Des enfants-rois incapables de respecter l’enseignant

Publié le 30 mai 2016 - par - 15 commentaires - 1 797 vues
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Notre fondateur, Pierre Cassen, a rencontré et interrogé Jean Gabard, auteur du livre « Materner ou éduquer, refonder l’école »…

Riposte Laïque : Vous venez de publier un livre « Materner ou éduquer ? Refonder l’école », publié aux Editions de Paris. Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs qui vous êtes, en quelques mots ?

Jean Gabard : Mon expérience en collège et en lycée où j’ai enseigné pendant plus de trente ans m’a permis d’abord de constater la difficulté de certains élèves à apprendre et ensuite d’en chercher les raisons en me formant dans différents domaines (pédagogie, psychologie, psychanalyse, sociologie…). Actuellement j’anime des conférences-débats sur l’éducation des enfants et celle sur la place des pères et des mères pour faire intégrer les limites aux enfants connaît un grand succès.

Riposte Laïque : On a lu de votre part de nombreux textes hostiles aux féministes. Ces prises de position ont-elles eu une influence sur votre livre ?
Jean Gabard : Je ne suis pas hostile aux féministes ni même au féminisme mais opposé aux dérives d’une idéologie féministe. Ces dérives consistent, chez certains, à confondre la liberté avec la toute-puissance et l’égalité en droits, obligatoire en démocratie, avec un droit à l’égalité impossible. La dénégation de la différence des sexes, qui fait croire à cette égalité et qui ne fait que favoriser le sexisme, empêche les fonctions symboliques de père et de mère de se jouer et entraîne un excès de maternage dans l’éducation des enfants, que ce soit dans la famille ou à l’école.

Riposte Laïque : Parlons donc de votre ouvrage. Qu’amène-t-il de nouveau par rapport aux dizaines d’autres livres critiques déjà parus sur la dégénérescence de notre école ?
Jean Gabard : Les livres sur l’école remettent pratiquement tous en cause l’école : ses méthodes, ses techniques, ses programmes, ses enseignants… Ces critiques ne sont pas sans fondement. Elles donnent cependant bonne conscience à une grande partie de la population qui n’a pas forcément gardé un bon souvenir de l’école et contribuent aussi à déresponsabiliser les élèves. Lorsque l’on constate que la motivation des élèves est inversement proportionnelle aux immenses efforts faits depuis une quarantaine d’années pour l’améliorer, on ne peut pourtant que conclure que le problème se trouve ailleurs.

Riposte Laïque : Partant de votre diagnostic, pensez-vous l’Education nationale et ses structures réformables, voire redressables ?
Jean Gabard : Il est tout à fait possible de redresser l’école et il est même impératif de le faire rapidement si nous ne voulons pas que certains nous imposent un retour en arrière qui serait terrible pour la démocratie. Pour faire avancer l’école, il faut accepter de remettre en question une vision du monde et de l’éducation qui est devenue une idéologie dominante presque totalitaire.

Riposte Laïque : Certains pensent que l’immigration de masse, et le nombre d’élèves ne parlant pas français, voire n’ayant pas les mêmes repères culturels que nos enfants, est un problème autrement plus grave que le maternage excessif que vous soulevez. Qu’en dites-vous ?

Jean Gabard : Si l’origine des élèves était en cause, comment expliquer que dans les Universités Américaines, les étudiants d’origine asiatique, connaissant des conditions de vie très précaires réussissent mieux que les autres, comment expliquer que dans une même famille d’origine immigrée, les filles réussissent mieux que les garçons ? Il est par contre certain que lorsque l’école ne peut plus remplir son rôle d’éducation et d’instruction, les élèves des milieux défavorisés restent avec leurs handicaps de départ alors que les élèves de milieux favorisés bénéficient toujours des parachutes que la famille peut leur offrir.
Aujourd’hui, la dérive égalitariste entraîne une absence d’éducation à l’origine de nombreux problèmes. De très nombreux élèves, quel que soit le milieu social, n’intègrent pas les limites parce que la fonction symbolique de père ne peut plus se jouer dans la famille. Le manque d’autorité donne des enfants-rois restant dans la toute-puissance. Ils sont alors incapables de respecter la fonction de l’enseignant et donc de l’écouter vraiment. Il n’y a plus de transmission possible !

Riposte Laïque : Face à tous les problèmes rencontrés à l’école, de plus en plus de parents essaient de revenir à un enseignement à domicile. Qu’en pensez-vous ?

Jean Gabard : Qu’il y ait un enseignant pour trente élèves ou pour un seul, si cet enseignant n’est pas écouté, il pourra éventuellement materner encore plus mais il risque de ne pas enseigner davantage !

