Oseront-ils condamner Sébastien Jallamion et relaxer LDH-Gisti-SM ?

Publié le 4 décembre 2016 - par - 11 commentaires - 1 641 vues
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Convoqué le 22/11/2016 par un officier de police judiciaire sur instructions du parquet de LYON pour être auditionné dans le cadre du délit de « discrédit sur une décision juridictionnelle », prévu et réprimé par l’art. 434-25 du Code Pénal, j’ai été entendu pendant près d’une heure et demie, et suis actuellement dans l’attente de la décision du Procureur de la République.

A l’origine de cette procédure judiciaire, diligentée dans le cadre d’une enquête préliminaire, une phrase prononcée dans le cadre d’une interview effectuée dans le cabinet de mon avocat, Me Gabriel VERSINI, réalisée une semaine après mon opération et mise en ligne par le journaliste sur la chaine Youtube le 21/05/2016.

Cette phrase est la suivante : « j’ai eu l’impression que la décision était plus politique que juridique« .

Liberté d'expression : un leurre ?

Liberté d’expression : un leurre ?

Ainsi, alors que le contenu de cette interview porte sur le processus ubuesque qui a abouti à ma mort sociale, et sur le sabotage de l’enquête de flagrance relative à la mystérieuse agression dont j’ai été victime en date du 27/04/2016, la principale préoccupation du parquet de Lyon est de diligenter une enquête me concernant pour cette phrase somme toute anodine qui reflète un sentiment légitime, avec un zèle qui détonne avec les graves dysfonctionnements dans l’enquête relative à la recherche et à l’identification des individus auteurs des violences à mon encontre.

Alors même que je dénonce l’acharnement judiciaire et administratif me concernant (j’ai été révoqué par lettre recommandée depuis), cette nouvelle procédure judiciaire tend à prouver, s’il le fallait encore, que c’est bien le cas.

La singularité de cette procédure trouve un écho dans l’actualité judiciaire, puisque, par un curieux hasard, il appert que le lendemain de mon audition le Tribunal Correctionnel de Paris a rendu un jugement pour la même infraction, le fameux délit de « discrédit sur une décision juridictionnelle ».

Sur le banc des prévenus figuraient le Gisti, la Ligue des droits de l’Homme, et le Syndicat de la magistrature, poursuivis pour avoir publié un communiqué fustigeant une décision défavorable à un migrant mineur d’origine malienne, considérant que la juridiction concernée avait rendu une « invraisemblable décision« , « renié toute humanité » et avait dû « tordre le droit« .

Sans surprise, les trois organisations ont été purement et simplement relaxées, non sans avoir crié à l’atteinte à leur « liberté d’expression », invitant le législateur à abroger cette loi réprimant le discrédit et dont elles pointent la désuétude.

Qu’en sera-t-il dans mon cas ? Serais-je renvoyé devant le Tribunal Correctionnel ? Devrais-je (encore) subir le parcours du combattant propre aux justiciables qui n’ont pas la chance d’appartenir au sérail, et qui voient pour des mois, parfois des années, leur destin suspendu à un fil ?

Seul l’avenir le dira. Ma détermination à continuer le combat pour la défense de nos valeurs et de notre liberté, elle, n’en est que renforcée, et je remercie celles et ceux qui par leur soutien m’ont permis de rester debout.

Sébasten JALLAMION

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Marat, en 1774 ( l’odeur du pouvoir ne lui avait pas encore fait tourner la tête), écrivait ceci dans son ouvrage « Les chaînes de l’esclavage » :
 » La liberté de tout dire n’a d’ennemis que ceux qui veulent se réserver la liberté de tout faire. Quand il est permis de tout dire , la vérité parle d’elle-même et son triomphe est assuré. »

Oui, un soutien. Et même, un soutien indéfectible.

Soyez assuré que jamais nous ne vous laisserons dans l’indifférence. Pour ma part, j’ai 71 ans et des difficultés pour marcher, alors qu’autrefois, je pouvais m’envoyer 60 km en une journée…

Je suis avec vous, jusque dans la tombe…

toute mon admiration ,Monsieur pour votre courage!

Tenez bon. Le vent va tourner.

C’est seulement dans une dictature politique allah kim Jong que l’on exécute celui qui dit la vérité. Pôvre France 5 ans de socialisme t’ont fait perdre des siècles et des siècles de bon droit et de bon sens.

Quand les juristes se mordent la queue.
Paradoxe
N’existe-t-il pas un paradoxe entres d’une part ces lois qui nous interdisent de contester publiquement une décision de justice et d’autre part, nous laisse la possibilité d’interjeter Appel ou se pourvoir en Cassation, ce qui constitue ni plus ni moins la contestation d’une décision de justice publique.

Sébastien, courage, relisez la conclusion des « Animaux malades de la peste », Kafka et Ubu-roi.Ce a ne vous donnera pas de solutions, mais cela vous soulagera de ne pas être seul face au monstre administratif et aveugle. Je serais vous, j’écrirais un livre (peut-être est-ce déjà le cas) et je referais ma vie ailleurs. Face à la débilité, il faut peut-être se battre pour survivre… mais quelquefois la fuite est une meilleure solution. Vous n’en avez que faire de la justice française, ce sont des malades mentaux. Ne devenez pas comme eux ! Je ne suis pas sûr que l’on gagne… lire la suite

Si vous dépassez le cap des 5 mois d’attente, vous serez à nouveau tranquile votre dossier passant systématiquement en bas de la pile, sinon ……

Oui Sébastien continuez votre combat je suis de tout cœur avec vous tout ces traîtres veulent vous faire taire et cette gauchiasse de merde ni arrivera pas ,je sais que vous dites la vérité sur se qui ce passe en France ,ce gouvernement nous manipule et nous ment tout les jours c est bien connu celui qui dit la vérité doit être exécuté .courage Sébastien je suis et on est avec vous ,je vous souhaite de passer un bon Noel avec votre famille .

Un grand soutien à toi Sébastien !!! Inconditionnel !!! S’il y a une cagnotte pour t’aider je donnerai …. Courage et tiens bon !!! 🇫🇷🇫🇷🇫🇷

Merci à vous. (Le lien vers les informations sollicitées figure dans le dernier paragraphe de cet article)

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