Les Caraïbes ravagées : non, ce n’est pas la faute de Macron !

Publié le 12 septembre 2017 - par - 48 commentaires - 1 487 vues
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Eh bien, je ne vais pas me joindre au chœur des vilipendeurs de Macron et de son gouvernement, dans la gestion – comme on dit  – du cyclone Irma.

Ce que cet épisode  révèle, c’est notre vulnérabilité.  C’est un lieu commun de le dire, mais on se rend compte qu’il est toujours vérifié : la nature est plus forte que nous. Du moins, devons-nous composer avec elle, utiliser notre instinct de survie, notre intelligence à nous adapter, modifier nos habitudes.  Restons humbles et tirons des leçons de nos malheurs pour espérer faire un peu mieux face à ceux qui nous attendent.

Ce que cet épisode révèle aussi, c’est notre naïveté toujours renouvelée.

Les touristes, les habitants même, ont été confrontés à la réalité, du moins à une autre réalité que celle qu’ils avaient imaginée.

J’ai en tête les paroles d’une touriste, ou d’une habitante de fraîche date, qui,  sous le choc psychologique,  pleurait et avait ces mots pour le micro qu’on lui tendait : « On avait le paradis, on a eu l’enfer. » Eh oui, Madame, les Antilles peuvent être l’un et l’autre. Il ne faut jamais l’oublier.

Or, les vacanciers  surtout – peut-être même dans une moindre mesure, les natifs – ont tendance à le faire. Ils oublient un peu vite que ces îles n’ont été habitées que parce qu’elles ont été rendues habitables, et ce, grâce au labeur des premiers arrivants. Ainsi, Saint-Barthélémy, île toujours inhabitée avant l’arrivée des Européens, n’a été rendue habitable que grâce au travail de familles du nord-ouest de la France dont sont originaires les autochtones, qui ont dû, en particulier, dessaler l’eau de mer pour survivre.

On ne pense pas à ça, bien sûr, quand on prend sa douche ou que l’on rajoute des glaçons dans son ti’punch. Et pourtant, une piqûre de rappel ne fait jamais de mal.

Autre mise en lumière : cette formidable propension que nous avons à nous défausser de nos responsabilités  et à accuser les autres.  Un habitant de Saint-Martin, parmi d’autres, déplorait au micro d’une chaîne d’information continue,  de se trouver sans eau parce que les secours tardaient. « On savait depuis cinq jours qu’un ouragan allait arriver,  accuse-t-il, et ils n’ont rien fait. »

« Et vous, qu’avez-vous fait, quand vous avez appris la nouvelle ? pourrait-on lui rétorquer.  Avez-vous fait des provisions, d’eau, de vivres, de Javel, d’aspirine ? » Tous, habitants  comme touristes, semblent avoir été pris également au dépourvu. Or, il semble qu’une chose échappe à ces gens frappés par le malheur, c’est que si l’ouragan empêche les habitants de prendre la fuite, il empêche aussi aux secours d’arriver.  L’aéroport de Saint-Barthélémy est constitué en tout et pour tout d’une piste minuscule ; c’est tout ce que la topographie de l’île permet. Il ne peut y atterrir aucun gros porteur. Mieux vaut donc prévoir des plans de première urgence sur place.

On ne peut pas à la fois vivre dans un endroit isolé, et justement apprécié parce qu’on y est loin du bruit et de la fureur du monde, et espérer obtenir que les secours y arrivent aussi promptement et facilement qu’une livraison d’Allo Pizza.

Un Antillais, ne manquant pas de critiquer la France, reprochait à celle-ci son parisianisme. Tout est pensé comme à Paris, reprochait-il.  Il faudrait peut-être que les habitants des Antilles eux-mêmes cessent d’attendre tout de Paris et pensent à des stratégies de survie pour faire face à ces cyclones que l’on nous annonce dans l’avenir  plus nombreux et plus forts. « Aide-toi, le ciel t’aidera », dit un vieux proverbe. La sous-préfète de Saint Martin Saint Barthélémy n’a-t-elle d’ailleurs pas donné le ton : chacun doit être acteur de sa propre sécurité. Qu’on se le dise, et, quoi que l’on puisse passer de ce haut fonctionnaire, fuite ou non, pour certaines choses du moins, elle n’a pas tout à fait tort.

 

Le plus drôle est que les plus libéraux, ceux qui souhaitent le moins l’interventionnisme étatique, tiennent, en ces circonstances, ce genre de discours.

Ajoutons que l’île de Saint-Barthélémy ne fait plus partie du département de la Guadeloupe et a le statut de collectivité d’outre-mer.  A ce titre, elle n’est plus dans  l’Union européenne. Elle bénéficie d’avantages fiscaux considérables : pas d’impôts sur le revenu, de TVA, de droit de succession. Mais nous payerons bien volontiers le coût des dégâts.

