L’illusion occidentale d’une démocratisation possible de l’islam

Chère Christine,
Je vous ai déjà écrit plusieurs fois, lettres auxquelles vous avez toujours eu la gentillesse de donner suite. Cette fois, je tiens à vous faire part de ma surprise à l’égard de propos tenus sur les ondes de la télévision belge, par une personne interviewée par un des journalistes de service. Il fut question de la démocratisation de l’Islam et des effets des révolutions du “Printemps arabe”.

Cette idée répandue en occident – et particulièrement en Belgique et en France – suivant laquelle l’Islam peut évoluer vers la démocratie, est particulièrement dangereuse car elle gagne jusqu’aux défenseurs de la laïcité. En effet, pour appuyer ce point de vue on prend l’exemple de l’Allemagne qui s’est démocratisée au lendemain de la seconde guerre mondiale. Ce raisonnement, qui parait exact et irréfutable à première vue, cache volontairement une différence de base énorme, à savoir une situation complètement différente. En 1945/46, l’Allemagne sortait d’une guerre dans laquelle elle avait tout perdu et durant laquelle sa population avait terriblement souffert (et fait souffrir les autres). Au lendemain de la guerre, l’Allemagne était à plat, complètement ravagée par les bombardements alliés et les armées d’occupation ; l’Allemagne avait été complètement écrasée sous les bombes et ne pouvait s’en sortir qu’en décidant de redevenir une puissance démocratique (n’oublions pas non plus que Hitler avait été élu “démocratiquement”…) .

Cette “démocratisation” allemande n’est pas à comparer à une possible “démocratisation” de l’Islam, car au départ, l’Islam n’est pas une puissance écrasée, démantelée et complètement exsangue, comme l’était l’Allemagne, mais au contraire est une puissance au meilleur de sa force d’expansion et de sa gloire ! Les révolutions du “printemps arabe” sont majoritairement organisées et guidées par des chefs religieux s’appuyant sur une charia bien structurée et bien encadrée ; une charia (lois islamiques) qui se présente comme la seule voie possible pour le respect de l’ordre et la grandeur du pays. Une grandeur et une puissance recherchée par l’Egypte (avec Nasser – après la seconde guerre mondiale), l’Iraq ( avec Saddam Hussein ), l’Iran (avec l’Ayatthola Khomeini ) La Lybie ( avec Kahddafi), la Syrie (avec Assad), l’Arabie , etc.., et qui se recherche et se manifeste, au gré des nécessités, tantôt avec des alliances avec la Russie, tantôt avec les U.S.A. ou même l’Europe.

En outre, l’expansionnisme musulman compte sur son développement démographique, associé à une émigration de plus en plus importante vers les pays occidentaux ; une émigration qui s’implante avec ses coutumes, ses mosquées, ses revendications au nom de la démocratie ( eh oui !!!) ce qui, en fin de compte, introduira une religion forte d’une charia devant primer sur les lois démocratiques des pays colonisés, progressivement habitués à entendre que la nouvelle religion musulmane a perdu ses ambitions dominatrices par les effets des révolutions qualifiées de “printemps arabe” – une douce expression faisant rêver à la tranquillité des nuits étoilées d’été.

L’Islam démocratique ! Quelle contradiction et quelle incompatibilité entre ces deux mots ! Comment se peut-il que des politiciens et des journalistes, voire des personnalités des mondes littéraire,scientifique et judiciaire puissent cautionner une telle aberration, alors qu’il suffit d’ouvrir les yeux et de lire un peu, pour se rendre compte de cette autre supercherie de cette petite phrase : “ L”islam, religion de paix et d’amour” !
Que ces amoureux et admirateurs de l’introduction de l’Islam démocratique, en Belgique et dans toute l’Europe, m’expliquent donc quelle est la place de la femme dans la société musulmane ? Est-elle égale à celle de l’homme ?
Pourquoi donc toutes ces filles mariées contre leur gré publient-elles des ouvrages dénonçant ces scandales qui ont toujours lieu en Iran et en Iraq – des pays qui pourtant ont une population d’origine caucasienne et aryenne, c’est à dire exactement la même que la nôtre. Cette simple constatation me pousse à dire que c’est la religion qui rend les hommes qui la pratique violents, dominateurs et fanatiques. C’est l’homme qui est bon originellement, et non la religion ! L’homme arabe comme l’homme occidental est un être humain voué à la condition de sa naissance ; et si par malheur la naissance de cet être divin qu’est l’homme, se produit dans un pays de religion musulmane, il subira les effets – souvent délétères – des règles dites “sacrées” de cette religion qui impose les interdits, les discriminations de la femme, … et j’en passe.
Sur ce dernier point, j’invite les amis de la religion de paix et d’amour de lire le livre LE VOILE DECHIRE, de Carmen Ben Laden, l’épouse d’un demi frère de Ben Laden.
L’homme religieux n’est plus lui ; Il devient l’objet des liturgies, des régimes et de ce qui est toujours énoncé comme “divin” et imposé par Dieu.

Tous les hommes naissent égaux et libres ; tous les hommes – qu’ils soient jaunes, blancs ou noirs – ont le droit de choisir la voie de leur avenir. Malheureusement la plupart, dès leur naissance, sont pris en otage par l’une ou l’autre religion, et doivent subir les élucubrations dites sacrées des porteurs de soutane ou des barbus à la dynamite. Et c’est à vous tous, hommes et femmes que je m’adresse, à vous tous jaunes, blancs, noirs, dont j’admire la créativité, l’ingéniosité, le savoir faire et le courage, à vous tous à qui je crie : gare aux bonimenteurs et surtout ceux qui promettent le bonheur éternel dans un autre monde. Gare non au gorille…mais à la religion islamique mère nourricière des violences islamistes.

Henri Scaillet

 

 


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