L’offensive propogandiste de l’Institut du Monde Arabe autour des Mille et Une Nuits

Une vaste opération de  séduction propagandiste en faveur  du monde musulman est en train de se dérouler.

Le thème autour duquel s’articule l’offensive est celui des Mille et Une nuits.

L’Institut du monde arabe présente en effet actuellement une exposition intitulée: « Les mille et une nuits ».

« Le plus extraordinaire recueil d’histoires… Ce chef d’oeuvre de la littérature mondiale…la place sans égale qui est la sienne au firmament de la culture universelle  » peut-on lire dans la présentation (cf site de l’Institut du monde arabe).

mille et une nuitsVoilà à l’évidence une belle occasion pour ses laudateurs et propagandistes « infidèles », de placer le monde musulman sous les projecteurs, non pas de la violence, des assassinats, du terrorisme, de l’antisémitisme,de l’horreur, des amputations, de la lapidation, de l’exécution d’une petite fille juive à bout portant, de la destruction des oeuvres classées au patrimoine de l’UNESCO, de la pire  mysoginie, du voile, du halal, de la haine de l’Occident, de la bétise, de l’ignorance, de l’inhumain comme le plus souvent, mais sous ceux du  plus haut niveau de la « culture universelle », ainsi qu’ils le prétendent, et ce dans la continuité de l’opération réalisée au Louvre à travers la création du nouveau « département des arts de l’Islam » qui entend présenter selon Jacques Chirac qui en fut l’initiateur : « la part lumineuse d’une grande civilisation ».

mille et une nuits 2Quelques uns de ces contes sont bien connus et font partie du corpus d’histoires pour les enfants comme Ali Baba et les 40 voleurs, Sindbâd le marin ou Aladdin, le génie de la lampe magique ou le tapis volant. Walt Disney a fait d’Aladdin le héros d’un de ses dessins animés sorti en novembre 93 et qui comptablilise plus de 7 millions d’entrées.

Les adultes peuvent y voir de leur côté un parfum d’érotisme et fantasmer sur les supposés délices voluptueux de l’orient et des harems gardés par des eunuques.

L’affiche d’appel de l’exposition est à cet égard significative: une belle femme blanche représentée dans une danse lascive, légèrement vêtue, à la poitrine dénudée jusqu’au bout des seins fièrement dressés, le nombril et le ventre à l’air et qui s’offre aux mains d’un personnage noir énamouré.

On notera le caractère particulièrement aguicheur et racoleur de cette composition utilisant une oeuvre de Georges Barbier de 1913 mettant en scène Ida Rubinstein et Vaslav Nijinski,lors de la représentation par les ballets russe de « Shéhérazade ».

Tout çela est bien gentil.

Mais la présentations de l’exposition  passe sous silence la raison pour laquelle la « sublime »  Shéhérazade invente toutes ces histoires. Pas un mot sur le fait que le roi Shâriyar, qui prendra par la suite les traits du calife Haroun al-Rachid, a été trompé par sa première femme avec un esclave noir. La femme est  par nature un être perfide et infidèle. L’esclave noir représente le vice et la virilité à laquelle la femme ne peut pas résister.

Pour se venger le noble prince décide de mettre dans son lit chaque soir une vierge, l’âge n’est pas précisé, qu’il fait exécuter au matin. Après 3000 déflorations-exécutions, quand il n’existe plus de consommable que la fille du grand vizir, sa soeur, Shéhérazade, pour la protéger va susciter la curiosité du calife chaque nuit jusqu’au petit matin.

Quelle merveilleuse image de la vision de la femme dans la civilisation musulmane n’est-il pas?

C’est ce qui a amené la courageuse journaliste Libanaise Joumana Haddad à régler son compte à la « sublime » dans son livre:  » J’ai tué Schéhérazade »(éd.Sindbad, Actes Sud). » Elle l’exécute car dit-elle « Schéhérazade est la métaphore de l’oppression des femmes, un condensé des clichés orientalistes occidentaux et des pouvoirs masculins arabes. Pour survivre, cette héroïne ment au sultan qui chaque nuit tue une femme. Elle le trompe par la ruse et son talent de conteuse. Je voulais tuer ce stéréotype de la femme arabe obligée de négocier un droit à la vie qui lui est dû. Nous vivons dans l’idée que la femme orientale doit tromper l’homme pour dépasser les obstacles que la société patriarcale lui impose. C’est une humiliation. »( cité dans le magasine « Elle » du 17 décembre 2010)

On ajoutera que pour éviter tout problème, les millions d’esclaves noirs importés dans le monde musulmans étaient préalablement castrés.

Avec cette exposition,  les responsables de l’Institut du Monde Arabe sont bien dans leur travail qui est d’ oeuvrer à  rendre le monde musulman acceptable et intégrable dans notre société. Il est tout à fait normal au regard de leur stratégie de masquer, gommer ce qui pourrait constituer un repoussoir au processus de banalisation du fait musulman en France.

Cette opération séduction-propagande trouve des relais extérieurs, dans des grandes villes. Par exemple à Toulon, où le maire UMP  a accepté l’Aladdin de Walt Disney comme thème de son marché de Noël sur la place de la Liberté, avec une énorme batisse en contreplaqué représentant  » le chateau d’Aladdin » sans aucune utilité que celle d’ écraser par ses dimensions les petites baraques des commerçants.

Par exemple à Toulouse où le Théatre National présente Sindbad le Marin, « une manière de faire passer une nouvelle fois le message de tolérance et de l’ouverture d’esprit auprès des enfants. Parce que l’autre est toujours une aventure, une découverte . »

On notera que le Snuipp-FSU avait en quelque sorte pris les devants. En effet ce syndicats des enseignants du primaire, majoritaire et contrôlé par le PCF, a choisi « Les mille et une nuits » comme thème de son concours d’écriture pour l’année scolaire 2011-2012. En partenariat avec la Bibliothèque Nationale de France, les scénarios et les écrits devaient « garder un rapport avec l’imaginaire de l’Orient et celui de la nuit ». Selon le site du syndicat, plusieurs centaines de classes y ont participé, soit des milliers d’enfants.

Chacun sait que nos chères têtes blondes sont bien au fait de l’imaginire de l’Orient et de ce qui se passe la nuit!

Il faut arrêter avec ce processus sournois d’endoctrinement.

Parents, soyez attentifs et réactifs, osez intervenir auprès des enseignants.

Jean Théron 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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