Manifestation de soutien aux terroristes du Hamas : la continuité antisémite du PCF

Hier, 17 novembre à Paris, à l’appel du Parti communiste français (PCF) d’Europe Écologie Les Verts (EELV) et de tous les groupuscules pro-jihadistes de banlieues, quelques centaines de personnes ont manifesté leur soutien aux terroristes du Hamas. Parmi les personnalités, Malika Benarab-Abou député européenne verte, le président de l’association nationale des élus communistes et républicains (ANECR), et maire (FdG) de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) Dominique Adenot.

Entre d’Europe Écologie Les Verts (EELV) qui est le cheval de Troie des islamistes dans le monde politique et donc à l’Assemblée nationale comme au gouvernement et le PCF qui traîne une longue histoire d’amour avec l’antisémitisme, les amis de la France étaient largement représentés.

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Rappelons quelques faits d’armes du PCF dans son amour des juifs, sans remonter à l’article de Maurice Thorez paru en 1940 dans le bulletin de l’internationale communiste et intitulé « renégats et politique d’union sacrée, Léon Blum tel qu’il est » où il décrit le « juif » Blum avec l’hypocrisie de sa race, son nez caractéristique, et son aversion venant de sa race pour tout ce qui était national » où Maurice Tréand qui en 1940 chargé de négocier avec les nazis la levée de l’interdiction du PCF et de l’humanité, dénonce à son interlocuteur Abetz « le juif Mendel à la tête de la croisade contre le PCF ; prenons quelques faits d’armes.

C’est ainsi que le PCF en 1943 a trahi le groupe Manouchian et la résistance des FTP-MOI, essentiellement composé d’Italiens, d’Espagnols et surtout de Juifs d’origine polonaise, hongroise et roumaine.

Après la fameuse rafle du Vel d’Hiv’, ils s’engagent dans l’action anti nazie, sous l’impulsion de Manouchian, le groupe se structure et commet près d’une centaine d’actes de résistance au cours de l’année 1943, ils sont alors traqués par les nazis et par la police française. Filatures, dénonciations, chantages, tortures : toutes les méthodes sont utilisées pour mettre fin à l’activité des membres du réseau Manouchian…

“Filé” à partir de son domicile parisien, Missak Manouchian devait rencontrer, sur les berges de la Seine, Joseph Epstein, responsable des Francs-Tireurs français pour l’Ile-de-France. Ils seront capturés sur la rive gauche après avoir tenté d’échapper aux policiers en civil lancés à leurs trousses. Ainsi a pris fin l’une des plus grandes opérations de police contre la résistance, notamment la formation militaire des volontaires immigrés d’origines juive, italienne, espagnole, arménienne… dont les faits d’armes, dans la capitale même, furent autant de coups portés au prestige de l’occupant.

Ce qui leur valut la colère de Berlin qui exigeait de mettre rapidement les “terroristes juifs et étrangers hors d’état de nuire”.

Selon Adam Rayski qui était responsable national de la section juive du PCF de 1941 à 1949, le PCF est responsable de la chute du groupe Manouchian. En mai 1943, devant le bilan des pertes des organisations juives, j’ai demandé le repli le transfert de notre direction dans la zone sud. Le Parti communiste a refusé, qualifiant cette attitude de “capitularde”.

Le PC voulait continuer à frapper dans la capitale, avec ce qui restait son unique bras séculier : les FTP-MOI. Stratégiquement, la direction du parti désirait capitaliser les actions d’éclat de la MOI., pour affirmer sa suprématie vis-à-vis de Londres et du Conseil national de la Résistance.

La direction nationale juive est partie in extremis pour Lyon, mais les FTP ont continué à lutter à Paris avec acharnement.

Le Parti avait sous-estimé l’impératif de la guérilla urbaine – savoir décrocher – et a tiré un rendement politique maximum des coups d’éclat de la MOI composé essentiellement de résistants juifs dont Marcel Rayman, Henri Krasuski.

C’était une grave erreur politique et militaire. La part de responsabilité du PC dans les arrestations de résistants – dont les 23 de l’Affiche rouge – est indiscutable.

En 1985, l’histoire de ces combattants est revenue sur le devant de la scène après le bouleversant documentaire de Stephane Courtois et Mosco Boucault, “Des terroristes à la retraite ‘est diffusé malgré les tentatives de censure du PCF.

On y voyait les derniers survivants du groupe racontant, avec encore un très fort accent yiddish, leur combat.

Et quarante ans plus tard certains n’avaient toujours pas obtenu la naturalisation. Ce documentaire accuse la direction de l’époque du Parti communiste français (PCF) d’avoir lâché voire vendu le groupe Manouchian. Il y a les mots accusateurs de la dernière lettre de Missak Manouchian : ‘Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou ont voulu méfaire du mal, sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus.’

Celui qui a trahi, c’est Joseph Davidowicz, le commissaire politique du groupe qui, après son arrestation, a craqué sous la torture et a commencé à travailler pour la Gestapo…

Mais qui sont les autres ? Ces accusations étaient relayées par Mélinée, la veuve de Missak, d’où l’émoi du PCF.

