M. Meddeb, islam et islamisme c’est du pareil au même !

La dernière dissertation intitulée « Sortir l’islam de l’islamisme » de l’écrivain et poète Abdelwahab Meddeb, publiée par Le Monde du 16 décembre 2012, nous livre un article qui peut être considéré comme paradigmatique, comme un exemple type de ce que produisent les intellectuels de culture islamique les plus éminents, considérés comme progressistes.

A l’instar de Tahar Ben Jelloun et  de tant d’autres intellectuels prisés à Paris,  M. Meddeb, universitaire et animateur de l’émission « Cultures d’islam » sur France Culture, ne fait que tourner en rond, comme à la Mecque, à bonne distance du Coran et de Mahomet, pour ne pas se frotter au cœur de l’islam, de cette soumission, physique et intellectuelle, inscrite dans le corps, l’espace et le temps de tout musulman. C’est bien vers ce centre situé en Arabie que tous les musulmans se sont, de tout temps, rituellement abaissés, rabaissés, front contre terre et derrière en l’air. C’est bien dans cette contrée que, tous les ans, les riches parmi les musulmans vont se ressourcer, lors du pèlerinage, un des cinq piliers de l’islam. Mais aucun tigre de ces intellectuels en papier ne s’avise, par exemple, à inviter les musulmans à un peu de dignité, à relever la tête, à en user pour réfléchir par eux-mêmes au lieu de s’accrocher à d’inutiles et répétitives exégèses d’où aucune liberté ne peut jamais sortir.

Meddeb encense Averroès, grand révélateur de la logique islamique

Au lieu de se libérer des entraves de l’islam et puis s’attaquer à son esprit de domination, à son buisson ardent qui consume bien des musulmans et tant de leurs innocentes victimes, au lieu de cela, les intellectuels de culture islamique qui sont en vue aujourd’hui ne font qu’emboîter le pas à d’autres illustres prédécesseurs qui avaient su trouver les boucs émissaires malodorants, les mal-pensants ou les mauvais musulmans qui n’auraient rien compris à la chimérique bonté islamique. Du temps des sultans almohades en Andalousie, au XIIe siècle, Averroès, que M. Meddeb encense dans l’article ici critiqué, n’avait que mépris et condamnation pour ses contemporains courageux et éclairés qu’il décrit comme « …se croyant des philosophes qui auraient décelé des incompatibilités entre foi et raison et qui sont d’avis de porter cela à la connaissance du peuple. Ce faisant, ils sont devenus cause de perdition des masses et de leur propre perdition, ici-bas et dans l’au-delà » (Averroès, Discours décisif, §76). Venant d’un philosophe à la solde du palais qui occupait aussi la fonction de « juge des juges », de juge suprême donc, cette condamnation est à prendre très au sérieux.

LaRaisonDuPlusFortNos soi-disant intellectuels progressistes de culture islamique qui n’ont d’yeux que pour Averroès savent pertinemment qu’il a tout fait pour tenter de fonder en raison, donc légitimer, l’ignominie islamique par excellence qu’est la prescription du jihad, du qitâl (du verbe qatala=tuer). Voilà ce que nous dit Averros au § 46 de son ‘Discours décisif’  : « Tout être humain est amené, par voie rhétorique, dialectique ou par raisonnement logique à croire en islam. C’est pour cela que Mahomet a dit : ‘Ordre m’a été donné de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils confessent qu’il n’y pas de divinité hormis Allah et que je suis son prophète’ ».  Personne ne pouvait mieux résumer la quintessence et le summum de la logique islamique! Rappelons que les sultans d’origine berbère et maîtres d’Averroès avaient fini par adopter et par pratiquer les ancestrales et régulières razzias contre les irréductibles chrétiens de la péninsule ibérique. Et dire que Averroès est aujourd’hui élevé au rang d’intellectuel rationaliste alors qu’il fut théologien et jurisconsulte musulman pur jus ! On se demande s’il y a encore parmi les Arabes et nos arabisants ceux qui comprennent le langage d’Averroès. Il est bien révolu le temps des philologues de la stature d’un Ernest Renan qui fut le premier à exhumer les écrits d’Averroès et à nous dire, avec honnêteté, que la philosophie arabe n’avait rien d’intéressant à nous apprendre.

MeddebVsRedekerMais avouons tout de même que la logique islamique est une logique solide, fondée sur la coercition et sur le mimétisme de la première violence venue. Cette logique-là n’est pas celle de la deuxième joue que d’aucuns nous recommandent de tendre à celui qui nous gifle. Mais il faut aussi se rendre à l’évidence que le royaume de cette dernière logique n’est pas de ce monde … de brutes. Par certains aspects, la logique du pardon dans tous les cas est, à proprement parler, inhumaine, suicidaire. M. Meddeb était certainement conscient de l’échec patent de la logique islamique ou, au contraire, de sa force de conviction, lorsqu’il s’est violemment attaqué aux propos publiés par Robert Redeker. Ce philosophe osa rappeler que Mahomet n’était pas un Jésus et que les exactions de l’Eglise ne pouvaient pas être raccrochées à un quelconque acte de Jésus, alors que celles des islamistes s’inspiraient directement des forfaits de Mahomet. M. Meddeb sentait déjà que sa distinction factice entre islam et islamisme s’évaporait dès qu’un courageux philosophe ose rappeler une banale vérité historique. Les esprits totalitaires et les faux libéraux ne supportent pas cette vérité-là.

