L’intervention française au Mali a confirmé à l’Occident la vraie nature du djihad

Outre la délivrance ponctuelle d’un peuple opprimé depuis plus de quatre ans par l’islamisme, l’intervention militaire française au Mali a eu le mérite de libérer en partie la parole occidentale : on parle de moins en moins de «terrorisme» ou de «terroristes» et de plus en plus d’«islamisme» ou d’«islamistes», quand ce n’est pas, plus clairement encore, de «djihadistes».

Le chef de l’Etat a beau utiliser le mot «terrorisme» ou «terroristes», le peuple de France utilise les mots «islamistes» ou «djihadistes», car il demeure libre des obligations de réserve qui bride la parole officielle, et n’est pas dupe de la réalité quotidienne qui est la sienne, puisqu’il sait que les djihadistes sont aussi intra muros, et qu’ils sont suffisamment nombreux pour y être opérationnels.

Il n’y a pas, en effet, de djihad sans passage à l’acte : Mohamed Merah nous l’a prouvé. Mais il n’y a pas de passage à l’acte sans idéologie. Et lorsque l’idéologie est violente, il faut la combattre. Or, comment combattre une idéologie qui se revendique de Dieu ?

Par le dialogue ? Impossible, puisque l’unique sens de la Parole divine, c’est son application. La discuter un tant soit peu, c’est déjà la trahir. Aucun djihadiste ne saurait envisager ce cas de figure, le djihadiste étant précisément celui qui applique à la lettre la Parole de Dieu ! Souvenons-nous ici de Voltaire : «Que répondre à un homme qui vous dit qu’il aime mieux obéir à Dieu qu’aux hommes et qui, en conséquence, est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ?» (1)

Par le «vivre-ensemble» ? Mais qu’est-ce que le «vivre-ensemble» si le dialogue est impossible ?

Par la connaissance objective du djihad ? Mais aucune connaissance objective ne saurait empêcher l’amour de la mort pour son Dieu.

Par une volonté sincère de fraternisation ? Mais faudrait-il encore que les djihadistes cessent de nous considérer comme des mécréants, c’est-à-dire comme ceux qu’Allah appelle à se convertir ou à brûler éternellement dans les flammes de l’Enfer !

Pour le djihadiste, en effet, Allah est l’Unique Vérité. Cette vérité sacralise le monde. Autrement dit,  le monde est musulman. S’il ne l’est pas totalement, raison de plus pour qu’il le soit ! Quand les djihadistes demandent la Charia pour le Mali, ils la demandent pour tous les pays qui en sont privés ! L’appel à la Charia est un appel mondial. Le Mali, la Somalie, le Soudan, l´Afghanistan, l´Irak ne sont que les marches de l’escalier islamiste qui monte tout droit vers le Paradis d’Allah. Car le djihad est pour Allah, donc pour tous les hommes, tous les hommes étant des créatures d’Allah.

Ne pas prendre en considération ces vérités, c’est se condamner à ne pas comprendre la logique des djihadistes. Les djihadistes sont cohérents lorsqu’ils vouent l’Occident aux gémonies. Pour eux, la démocratie, la liberté d’expression, l’égalité des hommes (et notamment des sexes), sont autant de «fausses idoles» qui offensent le «Messager suprême». C’est Mahomet, et Lui seul, qui apporte la Bonne Nouvelle. C’est Lui qui répand la justice, la miséricorde et la paix en ce monde. C’est grâce à Lui que de plus en plus de femmes françaises portent le hijab et la burqa. C’est grâce à Lui que les Musulmans sont arrivés jusqu’aux portes de Vienne. C’est grâce à Lui que demain le monde sera gouverné par l’islam.

A l’Occident, donc, de le savoir, d’en tenir compte… et d’agir en conséquence !

Maurice Vidal

(1) Dictionnaire philosophique, article «Fanatisme».

 


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