Mariage homo et écoles catho : bonjour le bal des faux-culs !

Haro sur les responsables de l’enseignement catholique qui veulent lancer un débat sur le mariage homo. Que parents et enseignants se rencontrent et débattent lors de week-ends de réflexion ne me pose, quant à moi, aucun problème. Là où ça se corse c’est quand on prétend ouvrir le débat (sic !) en classe et expliquer aux élèves que la norme c’est bien un homme et une femme en se donnant en exemple comme dans l’article du Nouvel Observateur indiqué en lien (même si je ne me fais pas d’illusions sur les capacités de la nouvelle Pravda dirigée par Joffrin   à aller chercher l’exemple le plus isolé et le moins répandu pour faire croire que les enseignants des établissements catholiques seraient tous de vieux réacs intolérants. )

Que des parents tiennent ce discours à leurs enfants, c’est discutable mais après tout c’est leur droit, et cela pourra faire partie de ce que chacun, arrivé à l’âge adulte prend ou refuse dans  ce qui lui a été transmis par ses parents, préjugés compris.

Que cela se fasse dans un cadre institutionnel, relayé par des enseignants au rôle si important pour les enfants que ces derniers sont souvent marqués à vie par un de leurs enseignants,  devenu, à leurs yeux,  un référent, un modèle, c’est bien plus grave et inacceptable. (Par ailleurs je m’interroge sur le fait de savoir si ce débat va aussi être ouvert aux élèves dans les écoles catholiques sous contrat, astreintes, comme l’école publique, à respecter     programmes et règles laïques pour bénéficier des très larges subsides de l’Etat, à commencer par le salaire des enseignants…)

Alors, bien évidemment, je suis scandalisée par cette nouvelle irruption des problèmes d’adultes dans le monde des enfants par le biais de ce qui devrait être sacré, l’école. J’avais déjà dit, lors de l’affaire Isnard, qu’utiliser l’école pour faire passer ses options, choix, dogmes, idéologies, qu’ils soient politiques, moraux, philosophiques ou religieuxs était une faute grave méritant l’exclusion définitive de l’enseignant concerné.

Néanmoins on ne peut passer sous silence le système deux poids deux mesures qui partage, une fois de plus, notre pays en deux.

En effet, on prendra connaissance,  sans étonnement, dans les medias, des cris d’orfraie  poussés par tous ceux qui, tout à coup, et fort opportunément, se souviennent que l’école est républicaine et laïque et qu’à ce titre elle doit imposer la neutralité à ceux qui s’adressent aux élèves.

Mais on appréciera à leur juste valeur les aveux de la FCPE, « Ce n’est pas à l’école ni aux enfants de se positionner par rapport à ça. Je ne crois pas qu’un enfant de 6 ans, 8 ans, puisse comprendre ce que veut dire et implique le mariage. Ce qu’il comprend, ce sont ses parents. A-t-il deux papas, deux mamans, ou un ou une seul(e) ? Nous, notre combat, c’est celui de la prise en compte de tous ceux qui élèvent les enfants »

Limpide. Qu’est-ce qui pose problème à la FCPE ? Que l’on aborde, à l’école, des problèmes de société ? Que l’on bafoue la laïcité ? Que l’on bafoue la loi et l’interdiction de faire du prosélytisme ? Que nenni. On se contente de dire qu’un jeune enfant ne peut pas comprendre les problèmes évoqués…

Question subsidiaire. Quel est le combat de la FCPE ? Certains avaient pu croire, pendant des années que la FCPE se battait pour les enfants, leur éducation, leur avenir… Que nenni à nouveau, elle se bat pour les parents…

Alors, forcément, on ne s’étonnera pas que PERSONNE, en-dehors des sites républicains, ne se soit jamais affolé devant les prétentions des associations prétendument anti-racistes à se constituer « organisation d’éducation populaire » et à circuler à longueur d’années dans les écoles, collèges et lycées pour y porter leur idéologie pernicieuse tendant à faire croire à nos jeunes que leurs parents et ancêtres étaient racistes, colonisateurs et esclavagistes et qu’ils devaient accepter le remplacement de population en train de se faire. On consultera avec profit les documents mis à disposition par SOS racisme et le Mrap (entre autres). On est ravis de savoir que le Mrap se targue d’intervenir chaque année dans 1500 établissements scolaires quand on peut en voir le résultat, comme cela a été mon cas il y a quelques années dans un des collèges de Saintes. En effet, dans une des salles où j’officiais j’ai eu la surprise de voir affichés des dessins d’élèves suite à une visite du représentant local du Mrap. Dessins tous consacrés à la défense des « sans-papiers », donc des clandestins, donc de délinquants. Ce n’est pas politique, ça ? Ce n’est pas faire du prosélytisme ça ? Ce n’est pas faire de l’endoctrinement de mineurs par des adultes ayant autorité ? Je ne sais qui, du professeur ayant invité le Mrap ou du Mrap est le plus à blâmer dans l’histoire, (sans parler du principal du collège, qui a accepté… voire encouragé ? ) il n’empêche que PERSONNE, jamais ne dénonce ce qui est un scandale aussi grave, si ce n’est pire, que le débat sur le mariage homo.

L’omerta est partout. Il nous appartient de la dénicher et de la dénoncer, sans cesse, et de ne pas se laisser abuser par les hallalis que lancent les faiseurs d’opinion, en France, contre tout ce qui n’est pas conforme à leur idéal, sans se soucier de la poutre qui est dans leurs yeux.

Christine Tasin


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