Montreuil : l’insalubrité est telle que Voynet fait appel à des entreprises privées

Ces jours-ci Dominique Voynet, maire verte de Montreuil, s’est fendue d’un courrier déposé dans les boîtes aux lettres des Montreuillois afin de les informer des nouvelles mesures de lutte contre la saleté qui n’en finit plus de gangréner la ville. Entre les ordures ménagères qui jonchent les trottoirs, les bouts de pelouse dévastés, les dépôts sauvages d’objets et aliments divers, et les rats bien gras qui déambulent de jour comme de nuit, il est vrai que Montreuil peut difficilement prétendre à l’exemplarité dans le domaine de l’hygiène et de l’écologie.

 

La première cause de ce fléau est évidemment l’incivisme local malgré les très nombreuses poubelles ornant les trottoirs. Il suffit de voir les gamins sortant de l’école jeter par terre les papiers de leur goûter pour comprendre que le manque d’éducation ambiant est la cause première d’insalubrité. Les ados se délestent généralement au pied des bancs publics de leurs canettes et de leur boîte de burgers, dans lesquelles subsistent quelques frites encore collées. Les pigeons et les moineaux aussi finissent par profiter des bienfaits de la mondialisation en se régalant de frites américaines surgelées en lieu et place des miettes de pain que personne ne songe plus à leur jeter.

Des grappes de Roms installent également leurs camionnettes à la queue-leu-leu et les soirs d’été font des petits feux de camp sans la moindre protection le long des murs d’immeubles, sur les quelques mètres carrés de pelouse que les jardiniers de la ville s’emploient à planter d’arbustes et à entretenir pour le bien de tous, et qu’ils retrouvent jonchés de déchets le lendemain, déchets qui font la joie des rats du coin. Les Montreuillois subissent en silence. Il ne faut pas stigmatiser.

Il est d’ailleurs étonnant de voir le contraste entre la saleté du bitume et la rutilance des voitures allemandes très prisées dans le département.

Pour pallier ce problème d’incivilités, Mme Voynet a donc trouvé la solution : faire appel à des entreprises privées pour nettoyer, faire de la prévention et du recadrage, en plus des « préventeurs » publics déjà existants. Les employés de la ville voient dans cette nouvelle mesure une mise en concurrence directe et déloyale avec eux, et qui débouche sur une démotivation évidente face à ce qu’ils perçoivent comme la dévaluation de leur travail, une compensation à leur incompétence alors qu’ils sont actifs et efficaces sur le terrain. Bien entendu ces prestations privées n’étant pas gratuites, elles seront facturées à la collectivité 2 000 000 d’euros annuels.

La lettre se veut optimiste et encourageante puisque des initiatives citoyennes sont d’ores et déjà prévues… pour l’évolution des mentalités ! Bonne chance !

Il est effarant de constater que jamais n’est remise en cause la politique d’accueil et de générosité de la ville, toujours si prompte à accueillir une population qu’elle est incapable de gérer et qui occupe à toute heure du jour la voie publique, la transformant allègrement par endroits en lieux graisseux et glissants, dignes de pays en voie de développement. Entre les restes de maïs grillé abandonnés devant la sortie du métro face à la mairie, les sachets de chips vides, les vieux matelas à l’aspect douteux et les canettes de Coca écrasées, mieux vaut garder les yeux baissés.

Par contre, Montreuil peut se targuer de n’avoir pratiquement pas de crottes de chien !

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A Bagnolet, juste à côté, le mal est le même avec des tas d’immondices encore plus monstrueux et nombreux. Et ici, outre les rongeurs, ce sont les cas de gale qui se multiplient. En effet, il y a quelques semaines une maternelle a dû être fermée pour plusieurs jours afin d’être désinfectée, après qu’une dizaine de cas de gale se soient déclarés chez les enfants et chez les enseignants. La Mairie a été prise à partie par certains parents en raison de son manque de réactivité, puisque les dépistages n’ont eu lieu que tardivement et n’ont pas été systématiques. Les enseignants malades ont dû être arrêtés.

Des parents d’élèves témoignent : « Notre famille habite à Bagnolet depuis 3 générations. Autant vous dire que c’est l’âme en peine de voir jours après jours cette ville se dégrader. Rien est pris au sérieux à la mairie. Pourtant il s’agit là de la santé d’enfants. Depuis le 25 septembre un cas était déclaré, il a fallu plus de 9 autres cas et la précision du conseil général du 93 pour que Monsieur le Maire et sa clique lèvent les yeux de dessus et dessous leurs petits intérêts personnels. » ; « Je ne peux que confirmer vos dires. Je suis né à Bagnolet et j’y vis toujours avec mes enfants qui sont à Bagnolet et je dois vous avouer mon inquiétude quant à la façon dont la municipalité gère ce gros problème d’insalubrité. Mais le politiquement correct aura toujours le dernier mot, au grand dam des habitants de cette ville qui ne sont plus les priorités ! ».

Nous en sommes là en France, pays autrefois civilisé, avec le retour d’anciennes maladies que l’on croyait éradiquées et que le manque d’hygiène fait revenir à grands pas, sans que jamais n’en soit désignée l’origine. On fait donc courir aux populations, surtout aux enfants, des risques sanitaires réels, simplement pour éviter de froisser les susceptibilités et par visée électoraliste d’introduire toujours plus de populations allogènes votant bien comme il faut.

Au diable les incidences sur l’environnement et la santé des habitants qui n’ont pas la chance d’avoir les moyens de partir, et qui doivent subir en silence, sans avoir le droit de se plaindre sous peine d’être taxés de xénophobes par ceux qui vivent ailleurs.

Des élus inconséquents et méprisants de leurs concitoyens font donc sans vergogne dépenser aux habitants qui ont déjà du mal à boucler leur mois des sommes astronomiques pour que des sociétés privées nettoient les déchets de populations inéduquées, en lieu et place des services publics déjà rémunérés pour cette tâche. Et cela uniquement pour éviter d’apprendre à ces populations qu’elles doivent comme tout un chacun utiliser les poubelles mises à leur disposition, respecter le travail des employés de la municipalité, respecter l’ensemble des citoyens qui n’ont pas à subir ces nuisances et ces risques sanitaires.

Ce gaspillage d’argent public à des fins privées, ce laxisme irresponsable, cette incapacité à prendre des mesures sanitaires élémentaires devant des maladies d’un autre âge, sont très graves. Que se passera-t-il si un jour la peste revient avec les rats toujours plus nombreux qui pullulent ?

Caroline Alamachère

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