Marisol Touraine : oui à la fumette du bobo, non à la clope du prolo !

Marisol Touraine a sauté le pas. Puisque interdiction de fumer dans les lieux publics, campagnes publicitaires, augmentation des prix et autres culpabilisations permanentes des fumeurs ne servent à rien d’après la cour des comptes qui montre que les gens fument toujours autant, elle a trouvé la parade suprême : cachez ces paquets de cigarette que l’on ne saurait voir.

On a beau se pincer, vérifier qu’on n’est pas le premier avril, on n’ose croire à ce qu’on a entendu et lu. Un drap blanc tendu par les buralistes devant le rayon de cigarettes serait le remède magique envisagé par celle que seul un incompétent- ou un fou- a pu nommer ministre de la Justice pour dissuader ces sales gosses de Français de faire ce qui leur plaît et qui est de leur responsabilité, dussent-ils en mourir.

Or, paradoxalement, on se souviendra que les plus ardents ennemis de la cigarette sont ceux qui voudraient que l’on installe des salles de shoot et que, parmi ces derniers, Marisol Tourain ne donne pas sa part aux chiens puisqu’elle annonce l’expérimentation de salles de shoot avant la fin de l’année.

Deux poids deux mesures, encore une fois.

A ma gauche le prolo, montré du doigt, avec sa Gitane maïs, qui s’obstine à créer chaque jour son cancer.

A ma gauche le bobo, qui tente d’oublier une réalité difficile avec des paradis articificiels et qu’il faut absolument aider en mettant à sa disposition des salles de shoot.

Le prolo : il est responsable, il est coupable, puisqu’il se lève tôt, puisqu’il bosse, puisqu’il aime les traditions françaises, le verre de rouge, le camembert , le petit café et la cigarette qui l’accompagne.

Le bobo : il faut comprendre, entre son complexe d’Oedipe pas pas résolu, ses cauchemars quand il pense à ses salauds d’ancêtres qui ont osé mettre fin au piratage des barbaresques en Méditerranée ; il y a bien de quoi se piquer et avoir besoin d’aide non ?

Ah ! J’oubliais, de mauvaises langues susurrent que Marisol Touraine, dont le parti clame urbi et orbi que la carte scolaire est une nécessité absolue, que la mixité sociale est à ce prix et que c’est être un mauvais citoyen que de vouloir la contourner aurait mis ses enfants à l’école alsacienne, où Dieu merci, ma chère, il n’y a pas d’enfants de prolos…

On attend bien entendu un démenti. Si on ne l’a pas, cela sera la preuve par 9 que le monde des bisounours, alias les bobos, et celui des socialistes veulent la même chose, faire disparaître les prolos, et, à défaut, leur en faire baver dans un monde totalitaire où ils devront obéir aveuglément.

Christine Tasin


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