Les méthodes du journal « L’Alsace » pour salir d’authentiques résistants

La France entre dans une ère de censure du genre de celles qui verrouillent l’information en temps de guerre.

Il faut remonter aux grandes tragédies du siècle dernier pour trouver un tel déni, à ceci près que l’obligation de soutenir le moral tant de la troupe que du monde civil, en 14 comme en 40, est aujourd’hui remplacée par un erzatz cuisiné, dans les officines journalistiques, par ceux dont les mots « liberté d’expression » constituent, dans leur pays en paix, le credo grégaire et quotidiennement violenté.

Le silence de ces serpillières est de ce fait une obscénité. Logique.

Pourtant, réunir plus de deux mille personnes à Paris, par un temps de chien, pour dire l’angoisse que ressentent des millions de personnes devant la montée, ici comme partout ailleurs dans le monde, d’un authentique fascisme comparable, par maints aspects, à ses devanciers, n’est pas chose négligeable. Quelques syndicats ayant pignnon sur rue seraient je pense satisfaits de pouvoir compter à tout coup sur pareil rassemblement.

Dans le silence général, « L’Alsace » s’est fendue d’un court communiqué rappelant les jolis amalgames d’une propagande soviétique considérée, à tort donc, comme ayant été rangée au musée des manips, retouches de photos et autres saloperies estampillées « Services ». Pierre Cassen et Pascal Hilout, tout comme Waclav Havel, Arthur London et avant eux un bon paquet de patriotes sincères, sont par avance suspects puisque la Justice les a condamnés pour activités anti-pensée dominante.

Élémentaire, mon cher Béria (1).

Des gens qui, les uns comme les autres, parlèrent et parlent des mêmes choses : libertés essentielles, droit de dire, égalité, démocratie, lutte contre la subversion et autres infimes détails. Dangereux. Concernant les nôtres, il n’en faudrait pas beaucoup plus de leur part pour que la menace contenue entre les mots de « L’Alsace » ne vienne alourdir la sanction première. Ainsi formulé, le communiqué du quotidien de Mulhouse sonne, sournois, comme un avertissement d’en-haut relayé par des affidés.

Qu’importe si, dans le même temps, s’organisent un peu partout en France des grands-messes où l’on évoque ouvertement la radicale transformation, par une religion importée, de notre société, qu’importe si des banderoles brandies en faveur de la libre circulation des clandestins nous préviennent qu’il conviendra bientôt d’ « aimer les étrangers ou de quitter la France », qu’importent les mortelles ambiguïtés de nos gouvernants face aux murs de haine qui jour après jour bouchent l’horizon des citoyens, qu’importe enfin que la garde tant de fois nécessaire à la survie de notre nation soit cette fois bel et bien baissée sur ordre de Bruxelles, le fait est : Cassen et Hilout sont des repris de justice menant campagne contre une cause estimable. Deux lignes sont suffisantes à la feuille alsacienne pour établir le verdict.

Il n’empêche. Une bascule s’opère dans l’opinion. Il faudra encore du temps pour que l’évidence du danger s’impose au plus grand nombre, mais, c’est vrai, l’impatience est grande de voir ce peuple français assoupi s’éveiller enfin pour de bon, et réagir.

Cela viendra, inéluctablement. Les reptations de la presse aux ordres des pouvoirs assassins de notre essence même n’y pourront rien. Les silences de cette caste imbécile sont l’aveu de sa propre prise de conscience. Ces gens ont honte, seulement, ils enferment en eux ce qui pourtant devrait les faire se dresser. Ils seront un jour les résistants de Septembre 44, assurés que d’autres auront fait le boulot dont ils se seront, par pur conformisme, exemptés.

Ils sont la boue dans laquelle ils prétendent faire patauger le peuple.

Alors, pour leur faire jeter le masque, il est des 10 Novembre qui valent la symbolique de leur lendemain.

Alain Dubos

(1) Chef du KGB dans les années 50, bras droit de Staline, exécuteur de ses basses oeuvres.


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