Paris vient de connaître un gigantesque élan populaire qui dépasse le seul refus du mariage homo

13 Janvier 2013. 17heures.

La France prend Paris.

http://www.tradi.free.fr/lamanifpourtous2013/index.php?show_heading=list&dir=lamanifpourtous2013&page_num=1

Pacifiquement, joyeusement, toutes opinions confondues, cela fait maintenant trois heures que le peuple muet, le peuple manipulé, le meuple mené là où ne veut pas forcément aller, converge vers le lieu symbolisant sa capitale. Et le flot ne s’en interrompt pas.

On le dit catholique intégriste, menotté par sa croyance, conduit à l’absurde par des bergers dévoyés. Non. Ce peuple là est tout simplement celui de France. Dans cette foule sortie de ses provinces les plus éloignées se mêlent les centaines de milliers de citoyens qu’un sentiment profond unit. Ce sentiment est celui de la patrie brinqueballée, harassée de discours, menacée de dispersion dans la mixture soumise à son acceptation tacite. Tandis que la volaille médiatique tente désespérément de serrer le couvercle sur la marmite, la vapeur continue de s’en échapper à mesure que les heures passent. Au silence concocté par des rédactions sidérées répond la clameur de la rue.

Regarder en même temps les « plateaux-télé » de ce Dimanche après-midi et le boulevard Montparnasse, fleuve tranquille de la vox populi, permet de mesurer la schizophrénie dont nous sommes les victimes. D’un côté l’infime minorité des faiseurs d’opinion soudain braqués par la réaction populaire, de l’autre la masse écrasante de ceux qui les renvoient à leur insupportable complexe de supériorité. BFM, I-Télé, les éditions spéciales des uns et des autres, sont autant de camouflets que s’auto-inflige un pouvoir désormais obligé d’admettre qu’il ne peut tout et n’importe quoi contre son peuple. Si ce pouvoir-là ne comprend pas cette chose simple, alors, il aura pour de bon consommé son divorce avec lui.

Pour l’instant, la désinformation se donne libre cours sur les ondes. Je dois que dire que nous atteignons là des sommets inégalés. Alpinistes journaleux et acrobates politiciens jouent des coudes pour y accéder plus vite. Quel cirque!

Loin des studios où l’on rame, toutes pagaïes dehors, pour asphyxier le poisson, la France profonde, ce marécage que nos beaux esprits de la collusion politico-médiatique se sont persuadés de pouvoir brasser pour mieux l’envaser, se manifeste aujourd’hui puissamment dans Paris. La petite cohorte de Civitas (évidemment mise en avant comme principale coupable par les enfumeurs) est noyée dans le tsunami de refus. Le spectacle est à vrai dire sublime. Et il va bien au-delà du thème du jour. Car ne nous y trompons pas, la réunion intensément familiale de ce 13 Janvier déborde le simple cadre de la loi en question. Dans sa frénésie de manipulation autoritaire des gens, le gouvernement de François Hollande reçoit aussi l’avertissement qu’il ne pourra dépasser certaines limites dans son projet de faire des Français une nation ouverte à toutes sortes d’influences, débarrassée de son Histoire, de ses valeurs, de sa culture, une putain vendue au plus offrant et prête à s’effacer du paysage pour cause de mondialisation.

J’estime à environ trois cent mille personnes la foule ayant transité en quatre heures par le seul carrefour Vavin. Calcul simple : nombre de personnes par rang (15 en moyenne) x temps de passage (en moyenne trois secondes) x 20 ((pour faire la minute) x 60 (en une heure, quatre au total). Des familles, des jeunes, des grands-mères, des croyants, des athées, des adoptés, des gens de toutes couleurs, des homosexuels, tous venus de toutes les régions françaises sans aucune exception. L’estimation globale, officielle, répétée à l’envi par nos distingués médias, est évidemment grotesque. Les 80.000 supporters du Stade de France s’évacuent en moins d’une demie-heure…!. Elle le sera de la même manière, sans aucun doute, lorsqu’il s’agira de réunir les citoyens contre le projet de vote pour les étrangers.

Il faut espérer en effet que ce Dimanche de Janvier ne sera pas la manoeuvre de diversion autorisant le passage en douceur de cette loi sur le vote étranger. Il flotte au-dessus de tout ça une odeur de manipulation sournoise. Etant entendu que ce sujet-là, quelle que soit l’importance de celui d’aujourd’hui, est autrement lourd de conséquences sur nos vies comme sur celles de nos descendants.

Mais bon. La gifle que nos gouvernants reçoivent en ce moment même vaut la peine que l’on écoute longuement son écho, des plaines du Nord à la Provence, des Alpes aux Pyrénées, de Strasbourg à Brest et de Dunkerque à Menton. Il est des jours maussades qu’éclaire le bon soleil des sentiments partagés.

Alain Dubos


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