Mali : La France doit être fière d’accomplir une mission civilisatrice, face à la barbarie islamiste

L’action militaire, commencée le 11 janvier 2013 au Mali contre l’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) le 11 janvier 2013, rencontra un soutien quasi unanime de l’opinion publique. Il faut s’en réjouir.

La France a une mission historique en Afrique, dont elle peut être fière. Elle a énormément aidé ses administrés africains. Et elle les aide toujours, un demi-siècle après leur accession à l’indépendance. Traditionnellement, l’on disait que la France avait en Afrique une mission civilisatrice. Le terme correspond entièrement à la réalité. Il n’y a aucune raison pourquoi l’on devrait être gêné de l’utiliser même aujourd’hui. Si la France n’avait pas accompli cette mission, beaucoup de ceux qui la blâment ne seraient jamais nés, où n’auraient jamais atteint la maturité.

L’on peut considérer comme naturelle une certaine dose de jalousie à l’égard de ceux qui ont mieux réussi, que cela fût parce qu’ils étaient plus aptes ou simplement parce qu’ils étaient mieux lotis. Mais l’extrémisme islamiste a érigé la jalousie en valeur suprême. Il a été édifié sur cette passion.

Il faut savoir dans quel contexte l’islam s’est constitué. Tout l’Orient ancien se divisait en terres fertiles, habitées par des sédentaires et en terres arides, habitées par des nomades. Une lutte permanente était menée entre ces deux catégories de populations. Tant que les sédentaires étaient bien organisés, les nomades ne pouvaient que vivoter à la bonne distance d’eux. Mais dès que les sédentaires connaissaient des divisions internes, les nomades en profitaient pour les attaquer, les spolier, les asservir.

Ce cycle se perpétua jusqu’à ce que parmi les nomades naquit un homme de génie qui fonda un système de valeurs et de normes, leur permettant d’accomplir de grandes conquêtes. Le devoir de conquête est un devoir fondamental pour tout musulman encore aujourd’hui.

Le Djihad, la guerre sainte, fut encore proclamé en 1914 par le Khalife ottoman, le chef spirituel de tous les musulmans sunnites, contre la France et ses alliés. Le khalifat fut aboli après la défaite de l’empire ottoman, à l’issue de la première guerre mondiale. Mais quatre ans après cette abolition, se constitua en Egypte le mouvement des Frères musulmans, qui prône la reconstitution du khalifat. Autant dire, la création d’un vaste empire, regroupant en principe tous les musulmans du monde. Pour l’essentiel, les mouvements extrémistes musulmans actuels sont les héritiers des Frères musulmans.

En 1996, le fondateur d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, déclara le djihad aux Américains « occupant les terres des deux lieux saints » (c’est-à-dire la Mecque et la Médine). Il précisa que c’était un devoir pour chaque musulman « de tuer les Américains et leurs alliés, où qu’ils se trouvent ». Les alliés des Américains, ce sont les ressortissants de tous les Etats membres de l’OTAN, donc nous tous. Rappelons à ceux, qui ne voudraient pas se sentir visés qu’il adressa sa déclaration de guerre aux « juifs et aux croisés ». Les juifs qui, d’après lui, occupent « la terre du voyage nocturne de Mahomet ». Quant au mot « croisés », il désigne naturellement toute la chrétienté, l’ensemble du monde occidental.

Il va de soit que nous ne pouvons pas tolérer qu’au Mali, sur un territoire plus vaste que la France – même s’il est en grande partie désertique – se constitue une immense base d’Al-Qaïda. En disant « nous », j’ai à l’esprit tous ceux qui ne veulent pas se laisser asservir un jour par les nouveaux conquérants musulmans.

Jusqu’à présent, la France fait au Mali plus ou mois figure de cavalier seul. Mais on peut espérer qu’elle ne restera pas seule longtemps. La Britannique Catherine Ashton, représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères, déclara le 22 1. 2013 : « L’Union Européenne va jouer un rôle-clé et actif dans les semaines et mois à venir pour résoudre la crise malienne ». Et Hillary Clinton, chef de la diplomatie américaine, a dit : « Nous ne pouvons pas permettre que le Mali du Nord devienne un havre de terroristes islamistes ».

En attendant l’aide de nos alliés, nous pouvons être fiers de savoir que la France assume courageusement et dignement ses responsabilités.

Cela peut au moins en partie compenser les frustrations que l’actuel gouvernement nous inflige par ailleurs. Le mépris qu’il affiche à l’égard des centaines de milliers de manifestants, s’insurgeant contre le projet de loi instaurant un semblant de mariage entre homosexuels, est particulièrement pénible. C’est toute la base de la nation qui ainsi mise en cause. Le mot nation vient du verbe naître. On ne peut naître que grâce à un couple, composé d’un homme et d’une femme.

Est-ce un hasard si les socialistes s’attaquent à la base de la nation ? Le parti socialiste fut constitué sur la base d’un autre parti, qui s’appelait la S.F.I.O. – la Section Française de l’Internationale Ouvrière.

Existe-il réellement encore quelque chose comme une internationale ouvrière, cependant que le marxisme survit péniblement dans les pays tels que la Corée du Nord ou Cuba ? Et que la « lutte de classe » se déroule essentiellement entre les nations avancées et les nations moins avancées. On a plutôt le sentiment que la seule internationale qui existe aujourd’hui, c’est celle des entrepreneurs et hommes d’affaires, attachés à la globalisation.

Il s’agit de ces capitalistes, dont déjà Vladimir Ilitch Lénine disait qu’ils nous vendront tout, même la corde avec laquelle nous les pendrons ensuite. Ces gens-là propagent une coopération la plus étroite avec le monde musulman. Ils perçoivent celui-ci non seulement comme le principal producteur du pétrole et du gaz naturel, mais aussi comme un vaste marché, où ils peuvent exporter leurs produits. Ceci d’autant mieux que les pays musulmans ne sont pas pour eux des concurrents sérieux, comme la Chine, la Corée du Sud, ou d’autres « dragons » asiatiques. Les producteurs musulmans des hydrocarbures sont riches en pétrodollars qu’ils reçoivent des pays industrialisés, important leurs combustibles. Avec ces pétrodollars, ils peuvent s’acheter des masses des produit industriels, se faire construire de bâtiments magnifiques, bref vivre dans le luxe. Ils n’ont pas besoin d’édifier leur propre industrie.

Les industriels et hommes d’affaires qui prônent cette coopération veulent également importer du monde musulman une main d’œuvre de bon marché. Grâce à elle, ils peuvent durablement maintenir bas les salaires de la main d’œuvre autochtone. Ils continuent, bien sûr, à pousser celle-ci à la plus forte consommation possible, bien entendu au détriment de la vie de famille. Le fait que par là ils détruisent la base nationale de leur propre pays ne les gêne pas du tout. La seule chose qui leur importe, ce sont leurs bénéfices.

Du moins c’était ainsi que le phénomène fut magistralement analysé par une femme de lettres britannique d’origine juive, née en Egypte, Madame Bat Ye’Or, dans son livre EURABIA.

Martin Janecek

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