Le territoire national est la dimension caractéristique de l’ordre identitaire

Publié le 14 juillet 2017 - par - 16 commentaires - 940 vues
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Lu sur le Monde de gauche : « Le juge administratif annule un projet de parc éolien dans le Morbihan. Dans ses motivations, le tribunal souligne que la forêt de Lanouée « représente un élément d’identité fort du territoire« . Le juge administratif a annulé les permis de construire délivrés par le préfet du Morbihan, suivant lavis du rapporteur public et du juge des référés. Il a annulé lautorisation dexploiter, de défricher, et de déroger à linterdiction faite par le Code de l’environnement de détruire des espèces protégées.

« Dans ses motivations, le tribunal souligne que la forêt de Lanouée constitue un « réservoir de biodiversité et représente (contrairement aux Français de souche) un élément didentité fort du territoire« .

« Il sappuie sur les conclusions des services du ministère de la culture qui ont jugé (le parc éolien autorisé dans le Morbihan mais surtout pas la tyrannie démocrate mondialiste de l’immigrationnisme à marche forcée, comme) « le projet totalement incohérent par ses dimensions hors déchelle avec la qualité paysagère de cette forêt remarquable du Morbihan, à laquelle il porterait une atteinte irrémédiable« .

Robert Zaretsky, démocrate US mondialiste et Professeur d’histoire à l’université de Houston critique, sur L’Obs de gauche, le livre de Régis Debray : « Éloge des frontières » : « Ce qui ne ment jamais, c’est la terre et les mœurs d’un peuple… Le spectre, c’est l’idéal (islamo-gauchiste anarcho-mondialiste) d’un monde sans frontières… C’est le passé qui nous rappelle que les frontières garantissent le sens du sacré.

« Ces frontières protègent le caractère singulier d’un peuple« . Pour (Régis Debray), l’identité française est le résultat d’une « sédimentation (historico-culturelle) de dix-sept siècles« . C’est l’aménagement d’un territoire et les arts de la table. « Ce qui ne ment jamais, ce sont la terre et les mœurs cultivées par un peuple« .

« Dans ses improvisations, Debray compare tour à tour la frontière à une passoire, à la peau humaine, à une « interface entre l’organisme et le monde extérieur ». En bref, un filtre. Ces métaphores sont certes plus généreuses que celle qui assimile la frontière à un rempart ou à un mur. Mais elles soulèvent une question : qu’est-ce que la France, au juste, cherche à filtrer ? Debray partage avec Barrès l’obsession des frontières !

« Debray ne s’embarrasse pas de répondre à la question, mais plusieurs de ses contemporains plus conservateurs le font pour lui. Les racines sont à chercher chez un écrivain de la fin du XIX ème siècle dont Debray se fait souvent l’écho : le nationaliste Maurice Barrès. Dans « Les Déracinés » (1897), Barrès explorait les effets de la raison abstraite et des principes universels, enseignés par des professeurs nourris d’idéalisme kantien sur la jeunesse du pays. Pour Barrès, « le résultat ne pouvait être qu’un peuple décadent et le déclin national« . Debray et Barrès partagent la même obsession des frontières. Barrès nommait cosmopolitisme ce que Debray nomme mondialisation, ce que Barrès redoutait dans l’idéalisme kantien, Debray le voit dans le capitalisme d’entreprise. Si « la terre et les morts« , comme le déclarait Barrès (et comme Debray le pense sans équivoque) est le fondement de la nation française, que se passe-t-il quand les musulmans les envahissent ?

(dixit le Professeur démocrate US mondialiste Robert Zaretsky) qui continue : « Pour l’extrême droite française, l’ennemi n’est pas seulement la mondialisation, mais aussi « l’islamisation« . (Ben voyons !)

On comprend que la raison politique de la sauvegarde du pays réel commande l’espace identitaire du territoire national. Le territoire national est la dimension caractéristique de l’ordre identitaire du pays réel.

La délimitation d’un territoire est une activité naturelle d’autoconservation identitaire de type défensif.

C’est pourquoi le principe d’inscription identitaire régit l’action politique de la Droite Nationale.