Il y a eu trahison du Parti communiste et la volonté d’éliminer sciemment ces combattants étrangers pour franciser la résistance. Un choix lâche de sacrifier ces héros de la résistance.

Le PCF avait besoin de maintenir ces combattants sur le terrain pour montrer à une résistance gaulliste en exil qui attendait le D-Day que les communistes, eux, se battaient les armes à la main.

Arthur London, condamné à perpétuité au procès de Prague en 1952, réhabilité en 1956, raconte dans L’Aveu (Gallimard, collection Folio, Paris 1986) :

‘Devant moi, quatre hommes dont un en civil — le commandant Smola — qui me prend à la gorge et crie avec haine : ‘Vous et votre sale race nous saurons vous anéantir ! Vous êtes tous pareils ! Tout ce qu’Hitler a fait n’était pas bon, mais il a détruit les Juifs, et cela est une bonne chose. Trop encore ont échappé aux chambres à gaz. Ce qu’il n’a pas terminé, nous le finirons.’ Et tapant rageusement le sol du pied : ‘C’est à dix mètres sous terre qu’on vous ensevelira vous et votre sale race ! ’’

Ces paroles sont proférées par un homme qui porte l’insigne du Parti à la boutonnière, en présence de trois autres, en uniforme, qui approuvent par leur silence !

Rappelons qu’à la même époque (en novembre 1952) avait lieu en Tchécoslovaquie le procès Slansky : sur les quatorze cadres condamnés à mort, onze étaient juifs (dont Slansky).

Mais le comble de l’hystérie antisémite fut atteinte avec le ‘complot des blouses blanches’ 12 médecins dont 11 juifs accusés d’avoir voulu assassiner Staline.

Dans cette affaire le PCF se distingua par son zèle stalinien antisémite.

Le 21 janvier 1953, le secrétaire du PCF, Auguste Lecœur, fit un discours à la Mutualité, pour célébrer l’anniversaire de la mort de Lénine, discours publié dans les Cahiers du communisme février 1953 : ‘De même que les médecins honnêtes n’oublieront pas que présentement on veut non seulement camoufler les crimes monstrueux des médecins nazis avec la blouse blanche de la profession, mais encore les crimes de leurs confrères assassins qui viennent d’être justement arrêtés en Union soviétique’. Et juste après, vient un passage qui a été censuré dans l’Humanité de l’époque : ‘Les tentatives des fauteurs de guerre de vouloir camoufler leurs crimes avec la lévite du rabbin, la blouse du médecin ou la soutane du prêtre, sont un procédé classique qui peut encore tromper quelques bourgeois peureux, mais qui est trop usé pour émouvoir la classe ouvrière’.

Il y eut un article inhabituel dans l’Humanité du centenaire (1904-2004). Il avait pour titre : ‘Moscou : Du procès des blouses blanches à l’univers du goulag’. Le titre est incorrect, car le procès n’avait pas encore eu lieu, mais les quelques lignes qui suivent le titre,  sont étonnantes pour l’organe du PCF :

‘Des médecins, pour la plupart Juifs, avaient été arrêtés, torturés et condamnés pour attentat contre Staline, le 4 avril 1952, ‘La Pravda’ publie un communiqué qui annonce la libération des quinze médecins du ‘complot des blouses blanches’, accusés d’avoir attenté à la vie de Staline.

Leurs aveux ont été obtenus par la torture. Les accusations portées contre eux, aux allusions antisémites, s’inscrivent dans un climat où les activités des organisations juives avaient été réduites à rien et où, en août 1952, des écrivains et personnalités juives avaient été fusillés pour ‘sionisme’ ou ‘cosmopolitisme ou assassiné comme en 1948 le grand acteur ‘Salomon Michoels ‘écrasé’ par une voiture du Guépéou.

Le PCF d’aujourd’hui, est donc à sa place dans les cortèges antisémites qui se parent des plumes de l’antisionisme.

En réalité, si l’on prétend défendre la liberté et la démocratie, on ne peut aujourd’hui apporter son soutien aux organisations islamo-terroristes de Gaza !

La France qui envoie des troupes en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme djihadiste d’Al Quaïda et des Talibans refuse à Israël le droit de se défendre contre les mêmes terroristes djihadistes à Gaza !

De Sarkozy à Hollande, ce ne sont que déclarations hypocrites qui illustre le fait que la France ‘se couche’ devant les musulmans, leurs bulletins de vote, leur pétrole et leurs millions.

Et pourtant, l’islamo-terrorisme djihadiste est l’ennemi de l’Occident, de nos cultures et de nos valeurs judéo-chrétiennes à Tel-Aviv comme à Paris, Londres ou Bruxelles !

Les roquettes qui tombent sur les civils israéliens seront les mêmes que celles qui, si nous ne réagissons pas, tueront des civils français dans quelques années.

Et quand on pense que ce sont deux juifs, Zinoviev (Aronovitch Radomyslski-Apfelbaum), et Kamenev (Lev Borissovitch Rosenfeld) qui lancèrent le jihad contre le capitalisme à Bakou en 1921 au congrès des peuples d’orient.

Lazare Zylbergleitt

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