Les syndicats policiers sont les kapos du système

Publié le 30 octobre 2016 - par - 18 commentaires - 1 417 vues
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collabos2L’action de la police est bien sûr complètement muselée par la magistrature composée désormais essentiellement de petites bourgeoises bien nées qui font leur crise d’adolescence en brisant du flic.

Mais les principaux responsables de la déliquescence de l’institution sont les flics eux-mêmes puisqu’ils ont accepté sans broncher toutes les mesures visant à les soumettre. La haute hiérarchie policière et les organisations syndicales ont été les instruments utilisés par le pouvoir LRPS pour annihiler la notion d’autorité et de force publique. La meilleure illustration récente c’est le ressortissant algérien nommé Nekkaz qui se permet de fanfaronner et de filmer les flics dans un fourgon de police. Il y a 25 ans, il se serait pris une bonne dérouillée mais maintenant un flic qui lèverait la main sur ce type irait tout droit en garde à vue avec une révocation et une condamnation pénale dix fois supérieure à celle que pourrait encourir une racaille.

Les syndicats policiers sont les kapos indispensables au fonctionnement du système. L’élément le plus nuisible c’est la participation des syndicats aux instances chargées de décider des promotions et des mutations des policiers. Présentée comme une avancée syndicale, cette cogestion consacre le copinage, les magouilles et rend le système encore plus opaque que si la seule administration était en charge de son pilotage.

Les responsables syndicaux sont grassement nourris, ils franchissent allègrement les grades alors que certains, tant au SGP qu’à Alliance ou à l’Unsa (pour les gardiens de la paix) n’ont quasiment jamais fait de terrain. Ils sont reçus dans les salons de la place Beauvau par les ministres donc ça flatte leurs egos de laquais.

Pour les délégués syndicaux au sein des services c’est la même chose, un cran au dessous. Comme par hasard ils sont toujours les premiers et les mieux servis.

Au niveau officiers, le plus beau spécimen de cette tartufferie c’est Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie de 1998 à 2010, l’une des deux principales organisations de ce corps. En mars 2010, alors commandant de police, ce défenseur acharné des personnels policiers quittait brusquement son poste pour devenir tête de liste UMP en Seine-Saint-Denis aux élections régionales. La suite de sa carrière est résumée d’une manière savoureuse par Wikipédia puisqu’on y trouve tous les ingrédients que les flics de base dénoncent aujourd’hui (l’opportunisme, le rôle délétère des responsables politiques de gauche comme de droite..) :

« (Bruno Beschizza) est alors nommé sous-préfet hors-cadre (en administration centrale et non en affectation territoriale) par décret du président de la République française, Nicolas Sarkozy en date du 23 avril 2010[9],[10],[11],[12], et est titularisé conformément à la loi le 28 avril 2012[13]. Cela lui permet de continuer à exercer un mandat politique tout en ne subissant pas d’incompatibilité avec son statut de fonctionnaire. Bruno Beschizza est promu par Manuel Valls au grade à accès fonctionnel d’administrateur général[14]. »

La gauche se montre donc reconnaissante envers un ex syndicaliste policier, classé à droite, qui avait connu une promotion stratosphérique grâce à Sarkozy.

Mais, rassurez-vous, l’inverse existe aussi. Joaquin Masanet, devenu célèbre grâce à ses innombrables déboires judiciaires, était un homme classé à gauche :

« En 1997, il est élu secrétaire général de l’UNSA POLICE qui rassemble les anciennes organisations de la FASP.

En 2004, il est nommé membre du Conseil économique et social par M. Dominique de Villepin, Ministre de l’intérieur. »

Par ici la bonne soupe!!! On y retrouve des légumes de gauche et des légumes de droite, et tout ce petit monde conclut ses petites affaires sur le dos de la base policière condamnée à payer chaque année une centaine d’euros de timbre syndical pour pouvoir (peut-être) prétendre à un très hypothétique avancement.

Tout ça pour dire que même si la magistrature a enfermé la police entre quatre murs (des Cons), la docilité de celles que l’on appelait hier les forces de l’ordre s’explique largement par le rôle des syndicats soumis aux ordres du pouvoir LRPS.

De même, il ne sert à rien de pointer uniquement l’inertie des instances judiciaires pour expliquer l’explosion de la criminalité. Les premiers responsables de la situation sont les gouvernements successifs qui ont choisi de recruter des juges gauchistes pour appliquer une politique pénale laxiste, avec, pour faire le sale boulot, des policiers dépourvus de tout pouvoir, lâchés dans une arène ou se côtoient racailles décérébrées, fanatiques islamistes et autres parasites antifas.

Ce qui nous donne de l’espoir aujourd’hui c’est que, pour la première fois peut-être dans la Vème République, on sent que malgré les miettes accordées par Cazeneuve aux policiers et le déclenchement de l’artillerie lourde des valets syndicalistes pour tenter de canaliser les troupes, le cri de colère des flics n’est pas une simple expression corporatiste mais il porte bien au-delà de l’institution policière. Il est le cri d’une majorité trop longtemps silencieuse de citoyens français, ceux que nos soi-disant « élites » qualifient dédaigneusement de populistes et qui sont tout simplement le Peuple français.

Martin Moisan

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Merci à l’auteur de l’article, qui résume exactement ce qu’est la véritable action des syndicats, au sein de la Police Nationale.

