Médias : supposons un enfant Le Pen pris en délit de fumette comme le fils Trierweiler…

L’info diffusée sur le site 24heuresactu.com le 2 avril dernier était déjà passée totalement inaperçue puisqu’elle n’avait été reprise par aucun média. Deux semaines plus tard, seuls quelques blogs l’ont relayée mais toujours pas les médias.

Un ado ordinaire de 15 ans qui fume des pétards à la sortie de son lycée c’est certes répréhensible et la loi prévoit des peines pour cela, pour autant ce n’est évidemment pas une affaire d’Etat. Mais quand cet ado est le fils de la compagne d’un candidat à la Présidence ça devient un peu plus gênant même si ces enfants-là ont aussi le droit que leur jeunesse se passe avec son lot de bêtises. Et fumer son bédo à la sortie du lycée, même si c’est mal et qu’il s’agit du prestigieux lycée Claude Bernard situé dans le 16e cela reste tout de même moins grave que de planter un couteau dans le dos de son copain de classe devant un bahut de St Denis ou d’ailleurs.

La consommation de drogue, dure ou douce, est encore illégale malgré la demande de dépénalisation du candidat Hollande et doit être punie. Les policiers qui sont intervenus et ont interpelé le fils de Valérie Trierweiler n’ont fait que leur devoir. La question n’est finalement pas là.

Mais là où l’on peut s’interroger dans cette histoire, c’est sur le peu d’empressement de la presse à sauter sur l’information. Car tout de même il y quelques mois nous avons eu tout un battage sur le « petit » Louis Sarkozy balançant des tomates et des billes sur la tête d’une policière. La presse papier, la télé, les gorges étaient chaudes et là rien, silence radio.

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Pendant ce temps, en coulisses la compagne journaliste d’Hollande s’agite, elle se rend aux funérailles officielles de soldats tués par Merah, elle a son propre bureau au QG de campagne au grand dam des vieux de la vieille du PS, elle remonte les bretelles à ceux qui auraient l’outrecuidance de dire du mal de son conjoint, n’hésitant pas à envoyer sms, coups de fil et mails rageurs à tous les importuns qui pourraient encombrer la voie… royale vers l’Elysée.

Par ailleurs la presse évoque de plus en plus Hollande comme le futur président, comme si les élections à venir n’étaient qu’une formalité de pure forme et que les jeux étaient déjà faits. Donc pour aller dans le sens des poils hollandais on évite soigneusement les sujets délicats et tout ce qui pourrait entraver la bonne marche du PS vers l’Elysée.

Alors que penser de cette complaisance permanente des journalistes envers ce qu’on appelle encore abusivement « la gauche » ? Pourquoi dès que Marine Le Pen éternue tout le monde s’agite et lorsqu’il s’agit des candidats chouchous des médias, on ne dit mot ?

Imaginons un instant que l’un des enfants de Mme Le Pen ait été pris en flagrant délit de fumette dans la rue, Pujadas à l’indignation géométriquement variable en aurait fait l’ouverture de son JT, TF1, France Info, le Parisien, Libé et tous les autres se seraient largement répandu en insultes, égosillements et autres roulages en fange décomplexés. Un reporter aurait été dépêché en urgence pour interviewer le directeur de l’école, on aurait réclamé une sanction exemplaire et la transparence, on serait allé rechercher les origines du délit dans les gènes nauséabonds du grand-père et peut-être même de l’arrière grand-père et de la trisaïeule au 5e degré pour justifier l’inconduite décidément génétique de la famille Le Pen.

Mais là il s’agit d’un incident mineur touchant le représentant de la gauche alors bon ça n’intéressera personne, à quoi bon y faire allusion n’est-ce pas. On le voit, la presse est toute entière vouée à la gauche avec toutes les conséquences que l’on imagine sur le devoir de neutralité qu’elle devrait avoir, sur toutes les collusions qu’elle a effectivement et sur les résultats électoraux.

Le peuple est plus que jamais soumis aux larbins du pouvoir, ces faiseurs d’opinion, ces pourfendeurs de démocratie, ceux que l’on a coutume de nommer à tort « journalistes ».

Caroline Alamachère

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