La peur de l’islam élève le mensonge et l’hypocrisie au rang de roi et de reine

Et c’est ainsi que M. Meddeb et ses semblables nous donnent à comprendre, en creux, que l’islam pourrait être un amour de religion, spirituelle, conviviale, polyphonique, large d’esprit, entre autres formules fourrées d’opium. C’est comme si le Coran et Mahomet avaient eu quelque respect que ce soit pour les Arabes polythéistes, juifs ou chrétiens, avant que ses successeurs (ses Califes) ne s’attaquent à d’autres peuples considérés comme des moins que rien : ils ne pouvaient même pas prétendre au statut inférieur et dégradant réservé aux dhimmis monothéistes !

Dans cet article, M. Meddeb fait semblant de vilipender les destructions que des musulmans d’Asie continuent de faire subir aux statues de Bouddha en oubliant de préciser que c’est bien l’exemple de Mahomet qui est mimé aujourd’hui, comme hier, par ces musulmans. Or, l’acte fondateur de cette tradition n’est autre que celui de Mahomet : ses biographes musulmans nous racontent qu’il a fait briser ce que l’islam désigne comme idoles. D’antiques et vénérables statues auraient orné la Ka`ba, cube qui se trouve au milieu d’un sanctuaire polythéiste à la Mecque, conquis puis exploité par la suite au profit de l’islam et de l’homme d’affaires que fut Mahomet. Voilà le sort que l’islam a réservé, dès ses tout premiers débuts, aux vieilles cultures et traditions.

Pour illustrer notre propos, prenons à témoin Tabari, un des premiers historiens musulmans. Voilà ce qu’il écrit p. 282 de son livre Mohamed sceau des prophètes, traduit par Hermann Zotenberg, éditions Sindbad, Paris, 1980 : « A la porte, il [Mahomet] descendit de son chameau, entra dans le parvis et fit ses tournées autour de la Ka`ba … Après avoir accompli ses tournées, le Prophète ordonna d’ouvrir la porte du temple et d’en enlever toutes les idoles qu’il fit briser ; la plus grande, celle de Hobal, qui était de pierre, fut renversée et jetée à la porte du temple pour servir de seuil, afin que tous ceux qui entraient et sortaient la foulassent aux pieds.« 

Il est grand temps de changer de registre et de violent

Cher Monsieur Meddeb,

Vainement, vous tentez de vous distancer des musulmans gênants, de les ex-communier en quelque sorte, en les qualifiant d’islamistes, de wahhabites, de salafistes etc., alors qu’ils sont d’authentiques musulmans qui ne renient point les actes de Mahomet et les ignominies auxquelles appellent bien des versets coraniques. C’est de cette vénération du Coran et de Mahomet qu’il faut sortir les musulmans au lieu d’offrir un répit à l’islam en nous expliquant qu’il faut sortir l’islam de l’islamisme.

C’est bien le Coran et Mahomet qui empoisonnent la vie de tant de musulmans et de ceux qui sont amenés à vivre à proximité d’eux. Voilà le diagnostic qui permet de prescrire le bon remède aux musulmanes et aux musulmans, premières victimes, vecteurs-reproducteurs, de l’islam. La distinction entre « islam » et « islamisme » n’est que faux discernement : il désigne des victimes par trop contaminées comme des souches pathogènes. Expulser des boucs émissaires n’a jamais sauvé notre humanité de cette peste qu’est la violence. Cette violence qui est au cœur de l’islam, c’est à dire du Coran et de la pratique historique et géographique de Mahomet. La violence, la peur, la coercition et l’intimidation font partie intégrante de leur signature génétique dont il est grand temps de sortir les musulmans. Osez leur dire et vous dire par la même occasion : « N’ayons plus peur de notre propre histoire et de nos monstres sacrés !« 

Faute de quoi, vos dissertations ne seront que variations sur les mêmes illusions que bien des intellectuels de culture islamique continuent de dupliquer pour tenter d’apaiser leur mauvaise conscience tout en se faisant passer pour des progressistes. Cette tromperie intellectuelle ne peut qu’aller en s’amenuisant. Il vous faudra vous résoudre à devenir adulte et sérieux au lieu d’enfumer vos lecteurs français tout autant que les  musulmans de l’autre côté de la Méditerranée. Bon nombre d’entre eux savent pertinemment que le wahhabisme et l’islamisme sont tout simplement l’application des prescriptions islamiques. Ils sont tout à fait conscients que tout ce beau monde se biberonne au Coran et à la vénération obséquieuse de Mahomet.

Quittez vos illusions islamiques (awhâmakum al-islâmiyyah) et considérez que même si tous les musulmans venaient à se transformer en adeptes de Gandhi, ils ne réussiront jamais à racheter l’islam de ce qu’il a toujours été :   une sacrée violence, totalement irrespectueuse de l’Autre !

Faites le choix résolu de la Liberté et du respect dû à votre propre conscience ! Vous et le grand peuple tunisien en êtes bien dignes, bon sang !

Soyez enfin à la hauteur des rendez-vous historiques qui s’offrent à vous aujourd’hui !

Pascal Hilout, né Mohamed


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