Nigeria : massacre de chrétiens le jour de Noël, dans la plus grande indifférence médiatique

La secte d’amour, de paix et de tolérance a encore tué en ce jour de noël puisque des dizaines de personnes ont trouvé la mort dans des attentats antichrétiens au Nigeria.

Le groupe djihadiste Boko Haram dont le nom signifie littéralement « l’éducation occidentale est un péché » avait déjà frappé les chrétiens en 2010 avec des attentats et des assassinats sanglants multiples, notamment pendant les fêtes de noël.

Mohamed Yusuf l’ancien chef du groupe, mort depuis en laissant quatre veuves et douze orphelins, avait notamment participé à un débat théologique avec d’autres religieux dont il n’avait pas apprécié les propos. Furieux, il avait organisé une expédition punitive suivie d’affrontements guerriers qui avaient fait plusieurs centaines de mots. Il en avait aussi profité pour menacer d’occire les imams trop modérés à son goût.

Le porte-parole de Boko Haram, Abul Qaqa - qui porte bien son nom - a promis qu’il continuerait de commettre des violences jusqu’à la création d’un état islamique dans le pays. Des tracts menaçant d’attentats des églises et d’autres lieux avaient d’ailleurs été diffusés tout récemment. Il semblerait que ce groupe à l’idéologie talibane ait développé des liens avec la branche algérienne d’Al-Qaïda.

Ce matin le Figaro consacrait un entrefilet de deux modestes phrases indiquant prudemment que le Nigeria avait été victime de « violences interreligieuses », expression pratique et d’un doucereuse hypocrisie permettant d’éviter de nommer l’inattaquable religion de Mahomet tout en suggérant implicitement que les violences seraient partagées alors que tout le monde sait qui sont les éternels assassins et qui sont leurs éternelles victimes.

Au 13 h de TF 1 après les sujets primordiaux sur les cadeaux et la bûche, une simple phrase évacuée laconiquement au milieu des images du pape saluant la foule et des commentaires convenus nous annonce qu’un attentat a eu lieu dans une église, comme s’il n’y avait pas lieu que cela soit relevé. A quoi bon y consacrer un vrai reportage ? A croire que le pape et la chrétienté ne sont plus qu’un joyeux folklore cérémonial juste destiné aux bénédictions, aux brocarts et aux pèlerinages. Le jour de Noël, jour de paix s’il en est, on massacre des chrétiens pour leur foi et ça ne fait même pas un titre de journal !?

Bien évidemment là non plus aucune allusion à la secte islamique, il ne faut pas stigmatiser. Après tout c’est Noël, période de trêve et d’amour, on ne va quand même pas se fâcher avec nos amis djihadistes.

La LDH n’en parle carrément pas, sans doute pour cause de jour férié.

Sur France 2, là encore le sujet passe bien après l’ouverture des cadeaux et les rumeurs concernant la mauvaise santé papale. Pas plus d’épanchements que cela, la « secte islamiste » étant malgré tout évoquée mais l’expression utilisée est clairement destinée à faire le distinguo avec le doux islam qui lui est tolérant, aimant, etc, etc. Dans l’esprit des téléspectateurs encore embrumés de leurs agapes de la veille le message doit être facile à comprendre : l’islam est bon, c’est la secte islamiste talibane qui s’est égarée et s’est pervertie. Il s’agirait de ne pas faire d’amalgame hâtif et stigmatisant.

Dans la presse nationale et sur internet, la lignée est la même, là encore on parle de secte islamiste et nulle part d’islam. Boko Haram suit pourtant à la lettre les commandements du coran : tuer les infidèles.

Le coran : « Ceux qui ne croient pas à nos versets, nous les pousserons au feu. Chaque fois que leur peau sera brûlée, nous leur donnerons une autre peau pour qu’ils goûtent le tourment » (Sourate IV-verset 56)

La bible : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Marc 12:31) 

Il n’y a pas de violences interreligieuses, il n’y a que des humanistes d’un côté face à des pervers emplis de haine qui les persécutent depuis des centaines d’années. Et tant que les médias, les politiques et les peuples continueront de se voiler la face et de n’en rien dire ces massacres perdureront.

Un jour sans doute d’ici quinze ou vingt ans, peut-être moins, Noël deviendra une fête interdite…

En attendant, vous reprendrez bien un peu de bûche ?

Caroline Alamachère


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