Macron a-t-il pratiqué l’art de la vente négative ?

Publié le 19 mai 2017 - par - 3 commentaires - 832 vues
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Comment Emmanuel Macron, au niveau d’instruction qui est le sien, a-t-il pu dire qu’il n’y avait pas de culture française et qu’il n’avait jamais rencontré d’art français. Comment a-t-il pu aller en Algérie (qui plus est) accuser la France de crimes contre l’humanité alors qu’il avait sous les yeux une population énormément augmentée grâce notamment aux progrès apportés par les « colonisateurs ». Comment a-t-il pu situer la Guyane au milieu de la mer ? Comment a-t-il pu brailler « pensez printemps ! » Ou employer l’expression polémique « Je vous ai compris ! ».

Malgré son haut niveau d’études, le candidat à la présidentielle devait-il être considéré comme un crétin, un ignare ? Je crois que c’est l’idée qui est venue à nombre de Français. Nous allions avoir un président benêt. Et si c’était ces Français dont je suis qui étaient les crétins, les benêts, les naïfs ? Et si ces phrases, ces expressions à l’emporte-pièce étaient prononcées tout exprès comme des chiffons rouges devant le taureau assez bête pour se faire duper ?

Mais c’est bien sûr ! Qui a réagi aux incongruités de M. Macron ? Les électeurs les plus âgés, les plus sensibles à une bonne tenue des propos, généralement les électeurs ayant déjà leur candidat autre que Macron.

En revanche, l’électorat jeune, jusqu’à 30-35 ans a moins réagi parce que les incongruités leur paraissaient ringardes et très accessoires par rapport à la séduction du « en même temps ». Toute une catégorie (très large) de personnes issues de l’enseignement frelaté de notre époque pour qui l’orthographe compte peu ou ne compte pas ; c’est « le fond qui compte » disent-ils. L’orthographe, c’est pas important. Les récriminations des vieux ringards c’est pas important ; « ça le fait pas ! » Donc, ne sont contre Macron que les vieux complètement dépassés, désuets ; parmi eux il y en a un certain nombre qui parlent (ahahahaha, ô les boulets !) de souveraineté, de souverainisme, d’abandonner l’euro qui rend tellement facile le passage des frontières (même si ce n’est qu’en Europe partielle) parce que les « djeuns » ça voyage, ça veut voir du pays, il n’y a jamais de guerre pour eux. Quand il se trouve quelque mort produit par un acte de guerre en France, les bougies sont là toutes prêtes et le pardon au déséquilibré « qui n’aura pas ma haine ».

Ainsi, Macron aurait pu écarter délibérément une large frange de l’électorat qui de toute façon ne lui était pas acquise, pour faire de l’entrisme dans la jeunesse inconsciente et irresponsable qui se valorisait en se moquant des ringards. Et tous les « djeuns » derrière lui dans ses meetings ont été mis en boîte puisqu’ils adorent lever les bras et danser… en boîte. Je ne parle même pas de la large frange d’électeurs enkystés dans leur religion qui ont pu voir en Macron un Hollande +++ et un Cazeneuve +++. Un électorat à ne pas négliger n’est-ce pas ?

Tout cela c’était avant le 2e tour. Une fois le 1er tour passé, les stupidités et autres incongruités ont été oubliées, pour ne jouer que sur une resucée de Marine extrême droite, fille de son père, tous les éléments du « plafond de verre » étant réutilisés sans vergogne. Oubliés les enfantillages , oubliées les sottises, oubliés les dérapages algérois par les ringards un moment stigmatisés et écartés, orphelins de Fillon. Il ne restait plus qu’à faire contre mauvaise fortune bon cœur et se résoudre à voter pour celui qui préserverait l’euro, réformerait le code du travail et permettrait d’éviter les troubles gauchistes qu’une élection de Marine Le Pen déclencheraient.

Si telle fut la stratégie du chef marketing Macron, bravo l’artiste. Cela s’apparenterait un peu à ce que l’on désigne dans le métier sous l’appellation de « vente négative ». Dans la vraie vie cela porte le nom de cynisme.

Roger Champart

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On dit souvent de celui ou celle qui a certaines facilités dans un domaine quelconque : « c’est dans les gènes » et ça peut être un début d’explication : Origine et étymologie du nom MACRON
Origine : « macron » est un nom de famille rare, forme contractée de maqueron, diminutif de maquerel, nom issu du moyen neerlandais makelaer, avec le sens de courtier, entremetteur .

L’intelligence n’a rien à voir avec l’instruction. Si Macron a dit des conneries et qu’il est quand même passé, c’est que ses électeurs sont aussi nuls que lui.

Je ne sais pas où nous allons, mais nous y allons! Marcher à marche forcée avec tous ces marcheurs allègres vers le précipice!

Nous avions un si beau pays, il s’appelait la France!

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