Propos recueillis par Pierre Cassen

« les étudiants d’origine asiatique, connaissant des conditions de vie très précaires réussissent mieux que les autres » ; oui en France aussi mais l’interviewé n’a pas vraiment compris le sens de la question ou alors il n’a aucune notion sur l’islam et son caractère d’incapacité à se soumettre à l’autorité d’un « kouffar ». Mais le pire c’est que cette immigration de masse, ces élèves qui ne parlent pas la langue, refusent de travailler et imposent un désordre permanent et extrêmement perturbateur dans les salles de classe constituent une réelle cause d’effondrement du niveau scolaire. Et le maternage, qui est aussi un problème… lire la suite
Les élèves asiatiques réussissent mieux que les autres parce qu’il y a chez eux culturellement une injonction à réussir ou tout au moins une célébration de la réussite ainsi qu’une soumission à l’ordre établi, fût-il étranger à leur culture. On peut même dire qu’en France ils réussissent malgré le système éducatif. Les maghrébines réussissent mieux que les maghrébins parce qu’elles sont en général moins dans l’opposition frontale et affichée à l’autorité (ou à la non autorité) « mécréante ». La destruction de l’autorité des maîtres et le puérocentrisme (autre nom du maternage) consacrés par la loi Jospin (« l’élève au… lire la suite

« Les asiatiques soumis à l’ordre établi, fût-il étranger à leur culture « ? Pas vraiment. Ils ont un sens de l’adaptation qui est exceptionnel, mais ce n’est pas de la soumission. Ils respectent la notion de hiérarchie, mais ce n’est pas de la soumission non plus. Ne pas se fier aux apparences.

@ Lia

C’est jouer sur les mots. Respect de la hiérarchie / soumission à l’ordre établi, il me semble que vous êtes bien d’accord. Il n’a pas écrit que les asiatiques se soumettaient aux français.

Qui parle de se soumettre aux français ?
Jouer sur les mots ? Il me semblait que la langue française, était une langue subtile. Désolée, mais respect et soumission, ce n’est pas la même chose.

Contrairement à bien d’autres ici, cet article est intelligent et analytique.
Ce sont des idées simples qui pourraient servir de base à un vaste consensus.

Quand les parents se prosternent devant leurs garçons , il n’est pas étonnant que ces enfants rois, » zizis d’or » comme on les nomme parait il dans certains pays musulmans soient incapables de faire quoi que ce soit, à part emm…..les filles , et les femmes .Les idéologues socialos gauchos traitres à leur peuple, leur ont ouvert un boulevard. Il y a 30 ou 40 ans les filles travaillaient mieux que leurs idiots de frères , mais, toujours avec la complicité de la gauche dont beaucoup d’enseignants, de syndicalistes imbéciles, on leur a renvoyé le voile et la tradition dans la… lire la suite
jan-vrai-patriote-qui-se-fera-enterrer-en-France-!

Au sujet de la question sur l’immigration de masse, cette question est mal posée ( Cassen n’a pas osé ? )
Par conséquent la réponse de Gabard est facile et tout à son avantage.
Nous savons très bien que les seuls élèves issue de l’immigration qui posent problème sont d’idéologie musulmane
C’est sur cela qu’il faut interroger

Je confirme, je suis instit. Quand par exemple, on propose le « maintien » (on ne dit plus redoublement, trop traumatisant hin hin) au même niveau, pour un élèves, les parents ont droit à la parole, et pire, ils décident. Les Chinois seront d’accord avec vous, mais pas les Maghrébins. On a eu le cas cette année : gamin totalement déjanté, le collègue veut le « maintenir » en maternelle,… M. Et Mme benbled ont trouvé que ce n’était pas une bonne idée, résultat : le gamin passe en CP. Voilà comment est reconnue la compétence des profs. Et ça, c’est pour le primaire,… lire la suite

Je revois ce vieux cons de Domenach qui brandit ce livre, tous à poil, comme livre de l’année. Voilà le niveau! Maaaîîître Domenach !!!! Le flics à poil, l’institutrice à poil… et après, ils s’étonnent du manque de respect !

quand je pense aux torgnoles que j’ai recues étant gosse ( souvent pas volées je dois dire) je me dis que c’est grace a ca que j’ai lu germinal a douze ans au lieu de harrypodeku ou twilightmerdos si c’était de mon temps

Ou à l’âge de quinze ans lire « Le Monde »….au lieu des « Pieds Nickelés ».

Vous avez tout à fait raison, comme vous dites des torgnoles ( pas toujours imméritées) j’en ai pris , et j’ai survécu , mais en lisant les classiques ( je ne vais pas tous les énumérer) en bossant sur mes maths , mon histoire ( et ses foutues dates, la géo etc…)Le carnet de notes à faire signer toutes les semaines moment douloureux s’il en était….Maintenant je vois mes petits enfants avec parents diplômés en psychologie , un désastre de l’enfant roi que l’on résonne au lieu de lui filer une bonne taloche.C’est marrant ils adorent venir chez nous pendant… lire la suite

Et moi, quand je pense qu’on m’a laissé traîner dans le café du coin après avoir mèf du teush, au lieu de me tirer l’oreille et de me ramener en cours. C’est seulement aujourd’hui que je dévore Corneille, et que je découvre le Prométhée de Louise Ackermann, qui est devenu mon poème préféré.

Pesro, j’ai une claque qui raisonne encore dans mon oreille, pendant une dictée, le maître qui arrive par derrière et qui m’en colle une pour un accord non respecté, depuis je fais très attention. Je ne me suis jamais plaint à mes parents, j’en aurai pris une autre et aujourd’hui, je suis normal, cela ne m ‘a pas traumatisé.

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