Pendant que le pape abdique, Chavez IV, élu à vie, succède à Chavez III

Exit, donc Benoït XVI.

Qui, selon les medias restranscrivant l’événement, a : démissionné, abdiqué, tourné sa soutane, eu les jetons, s’est désisté… a vous de choisir. Mais dans le pire des cas, il aura eu le courage d’assumer ses peurs.

Le 10 Janvier, par 10° 30′ 0  » de latitude nord et 66° 55′ 0 » de longitude ouest, autrement dit Caracas, s’est déroulé un « Golpe de estado » d’un type rarissime dont la violence a été largement compensée par la discrétion des éditoriaux occidentaux.

Un fils illégitime de Pinochet ? Un artefact de Videla ? Non, juste un enième coup tordu d’un certain Hugo Chavez, vous savez, le super-pote à Mélenchon.

Résumons : le Président de la République Bolivarienne du Vénézuela est le seul, dans toutes les Amériques, nord et sud confondus, à pouvoir se représenter indéfiniment, au contraire de ses confrères qui ne peuvent cumuler plus de deux mandats consécutifs. Donc, très légèrement plus proche d’un Ben Ali que d’un Clinton ou un Lula, voire un G.Bush Junior.

Sachant que toute l’administration, pléthorique, est entièrement à son service pendant les campagnes présidentielles, cela peut aider.

Donc, fin 2012, ce fervent démocrate se fait élire, laborieusement certes, pour la quatrième fois.

Chavez est malade. Pas irrémédiablement condamné (quoique), mais inopérationnel à cour terme.  Peu importe. Assoiffé de pouvoir et bouffi d’orgueil, il persiste, n’hésitant pas à plonger dans le chaos institutionnel un pays qu’il prétend adorer.

Et c’est là qu’on rigole. La cérémonie de passation des pouvoirs est prévue pour le 10 Janvier.

Or n’y sont présents ni l’ancien président (Chavez III) ni le nouveau (Chavez IV). Et pour cause, ils sont partis ensemble en chimio-escapade chez tonton Fidel, autre grand démocrate devant l’Eternel, autre grand mégalo sucreur de fraises vacillant à l’instar de son pouvoir, autre despote accroché à son sceptre comme une arapède et également grand copain de la Méluche, qui lui rend fréquemment visite.

Le pouvoir est donc vacant. La constitution prévoit qu’en ce cas, c’est le Président de l’Assemblée Nationale qui doit assurer l’intérim. Mais Chavez l’aime pas trop.

S’asseyant autour d’une constitution pourtant taillée sur mesure par et pour lui, Chavez reporte sine die sa ré-intronisation et désigne son propre vice-président capitaine de fait, s’appuyant sur une décision de justice qui laisse planer un léger doute quant à l’indépendance de celle-ci : »ce n’est pas parce que l’on est pas là qu’on est absent ».

Donc, fini Chavez III, et toujours pas de Chavez IV.

Pas grave, on a maintenant Sa Majesté Hugo 1er. Tiens, ça ferait un super nom pour le prochain pape.

Jacques Vinent


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