Enfin, il est de bon ton, ces temps-ci, de louer l’organisation américaine qui a prévu la fuite des gens.  Mais les États-Unis ne sont pas une île et il est facile de se réfugier loin de la zone à risques.

On a également entendu la presse prétendre que la partie hollandaise de Saint-Martin avait été bien mieux aidée par leurs autorités, que l’on n’y avait pas connu de pillages, que l’ordre y avait été rétabli très vite et les secours plus rapides.

Faux. La même chose s’est produite côté néerlandais. L’armée a dû être envoyée sur place. Les touristes britanniques présents sur cette partie de l’île témoignent du chaos et de l’insécurité qui y régnaient. Gendarmes et armée néerlandaise ont assisté aux scènes de pillages sans plus intervenir les unes que les autres. La civilisation est chose fragile et le retour à l’état sauvage jamais loin. Ce n’est qu’une question de temps.

Dans les Virgin Islands britanniques, le même chaos règne et selon la presse britannique, des prisonniers auraient profité du passage d’Irma pour se faire la belle. Que fait Theresa May.

Ce qu’aura donc collatéralement mis au grand jour  l’ouragan Irma, si besoin était, c’est notre récurrente manie de nous dénigrer, ce manque de confiance en nos capacités, notre sentiment d’infériorité envers les autres peuples, surtout s’ils sont du Nord.

La Saint-Martin hollandaise, les Virgin Islands britanniques, ont connu les mêmes affres que les Antilles françaises.

Tirons des leçons de ce désastre pour repenser nos liaisons avec les Antilles, nos stratégies de survie, et arrêtons l’autoflagellation aussi stérile qu’infondée.

Florence Labbé

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On fait venir des Noirs d’Afrique aux Antilles
On extermine les Arawaks et autres Indiens
On laisse construire au raz de mer des cases avec des toits en tôle ondulée
On donne des allocations familiales (argent banane)
On coupe les couilles des Blancs
Tout est dit !

Il y a le réflexe survivaliste qui nous vient des « preppers » américains habitués aux accidents climatiques qui tournent à la catastrophe. Que vous soyez en appartement en centre ville ne devrait pas poser de problème pour avoir un stock de sécurité d’eau minérale, de conserves, de médicaments et un kit de 1ère urgence et si vous vivez à proximité d’une « jungle » de disposer d’une arme de cat. C dont une simple déclaration suffit (pour la cat B1 et B2 une autorisation est nécessaire). Le Français hormis ses nombreuses qualités est plutôt un imprévoyant qui dans son histoire lui a souvent… lire la suite

Pour survoler ces débats, que faisons-nous encore aux Antilles et à la Réunion ?
Un caramel mou à qui donnera une réponse valable !

gouverner c’est prévoir!
les policiers français en sous nombre n’ont quand même pas arrêter les pillages, et les « enquêtes » pour retrouver les frigos et autres gros appareils ménagers volés ne seront jamais diligentés!
quant aux constructions illégales des migrants clandestins, pourquoi ont elles été tolérées? ces gens là seront relogés en priorité, comme c’est le cas en Guyane!

Bien sûr, c’est en rognant les budgets de la Défense, de la Police, qui relèvent toutes deux du pouvoir régalien de l’état, — pour privilégier l’assistanat social aux déshérités venus d’ailleurs — que la barque va rester droite et ne pas sombrer.
De qui vous moquez-vous

Affirmer que les Antillais auraient dû s’occuoer à la fois de leur sécurité armée, leurs soins, leurs environnement, par k’acgat d’aspirine releve d’un mépris évident en disant: « Et vous, qu’avez-vous fait, quand vous avez appris la nouvelle ? Avez-vous fait des provisions, d’eau, de vivres, de Javel, d’aspirine ». Que faire sur une île de 90km2 face à un ouragan de 1000km de large. Prendre une aspirine avant, ou après? Est-ce que tous les habitants avaient les moyens de financer des provisions qui avaient triplés. Et que faire devant des pillards souhaitant vous voler vos provisions? En 5jrs il aurait fallu… lire la suite

Et pourquoi les autres pays n’ont-ils pas eu ce genre de problème dans le même cas … s’il vous plait ?

Bravo madame pour votre article qui remet les pendules à l’heure !

