Le propagandiste de l’islam Melenchon regrette que Charles Martel ait « arrêté les arabes à Poitiers »

Publié le 9 juin 2011 - par - Pas de commentaires

Invité de l’émission « Répliques » de Alain Finkelkraut sur France Culture le samedi 7 mai, le candidat à la candidature pour le Front de Gauche à l’élection Présidentielle de 2012, Jean-Luc Mélenchon a atteint des sommets dans la propagande pour l’arabo-islamisme, sommets qui devraient établir un record imbattable et laisser sur le tapis les autres zélateurs de la culture oh combien progressiste musulmane.

Morceaux choisis

– A la question: « la laïcité est-elle en danger » le député européen qui se présente comme laïque de chez laïque de répondre: « oui, la laïcité est menacée parce que le gouvernement à l’intention d’autoriser que la célébration des cultes se fasse en public, à la demande du Pape »

Ainsi les prières dans les rues répondraient au souhait du Pape. Toutes ces personnes qui occupent illégalement le territoire tous les vendredis seraient en fait des « papistes ». Tout comme le seraient les membres du commando du « collectif cheik Yacine »qui sont venus installer leurs tapis de prière dans la rue à proximité de l’Espace Charenton le 18 décembre 2010 lors des Assises sur l’islamisation comme acte de leur combat contre la laïcité, la République et plus généralement la civilisation occidentale.

http://youtu.be/EfVn_cfAivQ

– Au sujet de la bataille de Poitiers de 732, M. Mélenchon regrette la victoire de Charles Martel.
« … Si on avait pu s’épargner les siècles d’obscurantisme que nous a valu la main-mise de l’Eglise sur l’Occident chrétien, si on avait pu, nous, gagner l’apport des civilisations arabes, arabo-andalouses… » Et re-voilà le stéréotype de la merveilleuse civilisation andalouse auquel a fait son sort Jacques Heers, professeur émérite à la Sorbonne lorsqu’il explique :  » Parler, comme l’ont fait et le font encore quelques historiens d’occasion, d’une civilisation et d’une société « des trois cultures », musulmanes, juive et chrétienne, est signe d’ignorance et de supercherie, les deux ensemble généralement » in les négriers en terre d’Islam VII-XVIème siècle, La Flèche, Editions Perrin, 2007
p 13.

Quel pouvait être l’apport des « sarrasins » qui dès 719 commencèrent leur pénétration au nord des Pyrénées? Tout d’abord tueries, dévastations et destruction notamment de tout ce qui peut ressembler à un écrit. Après Narbonne les musulmans prennent et saccagent Carcassonne, Nîmes, Arles, Aix, Avignon, Valence, Vienne, Lyon, Besançon, Dijon, Autun, Luxeuil, Toulouse, Bordeaux…

Ensuite pillage de tout ce qui peut avoir une valeur et enlèvement des femmes et des enfants qui seront ramenés comme esclaves dans la colonie d’ Andalousie, consommés sur place ou exportés dans le reste du monde musulman. Selon Ibn Khurdahbeth, géographe arabe du IXème siècle : « de la mer occcidentale arrivent en Orient les esclaves hommes romains, francs, lombards et les femmes romaines et andalouses ». Ibn Haukal géographe du Xème certifie que  » le plus bel article importé de l’Espagne sont les esclaves, des filles et de beaux garçons qui ont été enlevés au pays des Francs et de la Galice. Tous les eunuques slaves qu’on trouve sur terre sont amenés d’Espagne et aussitôt qu’ils arrivent on les châtre. » (Jacques Heers, ouvrage cité)

L’esclavage de masse est en effet un des principaux apports de la civilisation musulmane à l’humanité, avec pour les hommes, qu’ils soient d’origine européenne ou, et en nombre vingt fois plus important, d’Afrique Noire, pendant 13 siècles, par millions, la spécificité d’être castrés.

Lorsqu’on parle de l’Andalousie, il ne faut pas oublier d’ajouter les esclaves aux musulmans, et aux communautés inférieures, chrétiens et juifs.
Pour Mr Melanchon il aurait été préférable si on le suit que tueries, dévastations, destructions, captures humaines esclavagistes perpétrées par les musulmans puissent se perpétuer pendant des siècles en Europe Occidentale et plus particulièrement sur le territoire de l’actuelle France. Mais on peut penser que Mr Mélanchon n’a peut-être pas bien réfléchi avant de parler, tellement la quête des éventuelles voix musulmanes peut obscurcir son cerveau d’homme politique.
Vous avez dit obscurantisme!

Et que pouvait apporter encore Abd al Rahman al gha fiqi, de la tribu Yémenique des Ghafiq, « émir » de Al Andalous, et sa troupe de conquérents pillards ignares et analphabètes? L’arabe écrit venait à peine, au mieux, de se doter de voyelles, et les connaissances grecques et perses commençaient à peine à être aperçues par les fils des bédouins du désert d’Arabie qui venaient de coloniser de vastes territoires des empires Romain d’Orient et de Perse.