L’adversaire est le principe islamo-gauchiste mondialiste antinaturel de déconstruction des valeurs nationales, les seules à assurer la préservation de l’identité du pays réel et la civilisation de l’occident chrétien contre le cours destructeur de la mondialisation désidentitaire en forme de milliardisation heureuse.

La délimitation nécessaire d’un territoire national doit faire barrage à la mondialisation désidentitaire. La délimitation d’un territoire offre la perspective d’inscrire le pays réel à l’intérieur d’une identité sécuritaire, celle des valeurs de l’occident chrétien. Ce qui veut dire très concrètement : aménager la civilisation morale et politique pour l’auto-conservation identitaire du pays réel grâce à l’action politique de la Droite Nationale.

Condition sine qua non de tout espoir de survie de la vraie France et des Français de souche.

Le comportement politique antinaturel de déconstruction des valeurs nationales n’a pas d’histoire et ne peut revendiquer aucune trace dans l’histoire de France, tant il est évident qu’une société désidentitaire est sans culture. Pourquoi ? Parce que ses formes d’existence politique ne sont que le renversement des valeurs identitaires pour la destruction des valeurs nationales. Ces valeurs identitaires nationales ne sont pas les mêmes que celles qui doivent profiter à la mondialisation-milliardisation heureuse de l’amacronisme primaire.

Au-delà d’un certain seuil critique, l’étape de la mondialisation-milliardisation heureuse est franchie et c’est la révolution nationale qui s’impose. Le principe d’inscription identitaire fixe l’existence des conditions de survie à un territoire, parce que c’est le territoire national qui garantit l’existence et la sauvegarde du pays réel.

Le vrai Français tient pour « sacré » le territoire national comme tout ce dont dépend la survie du pays. La religion de l’occident chrétien a été pendant des siècles la garantie de la survie du pays réel où l’édification de l’institution ecclésiale officielle par Constantin puis Charlemagne assura une activité religieuse vivante.

C’est pourquoi la délimitation juste et nécessaire d’un territoire national, politique et religieux, permet en conséquence la distinction des espaces de compétence entre le sacré et le régalien. La délimitation du territoire national est là où est la forteresse et donc le sanctuaire, c’est-à-dire la délimitation du domaine du sacré. Les impératifs stratégiques de défense de l’espace identitaire embrassent forcément le respect du sacré. C’est pourquoi les obligations religieuses restent la référence pour bâtir un bastion national spirituel.

Que le pays réel n’existe qu’une fois inscrit dans la délimitation d’un territoire identitaire national, la preuve en est dans le fait qu’un pays sans civilisation, ni port d’attache, est un pays mort-vivant sans identité.

En perdant son espace identitaire national, le pays réel a dès lors cessé d’exister. Contrairement au Français de souche, celui qui vient de nulle part, et de n’importe où, est et restera forcément n’importe qui.

C’est pourquoi celui qui est sans culture, et en conséquence enraciné nulle part, n’est personne.

Thierry MICHAUD-NÉRARD

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Qu’est-ce que l’amacronisme, svp?

En politique d’image et de représentation : amateurisme + macronisme = amacronisme

Merci pour l’explication.

Certains et les sectes qui les accompagnent depuis 300 ans tout rond, font et surtout dé-fondent le monde à leur convenance, pour leurs projets personnels. La destruction des frontières, de toutes les frontières sauf les-leurs, fait partie de leurs dogmes. Le remodelage du moyen-orient fait partie de leur équation. Les institutions internationales sont une étape (1945-46), l’Europe est une étape comme la destruction des peuples et pays Européens. Juste après cette étape, nous-nous précipiterons dans leurs bras pour obtenir protection, selon le vieil adage pour primaires « Les ennemis de mes ennemis… ». Se jeter dans les bras de ceux qui ont… lire la suite
Selon la version officielle que ces deux entités aient fait signer ce style d’accords par le Bilderberg et Young.Leader Valéry Giscard d’Estaing en 1973 serait que pure coïncidence. D’un côté l’esclavage de la dette et des intérêts pour cause de limitation des emprunts nationaux à sa banque centrale. (on ne sait toujours pas pourquoi, ni pourquoi payer des intérêts aux banques privées ?) De l’autre, l’esclavage de l’immigration illimitée et l’islamisation pour pouvoir acheter de pétrole aux arabes. C’est flagrant quand on ré-écoute les discours de Sarkozy : -« Métissage obligatoire, pour la France pas pour Israël » -« Métissage obligatoire, pour la… lire la suite

