Meurtre des deux gendarmes : j’accuse !

 J’accuse ceux qui, par l’acharnement judiciaire, ont dissuadé les policiers  d’utiliser leurs armes pour se défendre. Si  Alicia et Audrey avaient osé utiliser leurs armes les premières face à un homme armé, elles seraient sans doute encore vivantes aujourd’hui. Encore eût-il fallu que la société tout entière leur en eût donné le droit. Hélas !

Associations antiracistes ? Coupables. Coupables d’hurler au loup ou plutôt à l’assassin à chaque fois qu’un délinquant poursuivi meurt. Coupables d’accuser, immanquablement, les policiers d’être responsables de ces morts. Coupables de réclamer, comme l’avocat de la LDH à Clermont-Ferrand, l’inculpation de policiers qui avaient eu le mauvais goût d’arrêter un homme sous l’emprise de l’alcool et du cannabis qui était violent et les caillassait. L’homme a fait un arrêt cardiaque et est décédé. Les policiers ont donc été  mis en accusation par la LDH et la communauté musulmane !

La gauche dans son ensemble ? Coupable.  Coupable d’avoir culpabilisé les policiers et d’avoir tout fait pour qu’ils ne se servent pas de leurs armes, voire qu’ils ne soient pas armés,   voulant même leur interdire les flash-ball !  C’est ainsi que Mamère et Cochet avaient déposé une proposition de loi visant à interdire aux policiers l’usage d’armes de quatrième catégorie dans les manifestations. Comme le souligne Simon Stephan sur newsring, si on interdit toutes les armes aux policiers qui sont de plus en plus confrontés à des délinquants lourdement armés, que pourront-ils faire ?     Rien, c’est, de façon évidente ce que souhaite un Jean-Pierre Mignard (qui vient d’être battu aux législatives), avocat socialiste des jeunes de Clichy sous Bois dont la mort avait été à l’origine des émeutes de 2005 qui ose demander « Qu’est-ce qui justifie que quinze fonctionnaires de police se jettent à la poursuite d’enfants en pleine après-midi « . Sans doute que les policiers s’ennuyaient et avaient décidé de jouer au gendarme et au voleur pour s’occuper…

J’accuse les ministres de l’intérieur qui, à chaque fois qu’un délinquant poursuivi meurt ou est blessé se dépêchent d’aller à son chevet au lieu de soutenir leurs policiers, de  les défendre et de faire front avec eux, imposant l’état de droit.  

Manuel Valls ? Coupable. Coupable d’avoir refusé le droit à la légitime défense aux policiers, leur offrant gracieusement le paiement de leur solde quand ils sont suspendus en attendant leur procès pour actes commis dans l’exercice de leurs fonctions. Coupable encore il y a quelques jours de s’être rendu auprès des familles des jeunes accidentés en scooter au lieu d’aller soutenir les policiers mis en cause.

J’accuse François Hollande qui veut supprimer les peines plancher afin de  désengorger les prisons.

François Hollande ? Coupable. Coupable de donner au délinquant le sentiment de toute-puissance et d’impunité. Coupable de nous prendre pour des imbéciles en laissant dire à André Vallini, son chargé des questions de justice pendant la campagne que ce serait la prison « où l’on traite les détenus comme des chiens » qui serait responsable de la délinquance ! La France grande coupable devant l’éternel pour le Président de la République, la France coupable de la colonisation, de l’esclavage et de la délinquance…

J’accuse Christiane Taubira qui veut annuler les tribunaux correctionnels pour mineurs multirécidivistes de 16 à 18 ans.

Christiane Taubira ? Coupable d’encourager la délinquance juvénile qui fait tant de dégâts dans les quartiers. Coupable d’encourager les délinquants à utiliser leurs jeunes frères pour faire le sale boulot, assurés d’une impunité absolue; sauf à considérer qu’un entretien avec le juge serait un traumatisme dont on ne se relèverait pas.

J’accuse les juges qui, par leur coupable bienveillance, ne permettent pas aux délinquants de se structurer en intériorisant, grâce à la punition, l’interdit et mettent en danger la société civile tout entière et en premier lieu les policiers en laissant dans la nature des dangers incontrôlables

Les juges ? Coupables. Coupables d’avoir condamné Abdallah Boumezaar, qui sortait de 6 ans de  prison suite à 8 condamnations à seulement 6 mois de prison avec sursis pour violences sur sa mère dans un pays où on ose requérir 3 mois de prison avec sursis contre Pierre Cassen  et 2 mois contre Pascal Hilout pour s’être simplement inquiétés de la violence islamiste…  C’est ainsi que l’on musèle la liberté d’expression et qu’on installe en France une justice à deux vitesses où les agresseurs sont victimisés et les victimes vilipendées.

J’accuse les communautés, qu’elles soient immigrées, musulmanes, gitanes ou   rom  de défendre par principe celui des leurs qui est blessé ou meurt lors d’une interpellation ou d’actes de délinquance et de susciter émeutes et violences en réclamant la tête des policiers. Emeutes et violences si dissuasives que les autorités demandent à leurs subordonnés d’éviter de trop bien faire leur métier… C’est ainsi que l’on remplace peu à peu, en France, la loi de tous par la loi du délinquant et du violent. En attendant, sans doute, les tribunaux islamiques que Forsane Alizza appelait de ses vœux.

Les communautés ? Coupables. Coupables d’avoir mis Grenoble à feu et à sang et d’avoir menacé de mort les policiers du secteur, qui ont dû être mutés pour leur protection parce que l’un des leurs, à Saint-Aignan, soupçonné de vol, sous l’emprise du cannabis, avait reçu une balle alors qu’il forçait un barrage de police.

J’accuse les enseignants, les organisateurs de concerts et les citoyens de ce pays qui acceptent, imitent et même encouragent les rappeurs qui osent traîner dans la boue notre police et souhaiter leur mort.

Les enseignants, les organisateurs de concert et les citoyens qui défendent les rappeurs indignes ? Coupables. Coupables de permettre que la haine de la police soit sucée au berceau par nos enfants, comme dans cette école de Carcassonne.

Bref, une société qui ne protège pas ses serviteurs et ses défenseurs est une société condamnée. Comme l’a écrit Jean-Marc Desanti, dans son article Le triomphe béat des élites et le sacrifice des serviteurs, la mort des deux gendarmes révèle le degré de décadence de notre société : « Quel symbole et quel carambolage pour l’histoire politique française. Les tenants de la compassion pour les criminels se noyaient dans le champagne pendant que deux innocentes agonisaient dans leur sang« .

Ce sera le mot de la fin, il est cruel mais tellement vrai. Cruel à pleurer, avec la famille de nos deux gendarmes qui n’auraient pas dû mourir si chacun avait fait son travail et son devoir.

Christine Tasin

Résistance républicaine

Print Friendly

Derniers articles du même auteur :



Ce contenu a été publié dans RESISTANCE REPUBLICAINE, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.