Les socialistes ont toujours su remercier les Chérèque de leurs trahisons ouvrières

J’entends d’ici les voix : Alain, vous ne trouvez pas que vous tirez sur une ambulance, sur un corbillard même ? Vous nous avez déjà dit des choses pas très gentilles, pour ce « prêt-à penser » des chefs du parti dit socialiste.

Pourquoi me faire ce reproche?

Parce que le poulain présidentiel de ce « think tank » n’a pu venir devant les électeurs, à cause de ses mésaventures amoureuses new-yorkaises, ou parce que son chef est décédé il y a quelques mois ?

La structure et la capacité de nuisance de « Terra Nova » ne se sont pas envolées ; malheureusement elles persistent. J’en veux pour preuve : la désignation du fils Chérêque à sa présidence.

Pourquoi le fils Chérêque exprimerait-il la persistance d’un organisme politique redoutable, cherchant, jour après jour, à saper les fondements de tout ce qui en près de sept cents ans a construit le peuple français en tant que nation politique ?

On sait qu’un des objectifs de Terra Nova, c’est de dissoudre le peuple français restant accroché aux acquis moraux et politiques nés du rejet du fanatisme religieux ayant produit les guerres de religions des 16ème et 17ème siècles et les catastrophes humaines qui les ont accompagnées.

Ce peuple, sa classe ouvrière, ne se reconnaissent plus dans ce qui n’est plus qu’une mélasse de « socialistes » sans socialisme, de fanatiques de « changements sociétaux » persistant à reconnaître le socialisme et la bonne voie dans le bonapartisme fascisant du caudillo Chavez, une mélasse vibrant de tout ce qui est leur âme pour le « mariage et la parenté pour tous » mais cependant fascinée et attirée par les gros bras matraqueurs ou pendeurs d’homosexuels de Téhéran, de Gaza, de Tombouctou et du Caire, une mélasse remplaçant l’ambition au bien-être général -au moyen du développement organisé des forces productives dont les résultats seraient appropriés par la société dans son entier- par les changements « sociétaux ». Je pense encore, ici, à la démagogie du mariage-parenté pour tous.

Fils Chérêque…

Le papa, le fondateur de cette dynastie syndicalo-politique issue des mouvements de jeunesses catholiques, a laissé le souvenir impérissable d’un homme dont la position clef dans le syndicalisme des ouvriers sidérurgistes facilitera le plan de démembrement de cette activité industrielle française condamnée par les hommes de « Bruxelles » et mis en œuvre par le Président de la « rupture avec le capitalisme ». En échange, François Mitterrand fera de « papa Chérêque », d’abord un sous-ministre, puis un Préfet « hors-cadre ».

Le fils héritera du fief syndical, non sans quelques remous internes…

Mitterrand-le petit, l’actuel hôte diurne du Palais de l’Elysée, vient de le faire Inspecteur général des affaires sociales (IGAS), au salaire mensuel dépassant les dix mille euros et de l’adouber… Président de Terra Nova.

L’affaire n’est pas sans effets. Surtout, elle montre le contenu absolument rétrograde, anti-ouvrier, du « socialisme » de Terra Nova et la place qui doit être celle des organisations ouvrières dans cette conception des relations sociales.

Il suffit, pour s’en faire une idée, de se pencher sur l’accord « historique » coaché par l’Elysée, concernant « la compétitivité et l’emploi ».

Les organisations confédérées non signataires (CGT-FO et CGT) ont écrit sur la question et explicité leur refus. Je ne m’attarderai que sur un point, pris parmi d’autres de même nature, à savoir l’article 26 du texte signé par les amis politico-syndicaux de Chérêque-le second.

Il s’agit de la période de rétroactivité, pendant laquelle il était possible d’obtenir par voie de justice un rappel concernant un préjudice quant au salaire et à ses annexes. Au lieu de cinq ans, la période de forclusion passera à 36 mois pour le salaire et ses annexes, et à deux ans pour ce qui concerne le droit au travail (action contre un licenciement sans cause réelle et sérieuse…). Un progrès, c’est sûr, s’est rengorgé Mitterrand-le-petit…

Je ne me livrerai pas ici à une analyse complète de l’accord « historique », les confédérations non signataires l’ont fait. Mais nous voyons, par ce simple exemple, le contenu de la société « terranovienne ». Dans cette vision des choses, les revendications « sociétales » sont devenues le nouvel opium du peuple, venant en complément de la bonne religion, celle (la seule) qu’il est devenu interdit (et demain illicite) de critiquer, sous peine d’être accusé de « diviser les travailleurs » ou de se livrer au délit de racisme, d’être déférés devant des tribunaux affûtant déjà de nouveaux articles de droit pénal… pour restaurer le crime de blasphème.

C’est beau quand même « Terra Nova ». C’est beau les changements « so-cié-taux ». Enfin on peut avoir plaisir de payer ses impôts, pour assurer l’argent de poche et les vieux jours d’une dynastie syndicalo-politique.

Grace à ces brave gens, on peut enfin cesser de scander « vive la Sociale » et/ou d’exiger des réformes sociales, des mesures améliorant retraites et salaires, donnant plus d’instruction aux enfants du peuple, améliorant les systèmes de soins et de protection dans ces domaines, par un « vive la sociétale ! » c’est mieux et…ça coûte moins cher.

Quelques dizaines d’homosexuels pourront convoler en juste noces, ils pourront offrir deux papas ou deux mamans à « leurs enfants »…n’est-ce pas qu’on va mieux respirer, qu’on sera enfin libres et heureux ?

Problème cependant, si l’on veut la parfaite égalité dont parlait ce matin madame le ministre Bertinotti

Puisqu’il s’agit d’égalité, -nous répète-t-on en effet jusqu’à satiété-, quelle réforme sociétale nous préparent les équipes de Christine Taubira et celles du fief de Chérêque-le-second, pour que les enfants de couples hétérosexuels possèdent eux aussi deux mamans et /ou deux papas ?

Mais comme il y aura ceux qui auront deux mamans, et ceux qui auront deux papas, ils ne seront pas égaux entre eux. Ils seront franchement inégaux, ils seront brimés, menacés de frustration.

Conclusion : restaurons le mariage et la famille punaluenne, dont nous parlait Engels dans « l’origine de la famille de la propriété et de l’Etat » : Un groupe d’hommes épouse un groupe de femmes. Ainsi les enfants seront fils et filles de tout le monde ; ils seront à égalité parfaite. Egalité parfaite, ce n’est pas du tout certain. Il y aura les individualistes qui ne voudront pas de ce groupe… et patatras, tout sera à recommencer.

Farce grotesque, nouvel opium du peuple, le « sociétal », je vous disais. Vous ne croyez pas ?

Alain Rubin

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