On notera en revanche qu’à peu près dans la même période les copistes de l’Europe carolingienne vont se mettre à utiliser la lettre minuscule qui constitue une avancée considérable pour la reproduction et la diffusion des écrits, la minuscule caroline à l’origine de nos caractères d’imprimerie

Que pouvait donc encore apporter l’émir tué à Poitiers? On peut citer la polygamie. Ah!, voilà qui aurait plu semble t-il à Mr Straus-Kahn; les « grands »pouvaient même disposer de harems! Polygamie et pédophilie d’ailleurs puisque les fillettes « étaient achetées toutes jeunes, entre 7 et10 ans tout au plus » si l’on en croit Tidiane N’Diaye dans son ouvrage Le génocide voilé, enquête historique, Gallimard 2007, p 198
Le harem d’ Abd al Rahman III ( 912-961) à Cordoue, dans la si exemplaire Al Andalous, aurait compté plus de 6000 femmes, blanches mais surtout noires. D’abord émir, c’est lui qui se proclamera Calife en 929 à la place de l’autre, celui de Bagdad qui tiendra quand même à le rester, calife. Sa mère était dit-on une chrétienne du harem de son père . Nul n’est parfait, mais il se fera appeler al-Nasir li-din Allah  » le victorieux pour la religion d’Allah ».

Tiens , mais c’est vrai, il s’agit de la « religion d’Allah ». Ainsi pour le futur candidat du parti de gauche, les religions, en particulier la chrétienne sont un frein au progrès mais pas la religion musulmane qui, dès le VIIème siècle, a permis le développement d’une « brillante civilisation » comme on nous le rabache depuis la 5ème de collège. Il suffit de voir ce qui se passe dans les pays musulmans notamment en Afrique du Nord, au Proche et au Moyen Orient et de le transposer 14 siècles en arrière pour se faire une idée particulièrement sombre de la brillance en matière de société humaine!

– Et pour finir on retiendra que selon Mr Mélenchon « les cathédrales ont pu être construites grâce aux techniques que nous ont données les Arabes… qui ont conservé les mathématiques. »

Jusque là, il paraissait convenu chez les thuriféraires de l’islamisme que la dite brillante civilisation arabo-musulmane avait permis l’éclosion de la « Renaissance » en Europe, niveau de civilisation supérieur à celui du Moyen Age, mais qui peut le plus peut le moins, c’est bien connu!

Sans entrer dans la discussion sur les origines des cathédrales gothiques, tenons nous-en à ce qu’ont pu nous « donner les Arabes » dans ce domaine.
Les techniques architecturales qu’étaient en mesure d’ apporter les habitants de l’ Arabie lors de leur entreprise de colonisation pouvaient se résumer soit à la fabrication de tentes faites de bandes de tissus de laine, soit à l’édification de huttes aux murs de boue séchée et couvertes de feuilles de palmier. Au contact des civilisations Perse et surtout Byzantine, les colons arabes découvrirent de nouvelles techniques.

Ainsi la grande mosquée de Damas a t-elle été construite par des architectes et des ouvriers envoyés par Constantinople à la demande du calife Al-Walid 1, au nombre de 12000 selon Ibn Battûta, nombre supérieur- il faut toujours que ce soit supérieur- aux 10000 qui avaient oeuvré à la construction de Sainte Sophie à partir de 532 sous la direction du physicien Isidore de Millet et du mathématicien Anthémius de Tralles. On retrouve par exemple l’influence byzantine dans le Dôme du Rocher à Jérusalem.
Mais ces techniques et les mathématiques géométriques grecques qui ont été données aux Arabes colonisateurs, ont été aussi tout naturellement transmises à l’Occident dans les territoires contrôlés par l’empire byzantin, notamment en Italie, Rome , Ravenne, bien sûr et de manière continue après le recul byzantin Venise, et de là dans le reste de l’Occident médiéval.

Il était beaucoup plus aisé d’être en contact avec les connaissances grecques par l’intermédiaire des grecs qui avaient quand même quelques facilités pour les « conserver », plutôt que par l’intermédiaire de puissances musulmanes, arabes et turques, dont l’Europe était en butte en permanence aux attaques, tentatives de conquête, enlèvements à fin d’esclavage, massacres, destructions et pillages.
Maures, sarrasins et barbaresques ont de ce point de vue beaucoup « donné » et laissé un souvenir impérissable à l’instar de la »rue des sarrasins » du village perché pour essayer de s’en protéger de Ramatuelle, dans le massif des »Maures ».

N’en déplaise à M. Mélenchon et à ceux qui ont décidé de faire disparaitre cet évènement des programmes d’histoire, Charles Martel arrêta bien les Arabes à Poitiers en 732. Cela dit, il faudra attendre 973 pour que les sarrasins soient définitivement expulsés de leur repaire de Fraxinatum dans les Maures.
On notera que le corps expéditionnaire franc, commandé par le comte d’Arles, Guillaume, qui deviendra « le Libérateur », put mener à bien sa mission grace à l’aide d’une flotte byzantine armée de son terrible feu grégeois, venue là tout exprès.
On notera encore que pendant ces 250 ans de présence d’arabo-andalous dans le sud de la France leurs apports en terme de savoirs et de progrès seront non seulement nuls mais de plus négatifs au regard par exemple de tous les textes gravés ou écrits qu’ils ont pu détruire.

En revanche, la limitation très importante de leur potentiel de nuisance à la fin du Xème siècle donc, conjuguée à celles que subiront dans le même temps Hongrois et Normands créera une situation beaucoup plus favorable à un développement de l’activité des marchands et des villes et donc à l’essor de notre civilisation.

Jean Théron