeufs.  A propos d’oeufs, pourquoi ne pas supprimer Pâques, tant qu’on y est ?  Et surtout le lundi de Pâques  qui, je crois savoir, est un jour férié dont TOUS profitent sans exception.  Ah oui, c’est vrai, Pâques, c’est la plus grande fête des Chrétiens.  Beurk !

Dans la foulée, supprimons la fête bien catholique de l’Ascension, qui donne à tous, athées, juifs, musulmans, bouddhistes, la possiblité de faire le pont lorsque ça tombe un bon jour… Bizarre, personne ne s’en plaint.   Et pourquoi pas le lundi de Pentecôte ?  Même tabac.

Je ne vous parle pas du 15 août : vous avez dit le 15 août ? La fête de la Vierge Marie ?  Vite mes sels.  Elle a bon dos, la Vierge Marie tant décriée, qui permet une fois de plus à une foule d’athées, juifs, musulmans, bouddhistes et j’en passe, de gratter un ou deux jours de plus de vacances lorsque les hasard du calendrier permettent de rallonger la sauce : un petit pont par-ci, un petit pont par-là : qui s’en plaindra ?

Et puis, tant que nous y sommes, supprimons Noël une fois pour toutes. Beurk ! Noël, quelle horreur !  Nous ne sommes pas très éloignés de la disparition pure et simple de cette fête maudite des Chrétiens, à voir ce qui se passe en Europe : suppression de l’arbre de Noël traditionnel dans certaines communes, tentatives de suppression du passage du Père Noël dans les écoles publiques, « vacances de Noël » rebaptisées « vacances d’hiver »…  Tout cela grâce à qui ?  Toujours les mêmes, les inoxydables et insolubles ennemis de religions qui ne sont pas la leur. Ce sont pourtant ces mêmes ennemis des Autres qui ne crachent pas sur les jours chômés des fêtes chrétiennes.
La France, il est vrai, gagnerait beaucoup à supprimer TOUTES les fêtes  – chrétiennes, juives, musulmanes.  Cette pauvre France qui crève de n’avoir que 50 pour cent de sa population active qui paie l’impôt sur le revenu ; cette France qui croule sous la dette mais qui s’écroule sous le montant faramineux des aides diverses et variées à certains qui le méritent, bien sûr,  mais aussi à tant d’autres qui feraient mieux d’aller voir ailleurs si j’y suis.

Vous m’objecterez que les fêtes non chrétiennes ne sont pas inscrits au calendrier et, partant, ne sont pas des jours fériés pour tous.  C’est vrai.

Excusez la France, Mesdames, Messieurs, d’avoir été un pays chrétien durant deux millénaires et d’avoir des traditions bien de chez nous.  Excusez-nous d’avoir été chez nous avant vous.  Excusez-nous d’être encore là.

J’ai une proposition à faire à tous ces brillants pourfendeurs de notre belle et vieille culture qui nous vaut tant de fêtes et d’occasions de nous réunir en famille ou entre amis :

Supprimons du calendrier la fête du Travail !  D’abord, c’est une fête trop récente. Et puis, elle est païenne ! Qui plus est, elle ne concerne qu’une catégorie de la population de France : celle des travailleurs.  Ils sont de moins en moins nombreux et ceux qui ne gagnent pas beaucoup ne contribuent même pas d’un euro symbolique à l’impôt sur le revenu.  Ils représentent 50 pour cent des actifs ! Un vrai scandale.   Alors, pour gommer toutes ces inégalités et ne pas remuer le couteau dans la plaie des 50 pour cent qui travaillent pour aider les autres,  supprimons le 1er mai férié.  Les chômeurs ne manqueront pas d’en être soulagés.  Et puis, c’est choquant à la fin, de fêter le travail lorsqu’on a 9 millions de chômeurs.  A bas la fête du Travail.  Qu’en pense le Maire de Brest ?

Enfin, puisque la couronne des Rois pourrait bientôt être bannie urbi et orbi du paysage français si la cohorte des élus bien pensants venait à défendre la position de Monsieur le Maire de Brest, pourquoi ne pas tout simplement rayer la France et sa culture romano-judéo-chrétienne de la mappemonde ?  Tous les problèmes seraient résolus.

Non mais franchement, pas la peine d’aller taper sur la gueule des cinglés de l’islam au Mali si c’est pour tout laisser faire sur notre propre territoire, à commencer par l’insidieuse invasion de valeurs qui ne sont pas les nôtres, qui ne veulent pas S’AJOUTER aux nôtres pour les enrichir, mais qui grignotent jour après jour nos propres repères culturels. Et ce, avec l’onctueuse et honteuse bénédiction de nos élus, lâchement et servilement acoquinés à une population très prolifique qui ne manquera pas de voter pour eux pour les récompenser de si mal servir notre France, ses traditions, ses valeurs.

Marre, point barre.  Et vive le Roi de la galette, sa couronne, et l’Epiphanie.

Eve Sauvagère


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