Mali : l’UOIF réclame la réconciliation nationale entre les lapidés et les lapidateurs !

La presse et les sous-courants de telle ou telle formation politique, je pense en particulier à EE-LV et à l’UMP, ont déjà pris certaines distances par rapport à l’intervention française au Mali.

Les arbres des limites politiques de François Hollande et des erreurs d’appréciation dues à ces limites, servant à masquer la forêt des peurs des représailles djihadistes, ou les sympathies envers les assassins de l’installation gazière algérienne et les tortionnaires des Maliens du nord.

Les sympathies diversifiées envers les djihadistes, -pour tous ceux qui ne sont pas français ou résidents fréquentant les mosquées salafistes ou UOIF- relèvent, dans certains cas, du complexe dit de Stockholm et dans d’autres,- la majorité-, procèdent des liens noués avec le Hamas et le Hezbollah comme effet de la détestation d’Israël.

Je voudrais revenir sur l’UOIF

Cette dernière s’était félicitée de ce que le Président de la république n’ait parlé que d’action contre le « terrorisme » et qu’il n’ait pas fait « d’amalgame stigmatisant » en parlant d’islamisme.

Les derniers développements au Mali ont montré : que les précautions verbales, en particulier celles  recommandées par l’association faux-nez des Frères musulmans –idéologues du djihad international pour l’instauration d’un nouveau califat qui serait mondial- n’avaient que bien peu à voir avec les craintes d’un amalgame.

Ce qui était redouté par l’UOIF, ce n’était pas un amalgame déclarant coupable le brave boutiquier arabe du coin ou le conducteur de bus « beur » non salafiste. Ce qui était redouté, ce n’était pas qu’ils soient collectivement considérés comme responsables des actes criminels des oppresseurs des populations de Kidal, Tombouctou et Gao et de leurs régions, qu’ils soient rendus moralement coresponsables des sauvages exécutions sommaires perpétrées  par le commando djihadiste assassin de la plate-forme gazière algérienne. Non, c’était autre chose.

En réalité, c’est que l’UOIF, -comme différentes associations et structures religieuses musulmanes, suivant en cela le prédicateur égyptien préféré de l’organisation du Président Moussaoui-, vient de faire savoir, quelle considère : que la France ne devait pas venir en aide aux Maliens et qu’elle doit se retirer de l’affaire, au plus vite.

La position de l’UOIF et de son prédicateur et leader idéologique étant, je cite : qu’il faut « restaurer le dialogue national au Mali».

Ce pourrait être un dialogue national, entre les ethnies négro-africaines et les groupes de langue tamasheq (Touaregs) ainsi qu’une main tendu vers les non-djihadistes Touaregs dont le combat a été utilisé par les bandes armés de la charia. Pour ce qui nous concerne, et je ne dois pas être le seul, je considérerai que ce serait un dialogue reconstructeur ou constructeur de relations positives visant à un avenir meilleur et libre pour tous les habitants du Mali. Mais il ne s’agit pas de cela.

Eh oui, mes amis, pour l’UOIF, l’heure n’est pas à la mobilisation générale de tous les  Maliens, hommes et femmes, parce que la « patrie est en danger », comme l’a dit Mahmood Dicko, le Président du Haut conseil islamique malien.

L’heure serait celle de la recherche de la « réconciliation nationale » entre les amputés, les lapidés, les fouettés, les emprisonnées sous la bourqua et les emprisonneurs, les amputeurs, les fouetteurs, les lapidateurs, les fusilleurs djihadistes…

Manifestement l’UOIF  se fout du monde

Manifestement, elle s’exprime comme si personne en France ne savait que la très grosse majorité des tortionnaires armés- les gardes-chiourme du totalitarisme de la charia, accomplissant au nord du Mali leurs basses besognes oppressives et assassines- n’est  pas malienne.

Quelle réconciliation, « nationale », peut-il y avoir entre les populations des différentes ethnies maliennes et les Egyptiens djihadistes séquestrant deux-tiers du pays, au nom de l’impératif de la charia ?

Quelles réconciliation nationale malienne est-il possible, avec  les djihadistes nigérians de Boko Haram ?

Quelle réconciliation, « nationale », est-il concevable entre Algériens, franco-algériens, Nigérians, Tunisiens, Libyens, Canadiens, entre tous ces reîtres de la cause totalitaire de la charia d’une part et, d’autre part, les ouvriers, les agriculteurs, les éleveurs nomades, les boutiquiers, les commerçants, les musiciens et musiciennes, les chanteurs et les chanteuses, les griots et griottes, les étudiants et les étudiantes, les intellectuel(le)s du Mali, et leurs différents représentants ?

Quelle réconciliation, « nationale » ?

 Quelle réconciliation, sinon d’accepter : les exactions des lapidateurs, les mutilations par des amputeurs, l’arbitraire vestimentaire des enfermeurs de femmes, tous les actes humiliants de milices religieuses interdisant la musique traditionnelle ?

Quelle réconciliation, sinon de se résigner à toutes ces situations et actes quotidiens d’oppression qui sont autant de miasmes et de diktats totalitaires, prétextés et générés par la « croyance » éternelle du bourreau?

Or, c’est ce qu’avec Qaradawi, leur homme de prédication favori, l’UOIF préconise ?

Nous observons ici le fond sombre, le soubassement vaseux de l’appel UOIF demandant à ne pas qualifier « d’islamistes » les aventuriers assassins séquestrant une grosse partie du Mali et ses franges nord-est et nord-ouest pour imposer leur dogme antédiluvien.

Ce faisant, l’organisation prête-nom des Frères musulmans en France agit en la circonstance comme ce que l’on appelait par le passé…une « cinquième colonne ».

Elle agit, telle une agence de renseignement et de démoralisation, au compte de l’ennemi.

La France est aux côtés du peuple malien

La France est en guerre contre le banditisme djihadiste. Mais sur les arrières des soldats français qui risquent leur vie presque chaque jour, le Président du CFCM et son organisation se font les courtiers des intérêts des assassins cherchant à déposséder de leur pays, de leur culture, de leurs libertés collectives autant que personnelles, toutes les populations du Mali avec lesquelles le peuple, la nation française, est alliée. Est-ce une situation normale ?

Est-ce une situation tolérable ? Est-ce une situation durable ?

Alon Gilad


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