Ne confondons pas nos braves serviteurs de l’ordre avec leurs représentants syndicaux putassiers. D’ailleurs eux-mêmes savent très bien faire la distinction…

tout les syndicats en France sont les kapos du système, beaucoup de politiciens critiques les syndicats, certains aimerait bien les voir disparaître,ce n’est qu’un écran de fumé constitué par des mensonges, car nos politiciens et l’état en particulier ont besoins d’eux pour contenir le peuples pour évité une guerre civile,et faire passer leurs lois, une loi qui ne passe pas à100% , aidé par les syndicats peut passer à 50%voir70% ce qui compte c’est qu’une loi passe, une foi une loi passer elle peux être modifier aux fils des années, un changement de gouvernement ,ou changement de président, ce qui… lire la suite

Ancien de la maison , je rejoins TOUTATIS

Merci l’ami ! Nous avons un avantage sur ces trous duc qui ont trahis, c’est que celles et ceux qui ont servis avec honnêteté peuvent se regarder dans le miroir avec fierté.

Voilà pourquoi après 10 années je me suis barré de là-dedans ! Bien fait pour eux, ils ne voient que les augmentations du point d’indice, les mutations etc. Leur droit de grève a été ACHETé en 1974..Oui ACHEté ! La fliquerie est un panier de crabes, d’opportunistes cherchant la planque et/ou le grade à tous prix, de chiens cherchant le flag’ pour être bien vu et faire de la statistique, sans compter le coeur du boulot: ne rien faire, garder des portes ou des personnalités privées le plus souvent ou faire, mais d’une certaine manière qui soit conforme à la… lire la suite

Il fut un temps ou la CGT était la courroie de transmission du PC…maintenant, les syndicats sont la courroie de transmission de la « base » vers l’état…bien que les syndiqués ne représentent que 6% des personnels.

Notons au passage que la nomination du sieur Beschizza comme sous-préfet fut apparemment tout à fait illégale puisque cette dernière est statutairement incompatible avec un mandat électif, et cela de tous les temps, depuis le texte réglementaire initial jusqu’à aujourd’hui malgré les réformes appliquées à ces nominations.Un aspirant au corps préfectoral (sous préfet compris) doit en effet attester sur l’honneur ne pas avoir de mandat électif, ou s’engager à quitter ce dernier en cas de nomination dans le corps des (sous) Préfets. Son arrêté n’est donc pas valide, et soit son dossier fut incomplet ( attestation manquante) soit mensonger en… lire la suite

il faut chercher les cocus de l’histoire , chers policiers vous vous êtes fait avoir !!!!!!!!!!

Pourquoi croyez vous que le politique fait de la politique, le syndicaliste du syndicalisme? Pour l’espoir d’une ouverture favorable à leur avenir personnel.
Comme on dit souvent aujourd’hui : tous pourris. C’est une maladie française (en tout cas).
Ils ont fait de nous des couilles moles mais ce qui donne espoir, ce sont les flics dont une quantité prouvent le contraire (en ce qui les concerne).
Quant aux citoyens, ils n’ont pas envie de suivre le mouvement tellement ils sont collés à leur télé qui serine des sornettes mensongères à longueur de temps. Système soviétique des temps modernes (qui ne cesse de reculer).
Cordialement.

Très bon article qui résume bien les choses.
Les policiers l’ont également compris vu qu’ils se détachent de leurs syndicats dans leurs revendications.
Si seulement la Grande Muette pouvait en faire autant, nous aurions enfin un réel espoir de nous débarrasser définitivement de tous ces vampires qui saignent la France, racailles de banlieues ou de salons parisiens…

Malheureusement cette « corruption syndicale » est présente dans bien des ministères …. quand les fonctionnaires auront compris, comme les policiers, que les différents syndicats ne sont là que pour avoir leur part du gâteau et laisser quelques miettes aux adhérents, alors les pouvoirs publics auront du soucis à se faire … Pour mémoire, la présidente d’un syndicat infirmier avait reçue la légion d’honneur pour services rendus soit les quotas limitant le nombre d’actes … compris ???

Ces pseudos syndicalistes piétinent leurs collèques: mais ils en existent dans toutes les administrations et entreprises nationales.

Je précise que je partage l’idée de Bruno Lemaire qui voudrait réformer l’ENA en obligeant les futurs hauts fonctionnaires à acquérir une expérience de terrain durant 5 ou 6 ans avant d’exercer des responsabilités de direction. Cela conviendrait tout à fait à l’administration judiciaire, comme précisé dans l’article, où les jeunes magistrats qui découvrent la vie viennent se faire la main au détriment des situations humaine comme ce fut le cas à Outreau…

Pour avoir été de la maison, je suis entièrement d’accord avec ce que vous avez si bien décrit. La traîtrise syndicale, la lâcheté, les contre-parties, les coups de p***tes de certains collègues qui n’ont d’autre ambition que de se placer et copiner avec la cette hiérarchie qui ne cesse de discriminer et favoriser les branleurs/lèche-cul au détriment de ceux qui veulent pleinement exercer le Droit et faire appliquer la Loi. Que dire de ces jeunes commissaires qui sortent de l’école sans aucune expérience et se retrouvent à commander des hommes et des femmes plus âgés, à devoir gérer des situations… lire la suite
Je te rejoins @Toutatis. Cela se passe également chez les gendarmes. Qui eux sont également commandés par des officiers qui du terrain ne connaissent que celui des écoles qu’ils ont fréquentées… Qui plus est, ce sont tous des carriéristes ne visant que le plus haut du podium, c.a.d. de lieutenant à général 5 étoiles (si possible)… Ces gens là ne sont que des ronds de cuir n’y connaissant rient à ce qu’est le terrain ni le contact avec la population (ou la populasse)… Donc, rien de plus ou de moins dans la police ou la gendarmerie… Kif, kif, bourricot… Mis… lire la suite

MERCI JEV ! Reçois mon soutien moral et fraternel.

Merci Mr Moisan pour cet éclairage. Un peu décourageant de lire a quel point le noyautage est généralisé, même les responsables syndicaux policiers boivent donc la soupe…

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