Le site islamo-vigilant Dispatch International victime de cyberattaques orchestrées par des médias suédois

Nous avons écrit dans Riposte Laïque du 1er octobre 2012 que deux journalistes européens, Ingrid Carlqvist et Lars Hedegaard, et un canadien, Bjorn Larsen, constatant la détérioration des médias pour couvrir les menaces contre la vie et contre la liberté, avaient décidé de relever un défi créant en Europe une revue libre à vocation internationale : Dispatch International.

Le lancement de cette revue a été annoncé à Bruxelles le 9 juillet 2012 lors de la Conférence Internationale organisée au Parlement Européen par l’association internationale ICLA (International Civil Liberties Alliance).

Mais, dans le paysage du principal courant médiatique suédois, la sortie d’un journal libre a fait trembler l’édifice. On pensait que les choses allaient s’arrêter là, d’autant que la Suède est un pays civilisé et démocratique où la liberté d’expression semblait une vertu acquise.

Or, entre le 22 et le 29 novembre 2012, Dispatch International  a été la cible d’importantes cyberattaques. Le site web  a été « bombardé » pour le rendre inaccessible à ses lecteurs. Selon le chef de la sécurité internet de Dispatch International, cette attaque ne pouvait provenir que de gens responsables, qui savaient ce qu’ils faisaient et avaient un savoir-faire en la matière.

(Attaqué mais intraitable)

Les experts en sécurité ont travaillé pendant 24h quand l’attaque était à son apogée vers le 22 et 23 novembre. Ils ont tiré plusieurs conclusions dont la plus importante est que les ordinateurs ayant pris part aux attaques appartiennent à trois journaux, Sydsvenskan, VärnamoNyheter et Norrköpings Tidningar, à une compagnie de production radiophonique, Tredje Statsmakten Media AB, et aussi à une télévision de l’État suédois, SVT, qui ont voulu faire tomber le site internet de Dispatch International. Même s’ils n’ont pas les moyens  d’être sûrs que des personnes de ces compagnies ont participé à cette attaque, les experts pensent qu’il s’agit du scénario le plus plausible. Une autre alternative est que ces sociétés ont été aussi l’objet d’une cyberattaque. Mais, dans cette hypothèse, tout le système serait atteint, ce qui ne fut pas le cas. Dispatch International a saisi la police suédoise.

En réalité, les hackers se sont introduits dans le site par un code complexe qui n’avait d’autre but que de démolir le système informatique du journal. Il s’agissait donc d’une action planifiée et coordonnée.

Les journalistes suédois ont cessé de qualifier les journalistes de Dispatch International « critiques de l’islam » mais ont affublé le journal de l’absurde épithète de « journal antimusulman », ce qui permet plus aisément d’accuser le journal de « racisme » et de « xénophobie ».

Le 23 novembre, Rakel Chukri (شكري), éditrice de la rubrique culturelle de Sydsvenskan,  clamait que Dispatch International diffusait la haine contre les gens de couleur, sans pouvoir, bien sûr, apporter une seule preuve. En tout cas, ceux qui accèdent aux ordinateurs de Sydsvenskan, non contents de diaboliser Dispatch International, se sont engagés à le détruire pas des moyens illégaux.

Parmi les principaux médias, comme « The Infaillibles » ou « The Guardians of the Faith » (les Gardiens de la Foi) ne ratent pas une occasion pour déclarer leur adhésion à la liberté d’expression, mais quand un nouveau média comme Dispatch International apparaît sur la scène médiatique, la diffamation ne leur suffit pas. Et c’est sans scrupule qu’ils utilisent des méthodes criminelles pour faire taire des voix qui ne leur conviennent pas.

Dispatch International n’accuse pas les dirigeants de ces médias d’avoir ordonné ou coordonné ces cyberattaques mais il dispose de preuves irréfutables que certaines personnes ayant accès à leurs systèmes y sont impliquées. Les organismes qui abritent des hackers sont responsables légalement de ces activités criminelles. Certaines personnes des principaux médias seraient-elles les émules des méthodes connues dans les pays totalitaires comme la Corée du Nord ?

Malgré ces attaques, Dispatch International reprend le célèbre mot du président américain Thomas Jefferson : « La liberté de la presse ne peut être limitée sans qu’elle ne soit perdue » et réaffirme sa volonté de dire « la vérité et rien d’autre ».

Bernard DICK

Nous vous informons que l’abonnement annuel (50 numéros) est proposé à 98 € (55 € pour six mois). A ceux qui maîtrisent la langue de Shakespeare, j’adresse une chaleureuse recommandation pour aider ce nouveau média qui ne manie pas la langue de bois. De plus, il est ouvert à toutes les plumes et compte sur une diffusion européenne et mondiale. Le premier numéro paraîtra en janvier 2013

Il faut soutenir Dispatch International.

 

 

 


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