Ah un autre macroniste tout aussi aveugle sur un article honteux et insultant pour les victimes et sinistrés de ces iles

Personnellement, je pense qu’avec l’annonce de ce cyclone, il y avait deux mesures à prendre : évacuer les prisonniers vers d’autres centres pénitentiaires ailleurs, et puisque la présence d’un dépôt d’armes était avérée, les enlever de l’île. Ce qui aurait pu limiter les dégâts. Mais la violence existe malgré tout, puisqu’une jeune femme a dit dans une vidéo que la mer a charrié de nombreux corps et que de gens ont été blessés ou tués à coups de machette… Stocker des provisions d’eau et de nourriture à l’avance, oui, à condition que les commerçants n’en profitent pas pour gonfler leur… lire la suite

Oui il est vrai que l insecurite a augmenté à saint Martin avec l énorme immigration non contrôlée par L Etat , et en plus toujours pas de prison côté français malgré 20 ans de promesses des ministres des Dom successifs et pas de budget pour transférer les délinquants en Guadeloupe. Bilan la majorite sont laissés libres….

Certains ont pourtant étés prévoyants, ce sont certaines grandes surfaces qui ont dés l’avis de l’ouragan fait grimper les prix au maximum…

2 reponses a Florence Labbé, deletée ?

C’est pas de sa faute ni celle de sa momie qui envoi un groupe du G I G N après qu’il n’y est plus rien à piller. Cà fait des années que règne l’insécurité dans ces îles, qu’il vaut mieux éviter de sortir le soir. Nos gouvernants n’en ont rien à foutre, les politiques y vont qu’au moment des élections pour avoir des votes. Les touristes ne voient rien de la situation réelle des Antilles, ils sont à l’abris dans les hôtels. Tout ce que les médias savent faire, c’est de nous dire que Macron a couché sur un matelas… lire la suite

Bien sûr que non ce n’est pas de sa faute……mais prévenu il aurait du simplement « anticiper ».(évacuer,envoyer de l’eau,des vivres,les groupes électrogènes etc etc)..mais ça c’est au-dessus de ces compétences.Il faut mieux aller critiquer les « riens » à l’étranger et fuir comme la préfète et n’y aller au moment des manifs.MC

Que de contreverites dans ce texte ! Une meconnaissance totale des realites de ces iles et une regurgitation des medias bobos francais ! L ‘etat francais qui a gardé ses pouvoirs regaliens n’a rien fait pour endiguer l’immigration massive des iles non européennes voisines : bilan plus de la moitié de la population est immigrée et a la charge des st martinois , Rsa, logements, ecole…. Faux pour l’armee hollandaise qui etait prepositionnee avant le cyclone ( certes en nombre encore insuffisant) et qui est arrivee de suite. Le gouvernement francais n’a rien anticipé, alors que tout le monde sait… lire la suite

Ah si vous connaissez Mayotte ! Pour ce qui est de l’immigration musulmane, ya as mieux !

Et encore un « réchauffante » qui annonce: « Des cyclones plus nombreux dans l’avenir »!!!.

Qui le lui a dit? Hulot?

Leur colère est justifiée! les quatre jours, précédents l’arrivée d’Irma, auraient permis de router notre marine vers ces îles pour œuvrer le plus rapidement possible sur zone notamment avec leurs équipements médicaux.
L’excuse de la petitesse d’une aire d’atterrissage ne « tient pas l’eau »; les alertes météo valent aussi pour le macron !

Je veux bien que vous exprimiez quelques vérités. Reste toutefois les 4 jours avant le cyclone pendant lesquels l’Etat n’a rien fait. Pas de pont aérien. Rien. Macron faisant le con en Grèce… Quant à Air France, cette société à même trouvé opportunité de négocier ses services d’évacuation à des prix très augmentés (plus de 4000 euros pour sortir de l’enfer). Si les populations ne peuvent compter sur aucune aide de l’Etat, pourquoi paieraient elles des impôts ? On paye des impôts à Saint-Martin. Pourquoi payer fort cher des préfets et autres hauts fonctionnaires s’ils se comportent en pareilles circonstances… lire la suite

Bravo pour votre bon sens et n oublions pas que les habitants de ces iles etaient fiers de ne pas participer au financement de notre etat mais qu ils attendent aujourd hui la redistribution avec les exigences des enfants gates qui vivent au crochet de leurs parents.

A St Martin on paye des impots et meme des taxes fonciere tres cheres pour financer le Rsa, logements, ecoles colleges…et aides diverses aux immigrés , que l’Etat français a laissé entrer sur l’ile ( +de 50% de la population)…. Et si vous compariez les services publics, les soins, routes…à ceux de France, vous comprendriez que les citoyens ne sont pas egaux en France ! A st barth, certes il n y a pas d’impots, mais il faudrait savoir ce que la masse de produits de luxe français vendus represente dans le CA des societes francaises de luxe et leurs… lire la suite

Ah ! Ca fait du bien, un article qui remet un peu les pendules à l’heure !

(J’ai chopé un rhume, c’est la faute à Macron…)

on dirait tout cest la faute du gouvernement lol bougez vous prenez vous en charge

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