Mélenchon, un nouveau Laval qui crache sur 14 siècles de notre Histoire

En affirmant qu’il regrettait la victoire de Charles Martel à Poitiers en 732, Monsieur Mélenchon a clairement choisi son champion. En ajoutant que ce fait d’armes nous avait privés, nous autres descendants des bâtisseurs de Cluny, de Chartres, du Haut-Koenigsberg et de quelques autres lieux mineurs, des bienfaits de la culture arabo-musulmane, notre Pierre Laval rectifié Loubianka a clamé haut et fort son total mépris pour quatorze siècles d’Histoire.

Au bout de cette longue patience, Monsieur Mélenchon peut enfin, au nom de tous ceux qui ne virent dans la France, au fil des siècles, qu’une proie, une volaille bien grasse susceptible de nourrir jusqu’à la cachexie les affamés de passage revendiquant d’y devenir maîtres, prétendre livrer enfin la garce aux foules massées devant sa porte. Quand elles ne l’ont pas déjà fait ouvrir en grand.

Il faut reconnaître à nos gouvernants successifs l’obscure et plus ou moins consciente volonté de complaire à Monsieur Mélenchon. Depuis une trentaine d’années en effet, Droite et Gauche s’entre-battent pour que s‘installe la grande confusion dans laquelle se noient jour après jour l’État, la patrie, la nation et le peuple qui va avec.

Sans doute Monsieur Mélenchon en jubile-t-il. Être ainsi exaucé, lui, le petit, le sans-grade, le ludion, par l’orgueilleuse et fate quintessence de l’intelligence politique française, doit valoir son pesant d’orgasme. Le collégien terminant du poignet, sous sa couverture, la lecture clandestine des Onze mille Verges d’Apollinaire, éprouvera, dans un râle, semblable satisfaction.

Monsieur Mélenchon, dont la vigueur fait plaisir à voir à tant de gens pourtant fort éloignés de sa geste, redemande de ce plaisir solitaire. Fort de l’agglutinat revanchard qui lui sert d’alèze, il réclame que l’on en termine au plus tôt avec la besogne entamée par ses adversaires. La France a suffisamment vécu, mais elle semble résister ici ou là à son euthanasie. Pour l’y mener, il emploie une méthode largement éprouvée par les experts de la désinformation, et se met résolument dans leurs pas.

Alors, si c’est comme ça pour de bon, vas-y Jean-Luc ! Haro sur les profondément dégoûtants que sont les Français. Honte à eux, qui, en proportion de leur population, acueillent sur leur sol le plus grand nombre d’errants, de réprouvés, de miséreux, de rêveurs-de-vie-meilleure, entre autres quémandeurs d’asile. Ce ne sont pas les trublions de tout poil, les porte-voix de la Vraie Parole, les parents pressés d’échanger l’éducation de leurs enfants contre la promesse d’une retraite confortable au pays d’origine, qui posent problème, mais les hôtes pervers et fascisants de ces malheureux.

Honte aux faces de craie, aux céfrans, aux pauvres cons accablés d’impôts, repentants jamais assez courbés vers la terre, maudits soient, jusqu’à la septième génération, les descendants des constructeurs de pays rendus clés en main, irrigués, modernisés, fertilisés, chemin-de-ferisés, à leurs propriétaires ou supposés tels. Disparais, poussière d’Empire ! Ceux-là mêmes qui ont tout appris de toi diront ton oraison funèbre, au cimetière des civilisations.

Monsieur Mélenchon nous la joue kapo : Français, repens-toi et mets bien dans le crâne de tes petits-enfants qu’ils devront faire de même jusqu’à en tomber raides de fatigue. Ici, c’est désormais le camp de la mort lente et si par hasard tu poses la question de savoir pour quelle raison on t’élimine, sache simplement que c’est par la seule haine du raciste que tu es.

Monsieur Mélenchon nous prévient que nous portons en nous cette tare, depuis toujours. Aussi devons-nous abdiquer toute prétention à nous considérer comme agressés par qui que ce soit. C’est le Bien qui nous réduit jour après jour au rôle de témoins de notre propre disparition. Encore un effort et il nous demandera de nous saigner à la lame de rasoir, comme le font une fois par an les mystiques d’Iran, pour l’Achoura. Monsieur Mélenchon est ethnologue, l’effacement tribal l’intéresse.

Je lui ai fait quelque temps le crédit de le croire patriote. J’ai aussi pensé que le stalinisme, cet art de transformer les gens en bourreaux consentants d’eux-mêmes, avait été éradiqué. Double erreur : la haine de son pays anime, viscérale, térébrante, le président du Front de Gauche, quant à la méthode employée pour l’assouvir, elle se plaque, telle un torchon sale contre une vitre, sur celles des pires manipulateurs du siècle passé.

Le plus triste, dans cette affaire, est que les républicains en principe capables de balayer d’un revers de main ses velléités d’en découdre par la violence (des autres), lui servent la soupe. Comme le lapin face au cobra, ils semblent attendre que, quelle que soit la manière, on en finisse aussi avec eux. Il y a des chances pour qu’on les satisfasse.

Alain Dubos


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