Les bureaucrates syndicaux préfèrent les fascistes islamistes aux patriotes

A une époque où les syndicats ouvriers se plaignent, en pleine crise sociale, d’une perte de cotisants que plus personne ne conteste, il se trouve des bureaucrates, au sommet de différentes organisations, pour mener des purges d’un autre âge. Par un curieux retournement de l’Histoire, dans les années 1970, la CGT, dans ses rangs, faisait une chasse active aux militants d’extrême gauche, qui entendaient y contester la ligne du Parti communiste. Bien souvent, les exclus se réfugiaient dans la CFDT ou à FO, ravis de trouver des troupes de choc pour lutter contre l’hégémonie de la centrale de Montreuil.

Aujourd’hui, ce n’est plus le gauchiste qui est traqué, mais le militant du Front national, et plus seulement par la CGT, mais par toutes les organisations syndicales.

Personne n’a oublié la manière dont Fabien Engelmann, pourtant élu par ses camarades, a été exclu de la CGT, et sa section dissoute.

Aujourd’hui, c’est un autre responsable syndical, Dominique Morel, qui se voit viré par la Fédération Nationale des Chauffeurs Routiers, à cause de son appartenance politique.

La CFDT n’a pas été en reste, excluant Daniel Durand-Decaudin, travailleur social. Pour ne pas apparaître complaisant, et donner des gages aux autres centrales, FO avait viré Annie Le Mahieu.

CalendrierPCAIl y a du pathétique dans ces épurations. Affolés parce que les thèses du Front national, qui, sur le social, a énormément travaillé, mordent de plus en plus dans l’électorat ouvrier, les bureaucrates syndicaux tremblent pour leur place, et préfèrent épurer que débattre. Cela ne dérange aucunement les différents gouvernements, qui préfèrent avoir des organisations syndicales qui ne parlent pas protectionnisme, qui ne remettent pas en cause l’Union européenne et la mondialisation, et qui n’attaquent pas le patronat quand il utilise une main d’œuvre immigrée qui, en période de chômage de masse, tire les salaires et ce qu’il reste de conventions collectives vers le bas. Non seulement ils n’attaquent pas le patronat, mais ils l’aident à obtenir des régularisations de clandestins, en période de chômage de masse ! Donc, tout le monde est content… sauf les salariés du privé, qu’on concurrence déloyalement, et les militants syndicaux membres du FN qui se font virer !

Pourtant, et notamment à la CGT, cela n’a pas toujours été ainsi. J’ai connu, dans les années 1985, en presse, un salarié syndiqué qui était encarté au FN (qui, à l’époque, avait une image autrement plus diabolisée qu’à présent), et qui militait à la CGT. Chose cocasse, ce militant, qui s’appelait Rubino, était cotisant au syndicat des Correcteurs, qui était considéré comme d’extrême gauche, tenu par des anarchistes et des trotskistes qui créaient alors les conditions pour éviter tout entrisme du… Parti communiste.

Ce correcteur était un « suiveur », ce qui signifie qu’il allait là où il y avait du travail, dans les équipes de presse, et qu’il n’était pas titularisé. Je me souviens que personne ne répondait à son bonjour. Celui qui l’aurait salué aurait été suspecté de partager ses idées nauséabondes, et aurait sans doute dû rendre des comptes. Autour de lui régnait une ambiance lourde. J’ignore comment il avait réussi à se retrouver en presse, avec le filtrage qui existait, mais il était là, et sa présence ennuyait nombre de personnes.

Certains délégués avaient demandé, dans une réunion syndicale, qu’on pousse les salariés de l’entreprise à cesser le travail, quand il venait travailler, pour obliger le syndicat des Correcteurs à le retirer de la boite. Mais la sagesse avait prévalu. La position des délégués – j’en faisais partie – avait été de dire que ce n’était pas le rôle des organisations syndicales que de juger les idées politiques de leurs mandants, ce qui paraissait sage. Nous avions dit que, par contre, si ce camarade tenait des propos racistes, voire refusait d’apporter la solidarité dans un mouvement social, à ce moment, à ce moment là, son exclusion de l’entreprise aurait été légitime.

Il faut dire que, dans cette imprimerie, située à Paris, rue du Croissant, là où Jaurès a été assassiné, les ouvriers CGT que nous étions imprimaient « Minute », ce qui rendait encore plus difficile une éventuelle éviction d’un adhérent du Front national. Bien évidemment, parfois, en assemblée générale, cette contradiction était soulevée, et il fallait des trésors de dialectique aux délégués pour expliquer aux camarades pourquoi c’était un combat syndical de garder cet hebdomadaire d’extrême droite en presse parisienne, pour qu’il soit confectionné par des ouvriers CGT !

L’époque a bien changé. On constate, près de 30 ans plus tard, que les organisations syndicales n’ont aucun complexe à faire adhérer de vrais fascistes, qui imposent le communautarisme religieux dans l’entreprise, comme vient de le montrer la vidéo et l’interview menées auprès de machinistes de la RATP.

http://www.dailymotion.com/video/xhuudk

http://www.dailymotion.com/video/xhuudk_bronca-a-l-arrivee-du-syndicaliste-frontiste-devant-la-cgt_news

Sur cette autre vidéo (cliquer sur regarder la vidéo), le délégué CGT RATP, qui joue les fiers-à-bras pour exiger que son syndicat vire Fabien Engelmann, n’avait pas l’air du tout gêné par l’islamisation de son entreprise, et le sort subi par les femmes. Personne n’a oublié les salles de prières dans les usines automobiles, le calendrier FO de Peugeot-Poissy expliquant aux salariés les conditions pour une femme musulmane d’aller à La Mecque, les cantines halal d’Air France, la salariée voilée de la crèche Baby Loup défendue par l’avocat de la CGT, et la Salpétrière et ses menus sans porc, où la CGT a choisi d’attaquer Christine Tasin… Tout cela défendu par des bureaucrates qui se disent syndicalistes.

Autrement dit, la ligne officielle des différents syndicats, c’est plutôt les fascistes islamistes que les salariés patriotes ! Plutôt le halal que la lutte des classes ! Plutôt le communautarisme qui divise les salariés, que la laïcité qui rassemble sur des objectifs communs ! Plutôt l’Union européenne et la mondialisation libérale que le protectionnisme !

Cela tombe bien, c’est également la ligne du gouvernement, des patrons, et de tous les mondialistes.

Je ne regrette décidément pas d’avoir tourné cette page.

Pierre Cassen

 

 


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