Nouvelle Calédonie : 93 % des prisonniers sont kanaks, une vérité insupportable pour Taubira-Lurel

Les propos tout récents du ministre de l’Outremer, Victorin Lurel, renommant la Nouvelle-Calédonie, Kanaky, et ceux de la ministre de la Justice, Christiane Taubira s’interrogeant sur le fait que 93% de la population carcérale calédonienne soit d’origine kanake et dans la foulée, sa décision d’envoyer une commission pour vérifier le fonctionnement de la Justice à Nouméa font craindre le pire.

L’archipel néo-calédonien va-t-il redevenir le champ d’expérimentation des  menées de la gauche française la plus sectaire et  la plus radicale ? Va-t-on assister à la répétition des mêmes slogans, des mêmes mythes, des mêmes comportements idéologiques qu’en 1981 ?

Après l’élection de François Mitterrand, les Calédoniens ont vu débarquer le ministre Henri Emmanuelli avec dans ses bagages Christian Nucci comme nouveau haut-commissaire.

Ce fut le vrai début du kanakysme révolutionnaire, dont la finalité soutenue par la gauche française était d’instaurer une république socialiste dominée par l’ethnie kanake sur toutes les autres.

Par rapport à ce postulat imposé par les idéologues bobos parisiens, rien ne semble vraiment avoir changé 30 ans après.

C’est toujours le même déni chronique de la réalité.

Depuis les sorties d’Henri Emmanuelli  dénonçant en août 1981, la « situation coloniale » en Nouvelle-Calédonie, les socialistes refusent de voir que la société calédonienne est pluriethnique.

Ils refusent de comprendre que, dans une telle société, le rôle premier de l’Etat n’est pas de soutenir une ethnie contre les autres, ni de favoriser la mainmise d’un prétendu « peuple premier » sur les autres, mais de veiller aux équilibres entre tous et d’éviter qu’aucun  groupe ne prenne l’ascendant sur les autres.

Bref, les socialistes refusent qu’en Nouvelle-Calédonie s’appliquent les principes fondamentaux de la République : Liberté, Egalité, Fraternité.

Dans leur volonté de caler la vie publique et politique du Territoire sur l’idéologie de la décolonisation qui est la leur, ils militent sans discontinuer pour une indépendance kanake socialiste.

Qu’au bout de leur processus paranoïaque, on découvre la régression des libertés publiques, la marginalisation des Européens, des Indonésiens, des Polynésiens, des Wallisiens, des Vietnamiens, tous français peu leur chaut.

Comme d’habitude, comme ils paraissent génétiquement formés, les socialistes se voient comme des allégories de la morale et des parangons du sens de l’Histoire.

Ils sont le « Bien ». Donc les autres sont le « Mal ».

Ils ont décidé par ce manichéisme absurde qu’en Nouvelle-Calédonie, les Kanaks sont supérieurs aux autres ; les « inférieurs » non-kanaks doivent donc s’effacer devant « le peuple premier ».

Ainsi, l’internationalisme prôné par les socialistes les conduit par un tour de passe-passe idéologique à promouvoir, dans le Pacifique-Sud, une société fondée sur le nationalisme le plus étroit, le plus sectaire et le plus pauvre en propositions innovantes.

Ce « national socialisme » franco-kanak, c’est la marche arrière garantie de tout volonté démocratique.

Pour aider le Bien à vaincre et fonder Kanaky, les socialistes français inventent un modèle social et politique dans lequel la « justice » se rend, ni sous le fléau de la balance, ni sous la chaîne (juridique) de la Loi, mais sous les arcanes de l’idéologie barboteuse, ressassée et péremptoire de l’anticolonialisme.

Rabâchée sans relâche, la décolonisation est la pierre angulaire de leur piètre pensée politique et de leur nauséeuse idée de la justice.

Sur ces abjects a priori, les socialistes nomment naturellement à des fonctions essentielles, des personnalités symboles dont la volonté n’est pas seulement de réformer, mais de révolutionner la société française.

En confiant la Justice à Christiane Taubira  – à l’origine, en 2001, de la loi Taubira qui a fait de l’esclavage un crime contre l’humanité et permet d’employer la loi Gayssot pour sanctionner ceux qui osent analyser l’esclavage atlantique autrement qu’avec le pathos ambiant – et l’Outre Mer à Valentin Lurel, l’Etat socialiste de Hollande donne un avant-goût de ce que sera sa politique dans les prochains mois.

La question n’est pas de savoir si l’âpreté révolutionnaire et sectaire des socialistes se jettera ou non sur la Calédonie, mais de savoir quand elle s’y jettera.

Et les sordides manœuvres, ici confiées à des vaniteux dont la conviction politique se confond avec une volonté permanente de revanche contre la colonisation et l’esclavage ont bel et bien commencé. Pour Victorin Lurel  — indépendantiste guadeloupéen connu aux Antilles pour être intellectuellement borné — et Christiane Taubira — indépendantiste Guyanaise, certes plus maligne que le premier, mais qui place cette intelligence au service de la haine anti-blancs et anti-française —, la Nouvelle-Calédonie est toujours assimilée à une terre à décoloniser, une terre d’esclavage.

Christiane Taubira trouve anormal qu’entre les murs du Camp-Est, le centre pénitentiaire de Nouvelle-Calédonie, 93% des détenus soient kanaks.

Madame devrait se poser les bonnes questions.