De tout et de rien dans cet article…
Un seul mot ! OUI, la «  »peau » est ce qui nous sépare du Monde extérieur !
« Les Frontières sont au Pays ce que la Peau est à l’Homme ».
La Preuve ? « Fais-lui la peau » ! Tout est dit !

Pourtant, la seule chose importante dans un territoire et qui lui donne son identité, c’est l’homme. Sans l’homme, le territoire n’est qu’un espace naturel qui subira toujours du temps les outrages naturels.
Sans l’homme, le territoire ne possède aucune identité.
Sans l’homme, la terre n’est qu’une boule de matière sans intérêt.
Les animaux ne donnent pas une identité à quoi que ce soit car les animaux n’ont pas de langage ni de conception de ce que peut être une identité.

Très bien formulé, clair, net, précis.
On ne peut ne pas remarquer que nos soviets suprêmes veulent tout faire pour nous ramener à un état primitif.
Ils cherchent clairement à ce que nous soyons des bêtes soumises à leurs folies.

Beau commentaire ! Merci ! Réflexion ! Mais l’anthropocentrisme nous égare. Darwin oublié ! L’humanité n’est que de passage. Elle périra comme les dinosaures ! Animaux et végétaux ont une âme… inconnue ! Bien à vous.

Régis Debray pro communiste et vrai « guévariste » serait pour défendre les frontières de la France ?

Du temps de son épopée guévarienne , il était encore bien jeune .Avec l’âge ,il a évolué.

j’invite tous les citoyens curieux de vérité de consulter le site de Alain Wagner :tout y est dit.
Mais avant la lecture, prenez queques cachets.
Cordialement.

Monsieur Michaud-Nérard, je pense que votre article devrait tenir lieu d’exemple de ce qui devrait être inscrit dans la Constitution et dans la Déclaration des Droits de l’Homme !
Il suffit de constater que « l’Homme est un animal territorial » et de fonder notre législation sur ce principe indubitable.
Malheureusement, nous sommes encore au XXIe Siècle, beaucoup trop empreints d’idéologie marxiste.
Quand, par qui, abandonnerons nous cette idéologie au bénéfice d’une réalité concrète de l’Homme civilisé ? Je perds patience !

Le génocide et l’ethnocide fût-il culturel sont pris en compte dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Mais en 2017 tout le monde sait que cette déclaration devrait porter le titre de « Déclaration des droits de l’autre et des minorités imposant leurs dictats à la majorité ».

Après une guerre on peut reconstruire un pays et son identité si son peuple a survécu. Si son peuple est mort ou remplacé, il est impossible de reconstruire le pays, sa culture, son héritage, son patrimoine immatériel. Avec cette décision, bien que non juriste mais ayant des notions de droit, je serais assez taquin pour aller plaider cette jurisprudence concernant de patrimoine biologique Français. -« L’ethnocide est la destruction de l’identité culturelle d’un groupe, sans détruire physiquement ce groupe et sans forcément user de violence physique contre lui…. changement économique ou social … on a qualifié d’ethnocide l’acculturation des Amérindiens ou… lire la suite
La permanence du territoire est aussi le premier facteur d’apathie politique. Tant que tout reste en place, les mutations démographiques, idéologiques, sociales etc. s’opèrent et les Français n’y voient que du feu. Les noms des villes et villages restent les mêmes, même si ceux des habitants sonnent de moins en moins pareil. Le territoire restera le même jusqu’au moment où les choses deviendront irréversibles et où le territoire portera la marque des changements humains. Sur « google images », les premiers résultats en général quand on tape le nom d’une ville illustrent un monument religieux chrétien. Et certains laïcistes voudraient qu’ils ne… lire la suite
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