L’ordre nouveau de François Hollande : sus aux chrétiens, place à l’islam !

Il faut, je crois, revenir sur ces deux événements complètement occultés par les médias aux ordres mais, heureusement, étalés sur la sphère d’expression libre et relayés par elle : les voeux de François Hollande aux musulmans délivrés du Ramadan et la visite du sus-nommé citoyen-Président aux bénévoles d’Emmaüs.

La concomitance de ces deux faits est patente malgré les quelques mois qui les séparent, car c’est dans un projet global qu’ils se rapprochent jusqu’à se confondre. Rappel : l’été dernier, Monsieur Hollande félicite les « musulmans de France » pour leur célébration de l’Aïd-el-fitr, fin de la gabegie hyper-calorique scandant au crépuscule le mois de jeûne. En Décembre, il tolère qu’une photo de l’Abbé Pierre soit ôtée du mur devant lequel il prononce un discours en hommage à l’un des plus signalés humanistes des temps modernes.

Ri7Normal 1niquelafranceIl n’est guère difficile de comprendre que ces deux attitudes ont été suggérées à l’impétrant par des conseillers pressés d’installer, dans l’ombre de leur créature, la société dont ils rêvent désormais ouvertement. Flatter le futur dominant, écraser un peu plus, en miroir, la velléité du dominé de simplement vouloir survivre, tel est l’objet de leur hâte. En l’occurrence, la tactique est simple : la minorité agissante est élevée au rang de partenaire égal, la majorité acceptante, soumise et par avance complice, subit la pesée de ceux qui ont décidé d’en finir avec elle. Dans le cas présent, c’est l’Islam qui se hausse du col et la chrétienté qui courbe la nuque. Venant du sommet de l’État, la symbolique des mots et des silences éclaire ici de sa lumière crue l’inversion des valeurs qui jour après jour nous tue.

L’énarchie de couloir qui depuis des lustres nous accable de son souverain mépris donne ces jours-ci du murmure comme jamais. Il en fut ainsi autrefois, dans les alcôves, les recoins et les souterrains des palais et des châteaux de l’Ancien Régime. Aujourd’hui, c’est à la façon proprement stalinienne que l’on met au point les stratégies de rupture. L’abbé, passerelle d’une civilisation à gommer, s’interpose entre le monarque et le peuple? On le supprime, exactement comme un vulgaire Trotsky sur les photos moscovites des années 20. Il était pourtant chez lui, Pierre, mais « chez lui » ça ne veut plus rien dire. Les Français, à son image pleine de compassion, d’amour et de fraternité, doivent s’habituer à la révélation qu’ils ne sont plus chez eux nulle part. Dans le champ des cameras, ils seront héros de faits divers au Journal de 20 heures en même temps que masse informe ramenée dans ses enclos dès l’extinction des lumières de plateau.

De ces coups bas prémédités par des des rats de cave qui confondent Marx et Beria* surgit un constat : Monsieur Hollande, qui après avoir léché la panse repue de l’étranger, fait soustraire de sa vue le portrait de celui dont il est l’hôte dans son propre pays, dans sa propre maison, ne peut plus se dire Président de tous les Français, et comme pour sceller le terrifiant couvercle posé sur le peuple, une troisième vilenie s’ajoute à l’arithmétique des deux premières. Dans ses voeux de Noël, le locataire de l’Élysée omet de s’adresser à ceux qui en sont normalement les récipiendaires premiers, trente millions de chrétiens soudain ravalés au rang de comparses, de zombies, de serpillières sur lesquelles la cuistrerie courtisane s’essuie les pieds. La faute est majeure. Si les Français en ont encore un peu dans leur veines, ils auront, j’espère, senti leur sang bouillir.

Cela s’appelle humiliation, même pour les incroyants qui auront vu une fois de plus comment s’administre la justice régalienne, en France, à l’aube de l’an 2013.

De là où il se trouve, le bon abbé regarde j’en suis sûr ailleurs que dans notre direction. Il entend ces temps-ci la plainte des millions de ses frères et soeurs passés par profits et pertes au bilan de l’Histoire. Chrétiens d’Irak forcés à l’exil, suivis demain par ceux de Syrie, Églises du silence au Maroc, en Algérie, en Turquie, paroisses du Nigeria flambées au kérosène, Maronites du Liban acculés peu à peu dans leurs montagnes, Coptes que l’ordre nouveau en Égypte promet à la déchéance et à l’effacement. Et d’autres, ailleurs, dont les conseillers de Monsieur Hollande veillés par leurs financiers des sables pétrolifères contemplent l’agonie avec au visage la satisfaction du travail bien fait. Il regarde ça, l’abbé, j’en suis sûr, de son oeil mouillé par le chagrin.

Quant à notre ci-devant Président, homme d’appareil promu malgré lui et que le saint homme a par avance pardonné pour son impuissance grimée en tranquille bonhommie, que dire de lui? Pas grand chose en vérité sauf qu’en sus de sa porosité à l’opinion de ses proches, de sa désinvolture, de l’incompréhension intellectuelle, mentale, spirituelle affichée à l’égard de ses compatriotes, il souffre, comme le dévoile si clairement sa frêle et transparente nature, d’un défaut rédhibitoire, sans doute le pire de tous : l’absence totale d’affect.

Alain Dubos

*Beria : exécuteur des basses oeuvres de Staline.


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