Cependant elle se donne elle-même les « justes » réponses !

C’est la société calédonienne, trop coloniale, trop blanche qui est responsable et coupable de cette ignominie.

Il faut donc révolutionner la Calédonie. Comme en France en libérant les délinquants de tout poil, et en ajoutant ici la note raciste de sa préférence kanakyste.

Rappelons-lui d’abord que ce n’est pas la population calédonienne qui envoie les membres du « peuple premier » dans les cellules de la maison d’arrêt nouméenne mais la Justice et cela non sans raison.

Pour en juger, il suffit de prendre les faits divers d’une semaine en Nouvelle-Calédonie. Et la supposée frénésie carcérale des juges en Nouvelle Calédonie s’éclaire aussitôt.

Les vols ressemblent à des razzias sur des quartiers et dans les boutiques du centre-ville, les voitures sont incendiées par dizaines, les agressions verbales et physiques ne se comptent plus, les viols sont au menu de toutes les sessions d’assises, le paysage urbain si dégradé que certaines rues ont des airs d’Afrique à l’abandon.

N’imaginons même pas un instant que  Mme Taubira prendra le soin de se renseigner sur les délinquants.

Cette démarche risquerait de lui ouvrir les yeux et la conscience. Ce qu’elle ne se pardonnerait pas en ce monde où l’ONU a inscrit, depuis 1986, la Nouvelle-Calédonie sur la liste des pays à décoloniser. Le comité onuesque de la décolonisation qui s’occupe du cas calédonien a parmi ses 24 membres : la Chine, Cuba, la Fédération de Russie, Fidji, l’Iraq, la République arabe syrienne, la République islamique d’Iran, le Venezuela. Des pays très démocratiques, comme on peut le constater.

S’ils sont là, c’est parce que les pleurnicheries anticolonialistes occidentales, ces fameux « sanglots de l’homme blanc », et des personnages comme M. Lurel et Mme Taubira attisent l’abjection qu’ont les pays européens pour eux-mêmes.

Pendant ce temps, les Néo-Calédoniens sont priés par les forces de gendarmerie et les politiciens dont le maire de Nouméa, de s’accoutumer à ces nouvelles conditions de vie car, selon ses professionnels de la sécurité et de la politique, il ne s’agit que d’un « sentiment d’insécurité » et non d’une réalité objective.

Et pourtant la réalité quotidienne de l’insécurité apparaît chaque jour à la lecture des Nouvelles Calédonienne.

Des bus saccagés, des collégiens ivres à Koné, le premier anniversaire de la fusillade de Maré où des clans mélanésiens se sont entretués…

…un internat de la Côte Est saccagé, deux barrages de police forcés par des voleurs de voiture, un couple européen agressé sur la plage de Toro près de Nouméa, un adolescent européen de 14 ans tabassé (trois fractures au visage et perte d’un œil) parce qu’il a refusé de laisser son vélo à une bande de voyous, des voitures incendiées dans un parking, des accidents de la route qui font de l’asphalte calédonien un des plus mortifères de la planète…

Et puis, ces derniers jours, un nouveau cran franchi dans la voie de la dictature politique, administrative et raciale des Kanaks sur les autres parties de la population : un jeune Calédonien, blanc, roué de coups par un policier mélanésien parce qu’il le filmait ; et il le filmait parce que ce policier et trois autres représentants des forces de l’« ordre » kanakes et socialistes n’intervenaient pas pendant que des videurs de boîte de nuit tabassaient un type.

Le policier agresseur a cogné le blanc en lançant : « Ici, c’est la Kanaky, pas la France »

Litanie des agressions racistes journalières dans un archipel qui ne compte que 250 000 habitants.

On estime entre 10 à 12 000, les jeunes Océaniens déscolarisés, vivant de larcins et de mendicité, abandonnés par les politiques et prêts à servir de piétaille aux indépendantistes dans la grande agglomération du Sud tout en allongeant la liste des faits divers.

Madame 93% a peut-être maintenant de quoi se poser les bonnes questions.

Quant aux conditions de vie déplorables des prisonniers dans le centre pénitentiaire de Nouvelle-Calédonie, la population néo-calédonienne n’y peut pas grand-chose. C’est à l’Etat d’assurer la réfection des locaux. Ce qui n’a, hélas, jamais été fait et permet à Libération de titrer facilement que « c’est le bagne ».

Face à cela que fait Mme Taubira ?

Elle offre la modique somme de 6.000.000 CFP aux 30 détenus (soit 1670 € par détenu) les plus mal lotis du Camp-Est. Ces détenus dont aucun n’est un détenu politique — sauf si voler, violer, incendier est un acte politique — se réclament bien entendu du FLNKS. Autrement dit Mme Taubira alimente directement les caisses du FLNKS avec de l’argent public.

Sans doute, sous les directives de M. Lurel et de Mme Taubira, la prochaine mouture de l’Accord de Nouméa verra-t-elle en « Kanaky », l’invention d’une Justice hautement inspirée de la tradition « kanake ». Une justice coutumière applicable à tous mais uniquement en faveur du « peuple premier ».

Puisque Mme Taubira en lançant son 93% semble posséder un pourcentage ethnique (qui n’inspire que mépris d’habitude aux socialistes), peut-elle donner aux Calédoniens le pourcentage des Kanaks responsables des vols, des viols, des meurtres, des accidents de la route ?

Nous serions preneurs.

Marcus Graven


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